jeudi, 31 juillet 2008
Elections départementales
Chers amis,
Nous vous relayons un message reçu de Mme Ciry, présidente de la commission électorale de Seine-Saint-Denis.
Comme vous le savez peut-être déjà, trois élections internes auront lieu le 27 septembre prochain dans notre département. Nous élirons la présidence départementale composée de 5 membres à parité, le conseil départemental composé de 104 membres à parité et la conférence nationale composé de 79 membres à parité.
Conformément au Règlement intérieur national, « l'ensemble des opérations de vote est placé sous l'autorité d'une commission électorale départementale agréée dans sa composition par le Bureau exécutif national ».
Pour notre département cette commission est composé des membres suivants :
- Nicole Ciry (Présidente et coordinatrice de la commission)
- Danyl Afsoud
- Claude Aubry
- Samir Benamar
- Jérôme Charré
- Damien Monnier
- Arnold Voillemin
Pour le moment trois listes se sont fait connaître :
- "Ensemble 93" conduite par Hacène-Tony Abdesselam : www.abdesselam.fr
- "Fier d'être MoDem en Seine Saint denis" conduite par Marylise Martins : www.fierdetremodem93.org
- "Le MoDem de toutes nos forces" conduite par Hervé Chevreau : www.lemodemdetoutesnosforces.fr
Si vous souhaitez être candidat à l'une ou l'autre de ces élections, il vous appartient donc soit :
- de vous mettre en contact avec l'une des ces trois listes par le biais de leur site internet
- de créer votre propre liste, pour cela vous pouvez vous rapprocher de notre commission électorale départementale ( Nicole Ciry tél. 06 72 39 89 32 ou nciry@yahoo.fr). Celle-ci vous communiquera également les modalités pratiques de dépôt des listes.
Nous vous rappelons par ailleurs que sont électeurs et éligibles aux élections du 27 septembre, sous réserve de validation des listes électorales :
- les nouveaux adhérents 2008 ayant adhéré du 1er janvier au 27 juin ;
- les adhérents ayant adhéré en 2007 s'ils se mettent à jour de cotisation jusqu'au jour du scrutin ;
- les adhérents ayant adhéré en 2006 s'ils se mettent à jour de cotisation jusqu'au jour du scrutin.
Cordialement,
Nicole CIRY
pour La Commission Electorale de la Seine-Saint-Denis
20:13 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Article "Le Parisien"
Chers amis,
Vous trouverez ci-desous un article relatif à la fermeture prochaine de la base aéronavale de Dugny paru dans Le Parisien de ce jour.
La base militaire va fermer d’ici à 2011
Plan de restructuration oblige, l’établissement d’aéronautique navale (EAN) va disparaître. Les 42 ha ainsi libérés suscitent déjà des convoitises.
Carole Sterlé | 31.07.2008, 07h00
ON LES CONNAÎT peu, et pourtant… Ils sont près de 200 militaires et une centaine de civils à travailler là, à cheval sur Dugny et Bonneuil-en-France (Val-d’Oise). Adossé à l’aéroport du Bourget, l’établissement d’aéronautique navale (EAN), qui s’étale sur 42 ha, doit fermer ses portes d’ici à 2011, restructuration des armées oblige.
« C’est une page d’histoire qui se tourne », regrette un jeune marin. Cet immense terrain, qui héberge bureaux, logements, hangars et ateliers, est occupé par la marine et l’armée de l’air. « C’est ici qu’a été créé un terrain d’aviation en 1914 pour défendre Paris », explique le capitaine de frégate Alain Lesous. Lindbergh a atterri en 1927 sur le site. On dit que le roi d’Espagne, Juan Carlos, l’apprécie beaucoup.
