samedi, 30 mai 2009
Infos media
François Bayrou sera l'invité :
- du Forum Radio J, dimanche 31 mai à 14h20
- de Raphaëlle Duchemin sur France Info, mardi 2 juin à 8h15
- de Jean-Michel Apathie sur RTL, mercredi 3 juin à 7h50
- de la matinale de France Inter, jeudi 4 juin de 8h20 à 9h
- de l'émission Bourdin & Co sur RMC/BFM TV, vendredi 5 juin à 8h35

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vendredi, 29 mai 2009
Clip de la campagne officielle du MoDem
Chers amis,
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous avez la possibilité de visionner le clip de la camapgne officielle du MoDem pour les élections européennes du 7 juin prochain :
http://www.dailymotion.com/video/x9eiop_europeennes-2009-...

00:11 Ecrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 28 mai 2009
Insécurité : constat d'échec
Chers amis,
Afin d’enrayer la baisse rencontrée dans les sondages par le parti présidentiel et ses supplétifs, NS a décidé de sortir l’artillerie lourde et surfe à nouveau sur la vague de l’insécurité, thème qui avait en partie fait son succès de 2007. En annonçant aujourd’hui des mesures afin d’arrêter la violence scolaire et d’autres afin de faire baisser la délinquance, notamment dans les quartiers dits « sensibles », NS fait le constat d’échec de la politique menée depuis des années. Alors qu’il a été en charge du ministère de l’Intérieur pendant près de cinq ans et qu’il est président de la République depuis deux ans, force est de constater que son action n’a pas apporté les résultats espérés. Dans son allocution d’aujourd’hui, NS a affirmé « Aucune rue, aucune cave, aucune cage d'escalier ne doit être abandonnée aux voyous. Je veux que se multiplient immédiatement les opérations coups de poings. » Ne serait-ce pas un simple effet d’annonce à quelques jours des élections ? Dugny sera-t-elle concernée par ces opérations de nettoyage ? De nombreux Dugnysiens se plaignent des squatteurs de cages d’escalier ou de caves ; seront-ils enfin entendus et débarrassés ? Nous en doutons.
Par ailleurs, qu’est-il prévu pour nous soulager de ces motos (mini ou pas) qui nous polluent nuit et jour ? Les conducteurs enfreignent les règles du code de la route (non port du casque, rues prises à contresens, feux éteints, clignotants en option…) et la Police est bien démunie face à ces actes d’incivilité. Même s’il ne s’agit pas d’actes de délinquance au sens propre (encore que…), ceci participe au sentiment général d’insécurité et, surtout, crée de nombreux désagréments.
Nous pourrions également évoquer les pétards utilisés tous les ans en juin et juillet pour fêter le 14-Juillet et qui sont vendus alors même que leur vente est interdite !!
C’est aussi la résolution de ces nuisances qu’attendent les Français. Mais forcément, ça ferait l’objet d’annonces moins médiatiques, donc on ne les traite pas…

18:10 Ecrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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J-10
Chers amis,
A dix jours des élections européennes, il est urgent de mobiliser nos concitoyens. En effet, à en croire les divers sondages et si l’on consulte les résultats des scrutins européens précédents, il est à craindre que plus de la moitié des électeurs ne s’abstienne. Or, si l’Europe est bel et bien notre avenir, elle est aussi d’ores et déjà notre quotidien. La majeure partie des décisions appliquées sont prises par les eurodéputés. C’est dire l’importance de ce scrutin. L’Europe est un sujet sérieux et il faut, par conséquent, des députés totalement impliqués et non pas choisis selon un simple casting digne d’un film hollywoodien. Les candidats présentés par le MoDem sont viscéralement attachés à la construction européenne et sauront dignement être nos représentants. Plus le nombre de suffrages se portant sur leurs noms sera important, mieux la France sera représentée. Mais attention ! Il s’agit d’un scrutin à UN SEUL TOUR. Il convient donc de se mobiliser dès le 7 juin, plus tard serait trop tard !! Alors VOTEZ ET FAITES VOTER pour les listes « Nous, l’Europe » présentées et soutenues par François Bayrou et le MoDem. Chaque voix compte !!

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mercredi, 27 mai 2009
Fête de l'Europe


Marielle de Sarnez, Bernard Lehideux, Fadila Mehal et les membres de la liste du Mouvement Démocrate pour la région Ile-de-France ont le plaisir de vous inviter à la grande Fête de l’Europe avec François Bayrou.
Mercredi 3 juin 2009 à 19h00
à LA MAISON DE LA MUTUALITÉ
24, rue Saint-Victor PARIS Vème
Métro : Maubert - Mutualité (Ligne 10)
Animations, petite restauration, dédicaces…
Inscrivez-vous par mail à : europeennes.iledefrance@gmail.com
ou par téléphone au 01 53 59 20 00

00:13 Ecrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mardi, 26 mai 2009
Merci !!
Chers amis,
Nous remercions vivement toutes les personnes venues à notre premier café démocrate à Dugny. Ce fut un très grand succès et toutes les personnes présentes peuvent témoigner de la qualité de la réunion et des intervenants. Nous exprimons tout particulièrement notre gratitude à Marylise Martins, présidente du MoDem 93, et à Karim Boumedjane, colistier de Marielle de Sarnez et Ana Pereira. Nous vous proposons de retrouver ci-contre quelques photos de cette soirée.