Moins connu que Villacoublay (Yvelines), le site de Dugny a accueilli l’avion des membres de l’Arche de Zoé après leur extradition du Tchad, et celui de Domenech, qui voulait fuir les caméras après la défaite des Bleus à l’Euro… C’est aussi là qu’a été conditionnée l’aide humanitaire française à l’Asie après le tsunami. « Dès qu’il y a des opérations militaires, on reçoit le fret ici pour le conditionner et le livrer à Roissy », détaille le lieutenant-colonel Eric Chabaud, de l’armée de l’air. Les militaires qui partent en Afghanistan ou au Tchad transitent aussi par là. La marine assure l’intendance, avec une capacité de 354 lits et 400 couverts.
Un site très utilisé
Depuis dix ans, plus aucun avion militaire ne stationne ici. On aperçoit pourtant quelques engins derrière les hangars. Ce sont ceux de la brigade de surveillance aérienne de la douane. La police utilise les vastes parkings de 10 000 m 2 pour faire passer les permis poids lourd, et les motards de la garde républicaine, basés à Dugny, s’y entraînent. C’est là aussi que sont organisées les journées d’appel préparation Défense (JAPD) quatre fois par semaine.
Tout ce petit monde devra partir au plus tard en 2011. La soixantaine de militaires de l’armée de l’air savent déjà qu’ils rejoindront leur base mère, à Creil (Oise). Les marins sont moins certains de leur affectation. A Houilles, seule base restant en Ile-de-France ? Dans l’Hexagone ou à l’étranger ? Ils doivent formuler des voeux. La question du personnel civil (chauffeurs, menuisiers, secrétaires…) employé par l’armée est plus épineuse. Une antenne mobile d’accompagnement doit ouvrir en septembre pour examiner les situations au cas par cas.
Le Parisien
09:51 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 30 juillet 2008
Article "Le Monde"
Chers amis,
Vous trouverez ci-desous un article paru dans l'édition du Monde du 31 juillet.
François Bayrou persévère dans son rôle d'opposant
LE MONDE | 30.07.08 | 14h11 • Mis à jour le 30.07.08 | 16h38
Nombreux sont ceux qui, après l'élection présidentielle de 2007, avaient prédit la "mort politique" de François Bayrou. Le président du Mouvement démocrate (MoDem) a été abandonné par la plupart de ses élus, pris en tenaille lors des élections municipales et "ciblé" par l'Elysée, qui n'a eu de cesse de l'isoler. Il reste pourtant, selon toutes les enquêtes réalisées depuis un an, une des figures les plus populaires aux yeux de l'opinion et sa voix, aussi isolée soit-elle dans l'Hémicycle du Palais-Bourbon, continue à se faire entendre avec force.
Ainsi le député des Pyrénées-Atlantiques a-t-il été le plus prompt à réagir à la décision du tribunal arbitral en faveur de Bernard Tapie, contribuant ainsi à en faire émerger les enjeux politiques. "Ce qui m'étonne, c'est l'étrange fascination qu'exerce Sarkozy sur une partie de la gauche elle-même, qui semble comme tétanisée, juge-t-il. Mais imaginez ce qu'aurait dit la droite française si c'était Mitterrand qui avait agi ainsi avec Tapie !"
"ACTIVISME DÉMOCRATE"
Le moins paradoxal n'est pas que l'ancien dirigeant de la droite centriste soit ainsi identifié comme un des opposants les plus actifs au pouvoir incarné par Nicolas Sarkozy. "Les raisons pour lesquelles j'avais indiqué que je ne voterais pas pour Nicolas Sarkozy, qui reposaient sur un conflit de valeurs et non des antagonismes de personnes comme on a voulu le faire croire, ne peuvent plus aujourd'hui être ignorées par personne", affirme M. Bayrou. "Il y a aujourd'hui très peu de gens qui résistent à cette réalité, admet le président du MoDem. Les syndicats ont été désarmés, mis à terre et moqués. Et il ne faut pas oublier que beaucoup de gens ont peur. C'est pourquoi j'ai un devoir de rassemblement pour construire une opposition démocratique et républicaine."
Depuis quelques semaines, des figures venues d'horizons divers prennent ou reprennent contact avec l'ancien candidat à l'élection présidentielle afin de rejoindre des cercles de réflexion qui ont été réactivés. "Vous êtes le seul à avoir dit depuis le premier jour ce qui se passe à présent, et on ne voulait pas vous croire", lui confiait, à Versailles, lors de la réunion du Congrès, un sénateur de la majorité.
Le MoDem, créé à Villepinte à l'automne 2007, a réussi, non sans essuyer de nouvelles pertes, à franchir l'écueil des élections municipales - où ses listes ont recueilli en moyenne 15 % des suffrages là où elles étaient présentes - et à faire émerger une génération militante. Celle-ci, tournant le dos aux pratiques d'une UDF "parti de notables", entend s'approprier "une nouvelle manière de faire de la politique". Les réseaux constitués à l'occasion de la campagne présidentielle continuent à fonctionner et la "blogosphère" démocrate est en activité permanente. Plus nouveau, on a vu récemment, à l'occasion de mobilisations sur le droit au logement, les droits civiques ou les droits des résidents étrangers, se développer une forme d'"activisme démocrate".
M. Bayrou lui-même n'est pas en reste et se fait un devoir d'alerter sur les "graves dérives" qui, selon lui, menacent les droits élémentaires des citoyens. Ainsi entend-il prendre sa part pour obtenir le retrait du fichier Edvige, issu de la réforme du renseignement et reprenant une partie de l'ancien fichier des RG. Edvige recense ainsi des données informatisées non seulement sur les mineurs de 13 ans mais sur les élus politiques, candidats aux élections, responsables politiques, syndicaux ou religieux. "Où va-t-on ?, s'indigne le président du MoDem. Quel régime est-on en train de mettre en place ? Quelle société est-on en train de construire ?"
"Jamais personne n'avait entraîné la France là où Nicolas Sarkozy l'entraîne aujourd'hui, affirme M. Bayrou. Il transgresse tout ce qui était l'essentiel du consensus républicain." Cette stature d'opposant résolu, il va lui falloir à présent l'appuyer sur un mouvement qui peine cependant à se structurer. Les sites de la blogosphère relaient les multiples impatiences des adhérents démocrates déçus ou frustrés de ne pouvoir s'impliquer de manière plus active.
La première université du MoDem, du 5 au 7 septembre, au Cap Esterel, devrait être l'occasion de vérifier la vitalité du mouvement mais aussi de franchir un pas supplémentaire dans son organisation. Viendra ensuite ce qui constituera pour lui une échéance majeure : les élections européennes de juin 2009, à l'occasion desquelles M. Bayrou annonce d'ores et déjà des "surprises".
Patrick Roger
Article paru dans l'édition du 31.07.08.
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mardi, 29 juillet 2008
Trompe-l'oeil
Chers amis,
Bonne nouvelle : dans le cadre d’un énième plan de redressement de la Sécurité Sociale, le gouvernement a décidé de ne pas mettre à contribution les patients. Ce seront les mutuelles qui devront mettre la main au portefeuille. Mais ne nous leurrons pas : à terme, cette mesure en trompe-l’œil risque bien de se retourner contre ceux-là mêmes qui devaient être épargnés ; en effet, les mutuelles répercuteront certainement à terme ces hausses sur les cotisations des mutualistes. Mais le plus inquiétant est que tous les deux ou trois ans, les gouvernements successifs (toutes tendances politiques confondues) nous présentent des mesures qui doivent sauver la Sécurité Sociale. Or force est de constater qu’il n’en est rien. A quand la prochaine ?
13:41 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 28 juillet 2008
Université d'été
Chers amis,
Si vous souhaitez participer à l'Université d'été du MoDem, qui se tiendra du 5 au 7 septembre au Cap Estérel, dans le Var, rendez-vous sur le site : http://ur2008.mouvementdemocrate.fr/index.php
Amitiés orange.
21:44 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Affaire Tapie... suite
François Bayrou s'est insurgé lundi contre la décision gouvernementale de ne pas faire appel de la sentence arbitrale rendue dans le dossier Tapie, assurant que l'Etat se faisait "le complice" de ceux qui "jouent" avec le droit. Voyant dans la renonciation à faire appel "la preuve que c'est une décision d'Etat qui a permis ce scénario sans précédent, il en conclut qu'on va prendre dans la poche des contribuables français plusieurs centaines de millions d'euros qui vont permettre à M. Tapie de racheter toutes les dettes qu'il a accumulées au long de sa vie et de devenir un homme riche à la tête d'un patrimoine de plusieurs dizaines de millions d'euros"...
...
"C'est une décision qui n'a aucun précédent", a insisté M. Bayrou, alors que "la plus haute juridiction française, la Cour de cassation, réunie dans sa formation la plus solennelle, a jugé, il y a moins de deux ans, que la demande d'indemnisation de M. Tapie n'était pas fondée".
"Il a fallu que cette décision soit prise au plus haut niveau de l'Etat et qu'elle traduise ainsi des ententes et des connivences de toute nature", a accusé François Bayrou. "Jusqu'à maintenant, dans la République, l'Etat défendait le contribuable et les règles de droit. Maintenant, il se fait le complice et le protecteur de ceux qui n'ont cessé de jouer avec les règles élémentaires du droit". François Bayrou a promis de faire "tout pour que le Parlement se saisisse des circonstances particulières qui ont entouré une décision aussi choquante, scandale aux yeux de tous les citoyens français qui ont tant de mal à joindre les deux bouts".
L'Etat ne déposera pas de recours contre la sentence arbitrale ayant condamné le Consortium de réalisation (CDR) à verser 285 millions d'euros à Bernard Tapie dans le dossier Adidas, a indiqué Bercy lundi.
21:20 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 25 juillet 2008
François Bayrou réplique
Chers amis,
Vous trouverez ci-dessous la réponse de François Bayrou à Bernard Tapie parue dans Le Monde de ce jour.
Après la décision du tribunal arbitral donnant raison à Bernard Tapie contre l'Etat, François Bayrou a dénoncé "la collusion entre Nicolas Sarkozy et Bernard Tapie". Interrogé dans Le Monde du 22 juillet, Bernard Tapie avait rétorqué : "Bayrou, la seule chose qu'il sait faire, c'est répéter qu'il est un martyr, que les médias et les puissances d'argent ne l'aiment pas, que tout le monde est à mettre dans le même sac et qu'il se battra seul contre tous. C'est la même posture populiste que Le Pen, sans les idées. Du Le Pen propre".
Les insultes proférées par M. Tapie à mon encontre (on comprend bien pourquoi) ne changeront rien aux dix affirmations suivantes, qui permettront à chacun de se faire une opinion.
1) Si M. Tapie a gain de cause, c'est le contribuable qui va payer. Le CDR (consortium de réalisation), structure destinée à liquider les actifs douteux du Crédit lyonnais, dont la quasi-totalité des activités ont cessé au 31 décembre 2006, n'a aucune autonomie financière. Son financement est assuré par l'EPFR (établissement public de financement et de restructuration), alimenté par les crédits budgétaires de l'Etat, donc par le contribuable.
2) Il n'y a pas eu de décision de justice. C'est une décision politique. La procédure d'arbitrage est une procédure privée destinée au monde des affaires. Qand les intérêts de l'Etat et du contribuable sont en jeu, c'est un principe absolu du droit que l'arbitrage est interdit; seules les juridictions instaurées par la loi sont compétentes.
3) Les principes de l'Etat de droit sont foulés aux pieds. C'est par crainte de décisions de justice défavorables à M.Tapie que le sommet de l'Etat a imposé une telle procédure d'arbitrage, sans appel possible. La seule décision favorable à M.Tapie a été cassée en des termes d'une dureté inhabituelle par la Cour de cassation, plus haute juridiction de l'ordre judiciaire français, réunie exceptionnellement en formation plénière, sous la présidence de son premier président. Que l'Etat ait pu décider de renoncer à un tel avantage juridique et moral est sans précédent. Il faut noter qu'un autre principe général du droit est mis en cause : il ne peut y avoir de justice que contradictoire, or M. Tapie a été entendu, mais pas ses contradicteurs, ni Jean Peyrelevade qui a redressé le Crédit lyonnais, ni Jean-Pierre Aubert, président du CDR, jusqu'à la clôture de ses activités.
4) Dans la vente d'Adidas, M. Tapie n'a pas été perdant, il a été gagnant. D'ailleurs, c'est lui-même qui a fixé le prix de vente. Adidas a été acheté en 1990 avec un prêt à court terme de 1,6milliard de francs, à échéance en 1992. A cette date, l'entreprise mal gérée est en situation dramatique. Ne pouvant assurer son échéance, M. Tapie, ancien et bientôt nouveau ministre de la ville, décide alors de la vendre. Il cherche à en obtenir 2 milliards de francs mais l'acheteur (Pentland), découvrant l'étendue des dégâts, retire son offre. C'est alors que M. Tapie donne mandat à la banque de vendre l'entreprise, pour une somme d'un peu plus de 2 milliards de francs qu'il a lui-même fixée. Opération qui lui rapportera au total, si l'on en croit une expertise et une ordonnance judiciaire de l'époque, la somme de 200 millions de francs.5) L'Etat va prendre à sa charge les dettes de M. Tapie. Contrairement à ce qui est répété en boucle, l'Etat ne va rien récupérer de ses créances. C'est lui qui va payer pour les dettes du groupe Tapie, totalement extérieures à l'affaire Adidas, et qui n'ont jamais été honorées. En particulier, le groupe de M.Tapie a depuis des années des millions de dettes fiscales et sociales vis-à-vis de l'Etat et de l'Urssaf. "Qui paye ses dettes s'enrichit." Ici, c'est l'Etat qui paye les dettes de M. Tapie et celui-ci qui s'enrichit.
6) 285 millions d'euros, c'est l'équivalent de la totalité des salaires annuels des 11000 postes d'enseignants supprimés cette année. C'est une somme tellement astronomique que le citoyen ne peut pas s'en faire une idée. Traduite en salaires d'enseignant, c'est plus de 11000 postes à l'année. Si on y adjoint les intérêts, on atteint 400millions, cela représente une somme suffisante pour effacer l'essentiel du déficit des hôpitaux publics du pays.
7) 45millions pour "préjudice moral", c'est une insulte. A l'intérieur de cette addition, les 45 millions d'euros pour "préjudice moral" (le mot ne manque pas de sel) sont une insulte pour le citoyen. Quelques comparaisons pour en prendre la mesure : cette somme est l'équivalent de 4000 années de travail au smic. Et l'indemnité moyenne pour une veuve après la mort d'un conjoint victime de l'amiante est de 45000euros, soit mille fois moins.
8) Tout était fait pour que l'affaire passe inaperçue. La décision d'arbitrage, dont le principe avait été décidé en catimini, largement orientée à l'avance par des montants d'indemnisation définis noir sur blanc, a été annoncée à un moment bien choisi : le vendredi soir ouvrant le week-end du 14 juillet à 17h30, pour que toutes les procédures soient entérinées avant le 15 août.
9) Pendant ce temps, on pressure les pauvres gens jusqu'au dernier centime. On va supprimer les allocations aux chômeurs qui refuseront un emploi trop éloigné de chez eux ou sous-payé. Je connais une jeune femme qui a été contrainte de rembourser une année de RMI parce qu'elle avait fait quelques heures de ménage sans les déclarer. Les faibles sont sans défense, mais le pouvoir enrichit avec complaisance ses affidés.
10) Le problème, ce n'est pas M. Tapie, c'est l'Etat et ceux qui sont à sa tête. Il y a toujours eu, il y aura toujours, des aventuriers qui se jouent des banques, du fisc, de la loi. Mais en principe l'Etat est là pour faire respecter les règles de droit et l'argent public. Ici, au contraire par le fait du prince, parce qu'il s'agit de soutiens ou de complices dans un certain nombre d'opérations politiques, passées, présentes ou à venir, l'Etat protège et enrichit ceux qui se moquent de sa loi. Le message est clair : sous ce régime, "qui n'est pas avec moi est contre moi", et qui est avec moi est protégé et peut sabler le champagne. L'affaire Tapie donne la mesure de l'abaissement de l'Etat.
12:54 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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jeudi, 24 juillet 2008
Fermeture de la base aéronavale
Chers amis,
La nouvelle est tombée ce matin : dans le cadre des restructurations dans l'armée, la base aéronavale de Dugny fermera ses portes à l'horizon 2011. Même si des bruits couraient depuis plusieurs semaines, la nouvelle a de quoi surprendre dans notre ville où la base est installée depuis des décennies. Resteront de nombreux terrains à l'abandon. Espérons que ceux-ci retourneront dans le giron de la commune afin de développer l'activité économique.
A suivre...
13:13 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 22 juillet 2008
Réforme des institutions... suite et fin ?
"Une seule voix de majorité, après tant de marchandages, de menaces, de promesses et de battage, cela prouve en réalité que les parlementaires n'étaient pas convaincus, même lorsqu'ils étaient du bord du gouvernement, par cette réforme", a déclaré lundi soir François Bayrou. "Plusieurs dizaines d'entre eux ont voté oui alors qu'ils pensaient non". "Tout le monde voit bien qu'une réforme des institutions ne devrait pas se faire ainsi, tirée par les cheveux et camp contre camp", selon lui. "Une réforme de la constitution devrait rassembler les grands courants démocratiques du pays et tenir compte de leurs attentes", a-t-il préconisé. "On s'apercevra très vite que ce nouveau texte de la constitution ne change rien du fonctionnement déséquilibré de nos institutions et au contraire qu'il y a, à moyen terme, de nombreux risques de blocage. Par exemple le jour où le Sénat et le gouvernement ne seront plus du même bord, on verra naître des difficultés", a poursuivi M. Bayrou. "Au fond, le résultat révèle l'absence de soutien pour cette réforme", a-t-il conclu.
18:25 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 17 juillet 2008
François Bayrou sur RTL
Chers amis,
Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu de l'interview de François Bayrou sur RTL du 17 juillet.
François Bayrou a expliqué ce matin pourquoi il ne voterait pas la réforme des institutions, conformément à ce qu'il avait annoncé. Par ailleurs, il a vivement commenté la décision du tribunal arbitral qui a condamné le Crédit Lyonnais à verser 285 millions d'euros à Bernard Tapie dans le dossier Adidas. Après avoir développé les motifs de son indignation, il a demandé qu'une commission d'enquête parlementaire soit mise en place pour savoir quel a été l'enchainement des faits qui a conduit la justice a être "remplacée" par des "arbitres".
PC : Bonjour François Bayrou.
FB : Bonjour.
PC : On est à quatre jours du congrès de Versailles sur la réforme des institutions, personne ne sait si Nicolas Sarkozy va obtenir au bout du compte les 3/5 des votes des sénateurs et députés, et dans une interview au Monde, il fait un geste, il dit qu'il veut sortir de l'esprit de clan. Ca vous parle, vous, qui vous battez contre le clan contre clan?
FB : Mais, cela ce sont des mots et la réalité , on n'y touche pas. J'étais prêt à voter un texte s'il avait touché à l'essentiel. Et l'essentiel c'est la loi électorale qui permet ou non d'avoir à l'Assemblée Nationale, au Parlement, des voix indépendantes...
PC : la proportionnelle..
FB : ... et donc une partie des sièges attribuée non pas en fonction de l'investiture du parti du Président ou du grand parti de l'opposition, mais en fonction de la représentation des Français. Le président de la République, la majorité, ont refusé en des termes un peu, selon moi, blessants, refusé de toucher à ce sujet central et donc, je n'apporterai pas ma voix à ce qui n'est qu'un faux-semblant. Et j'ajoute que l'ambiance de marchandage, ce n'est plus des marchands de tapis, devant lesquels on se trouve, c'est des marchands de paillassons, le fait ..
PC : vous parlez des radicaux de gauche ?
FB : ...par exemple, le fait que le président de la République aille jusqu'à négocier lui-même, pour obtenir quelques voix, des nominations, ou bien l'arrangement d'affaires, ou bien ...
PC : Jean-François Hory nommé au Conseil d'Etat
FB : ... ou bien le fait qu'on pourra faire un groupe parlementaire avec, je ne sais pas, dix ou douze ou quinze députés, tout cà ce sont des marchandages qui ne sont pas dignes de ce que la réflexion institutionnelle devrait être. On devrait... on aurait dû mettre autour de la table les grands courants du pays, en regardant ce que sont les problèmes fondamentaux, ces problèmes-là, on n'y touche pas et donc je ne voterai pas ce faux-semblant.
PC : On va parler d'un autre leader, ancien leader du Parti Radical : Bernard Tapie. Vendredi dernier un tribunal arbitral a condamné l'organisme public, le consortium qui gère le passif du Crédit Lyonnais, à verser à Bernard Tapie 285 millions d'euros, c'est le dossier Adidas, vous vous êtes inquiété que ce soit au bout du compte les contribuables qui soient obligés de payer cette somme; mais en fait, le fisc, l'urssaf vont récupérer en tout 190 millions d'euros.
FB : Monsieur, ceci est une opération d'intoxication. Alors je dis, sans crainte d'être démenti par personne, premièrement, que cette somme ce n'est pas le Crédit Lyonnais ou quelque organisme que ce soit qui va la payer, c'est le contribuable, le contribuable français, l'Etat. Deuxièmement, qu'est-ce que cette somme représente? Parce que c'est très très difficile, naturellement, d'arriver à se représenter des chiffres aussi astronomiques. Cette somme, elle représente, écoutez bien, la totalité de tous les salaires, annuels, des 15000 postes d'enseignants français qui vont être supprimés l'année prochaine, la totalité. Ou elle représente, car Le Monde dit 400 millions d'euros...
PC : au titre des intérêts...
FB : oui , vous le voyez bien... 400 millions d'euros, elle représente l'effacement du déficit de l'hôpital public en France. Tous les hôpitaux publics, comme vous le savez, sont en déficit, cela représente à peu près cette somme-là.
PC : ... mais, mais Bernard Tapie ..
FB : ... et cela, excusez-moi. Et cela, sans décision de justice. Parce que ...
PC : ... par un tribunal arbitral
FB : mais c'est une blague de dire tribunal arbitral! On a justement voulu mettre en place des arbitres qui sont des personnes privées, ... d'ailleurs, lourdement dédommagées,...
PC : 300 mille euros ...
BF : ... elles vont toucher chacune plus de 300 mille euros. On a voulu mettre en place ces "arbitres" pourquoi? Pour éviter la décision de justice dont on savait, en raison d'une décision de la Cour de Cassation, dont on savait qu'elle serait défavorable à Bernard Tapie. Pourquoi? Parce que les plus hautes autorités du pays avaient décidé ainsi de protéger cette personne, à qui je n'en veux même pas, parce que ce n'est pas la faute de Tapie, il y a toujours eu de tout temps des aventuriers ...
PC : il est victime dans cette affaire, préjudice moral, manque à gagner ...
FB : ... un, je dis, il y a toujours eu des aventuriers, qui jouent avec le banques , qui jouent avec le fisc pour essayer de faire fortune. C'est la responsabilité de l'Etat de l'empêcher. Deuxièmement, vous dîtes: préjudice moral. Cela donne envie, Monsieur, de casser la table devant laquelle on est. Préjudice moral, j'ai regardé : on donne 45 millions d'euros à Tapie pour préjudice moral, et il suffit de regarder le pedigree de Tapie , comme on dit pour les chevaux, pour avoir un idée de ce que "moral" en l'occurrence signifie. Excusez-moi de vous dire, j'ai regardé, ... que chacun entende la gravité, même le caractère triste de ce que je vais dire, j'ai regardé ce qu'on donne pour une personne victime du cancer de l'amiante,...
PC : c'est combien ?
FB : on donne 45 mille euros ... la mort... à son conjoint. Et pour Tapie, on donne 45 millions d'euros, mille fois plus! Est-ce que cela ne vous donne pas envie de casser ... cette espèce d'injustice perpétuelle dans laquelle on vit? J'ajoute que tous les jours en France, il y a des personnes dont on liquide le commerce, la maison, il y a des personnes qu'on pressure , des pauvres gens qu'on pressure jusqu'au dernier centime... Des gens à qui on demande de rembourser le RMI parce qu'ils ont fait quelques heures de travail qui dépassaient la barre, ou la frontière fixée... Mais, est-ce qu'on va un jour assister en France à une remise en ordre des choses ? L'Etat n'étant pas le protecteur de ceux qui violent ces lois, mais au contraire étant celui qui fait respecter les lois de la République.
PC : Pour qu'on vous comprenne bien, dans votre esprit, est-ce que Bernard Tapie va toucher ces 285 millions d'euros parce qu'il est un ami de Nicolas Sarkozy?
FB : Il y a eu des protections au plus haut niveau,...
PC : Au niveau de l'Elysée ?
FB : ... chaque fois que Nicolas Sarkozy a été soit au ministère des finances, soit à la présidence de la République, comme par hasard, des protections se sont déclenchées à l'endroit de Bernard Tapie, lequel lui-même, s'est enrôlé toujours sous les bannières ... Je ne connais pas la nature du lien, mais il n'y a personne qui ignore que la situation ainsi créée, elle envoie un message à tout le monde, et ce message est très simple, c'est : "si vous êtes avec moi, vous êtes protégé et vous n'aurez qu'à vous féliciter des libéralités dont vous ferez l'objet par l'Etat, si vous êtes contre moi, à ce moment-là, on vous casse.
PC : et c'est très grave .. Pierre Mazeau, qui est un des trois arbitres, n'est pas suspect de sarkozysme ...
FB : Mais je ne sais pas... j'ignore totalement, ou plus exactement, j'exprime les plus grandes réserves. Quelles sont les compétences de Pierre Mazeau en matière de droit des affaires?
PC : Et il va toucher 300 mille euros.
FB : ... il va toucher 300 mille euros, et vous voyez que vous dites avec le sourire quelque chose qui est extrêmement grave. Pourquoi n'a-t-on pas laissé faire la justice ?
PC : Parce qu'elle n'arrivait pas à se sortir du dossier ...
FB : mais c'est une blague totale! Il va y avoir au bout du compte pour Bernard Tapie plusieurs centaine ... enfin, je ne sais pas, 200 millions, vous dites qu'il a 200 millions de dettes. Il n'a pas des dettes à cause de cette affaire Adidas. Bernard Tapie a des dettes en raison d'affaires multiples, antérieures. l'affaire du Phocéa, l'affaire Testud, des fraudes fiscales, ...pour lesquelles
il a été condamné par millions et millions d'euros. La question, elle est celle-ci : l'Etat, il n'est pas fait pour justifier des entorses aussi graves à la loi, et pour les récompenser. Songez que Bernard Tapie va, avec cette somme, être parmi les grandes fortune françaises. Et pendant ce temps, les pauvres gens, on les conduit au désespoir et on les pressure. Je trouve que ça n'est pas juste. Et il faudrait, je finis sur une proposition, proposition qui , vous allez le voir, liée à la question précédente. Il faudrait une commission d'enquête parlementaire qui accepte d'aller regarder
PC : .. ce que va faire ...
FB : ... non, ce que pour le moment, personne ne veut faire... une commission d'enquête parlementaire qui accepte d'aller regarder quel est l'enchainement de décisions qui a conduit à écarter la justice et à la remplacer dans des conditions aussi controversées, pas des "arbitres"? Pourquoi est-ce que le contribuable va être appelé à payer des fortunes alors que la loi aurait dû normalement le garantir?
PC : François Bayrou était l'invité de RTL ce matin. Bonne journée.
21:05 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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