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Entretien Libération 26 05 2009
Chers amis,
Nous vous proposons ci-dessous un entretien de François Bayrou paru dans le quotidien Libération de ce jour.
«PS, UMP : le gang des hypocrites»
Par CHRISTOPHE FORCARI, PASCAL VIROT

François Bayrou à l'Assemblée nationale en mars 2009. (Charles Platiau / Reuters)
A quinze jours des élections européennes, François Bayrou, président du Modem, dénonce «les attitudes de compères» du PS et de l’UMP. Tout en rappelant que «la présidentielle est la seule élection qui peut vraiment changer les choses».
Quel est l’enjeu, pour vous, de ce scrutin européen ?
Il n’y a dans cette élection qu’un seul enjeu : notre modèle de société. La réponse dépend en même temps de choix nationaux, faits en France, par les gouvernants, et des décisions prises dans le cadre européen. L’un ne va pas sans l’autre. J’assume donc de parler France et Europe en même temps. Et je combats toute personne qui veut déraciner l’Europe de la France.
Et quels sont vos objectifs ?
Nous en avons deux. D’abord, que s’impose une vision dynamique et exigeante de l’Union européenne. Nous ne devons pas accepter la stagnation dans laquelle nous nous trouvons, où chacun tire la couverture à lui. L’Europe, c’est une démarche coopérative associant des pays et des peuples. Et cette démarche doit se faire autour d’un projet de société, pas d’un marché. Deuxièmement, cette Europe doit devenir l’affaire des citoyens et pas seulement de quelques initiés. Pour cela, j’ai proposé deux choses. Qu’aucune décision européenne ne puisse être prise sans un débat préalable, lancé publiquement au moins trois mois à l’avance. Et que toute délibération impliquant les gouvernements soit rendue publique, pour qu’on ne puisse plus dire à Paris «c’est la faute à Bruxelles», alors que le gouvernement a toujours donné son accord.
Pourquoi essayez-vous à tout prix de vous démarquer du PS et de l’UMP ?
L’UMP et le PS, leurs équivalents européens, le PPE et le PSE, font mine d’être en désaccord. En réalité, à Bruxelles, ils jouent ensemble. Ils se répartissent les postes derrière le rideau. Par exemple, Barroso ne pourrait pas être renommé si le gouvernement français et les gouvernements socialistes européens ne s’étaient pas entendus pour le faire. Comment les socialistes français peuvent-ils dire «stop Barroso» en France et se taire à Bruxelles quand leurs amis le soutiennent ? Je suis contre ces gangs d’hypocrites.
Aujourd’hui, vous êtes au centre de la campagne. Pourquoi cette focalisation ?
Lorsque vous êtes la cible d’attaques générales, cela signifie une seule chose : que vous êtes entendu par les citoyens, que vous êtes en train de changer le paysage et les rapports de force. Tous ceux qui tiraient profit des rapports de force antérieurs vibrent aujourd’hui comme un essaim d’abeilles. Avant, c’était facile : le PS recevait automatiquement les voix perdues par la droite. Et réciproquement. Donc personne n’avait besoin de changer. Il suffisait d’attendre. C’est ce temps-là qui est derrière nous. Une offre politique nouvelle apparaît, parfaitement identifiée par les électeurs. Ils voient très bien ce que les appareils politiques refusaient jusqu’à maintenant de voir. Nous défendons des idées équilibrées mais nous refusons les accommodements de confort, les ententes, les attitudes de compères.
Jusqu’à quand ? Pour arriver au pouvoir, il faut nouer des coalitions…
Nos institutions n’ont qu’un avantage : elles permettent d’éviter les manœuvres. On se présente au premier tour devant le peuple et c’est lui qui choisit les protagonistes du second. La sélection au premier tour, le rassemblement au second, se font sur les bases les plus transparentes. C’est donc après que le peuple a tranché que vient le temps des majorités nouvelles. Le choix que je défends depuis longtemps est que cette majorité de reconstruction devra, le jour venu, être pluraliste et associer des sensibilités différentes. Je n’aime pas la République inféodée à un seul parti.
Mais pour accéder au second tour, il faudra bien que vous élargissiez votre électorat et, encore plus, pour obtenir une majorité à l’issue de ce duel ?
Elargir et rassembler, c’est une obligation. Mais il ne faut pas le faire en perdant ses repères et ses lignes de force. Je choisis de parler à tout le monde, pas aux appareils, mais aux citoyens. Les électeurs socialistes, les gaullistes, ne me sont pas étrangers. Je ne les regarde pas comme adversaires. Je connais leurs valeurs et leur histoire. J’essaie simplement de montrer à chacun ce que nous avons en commun en conduisant le combat républicain contre les dérives que la France subit tous les jours. C’est du Mitterrand, allez-vous me dire. Je ne trouve pas la comparaison injurieuse. Cependant, il y a une chose qui différencie ma démarche de la sienne. Quand les militants de la gauche chrétienne l’ont rejoint, il a dit : «Qu’ils viennent mais qu’ils veuillent bien laisser leurs armes et leurs bagages au vestiaire.» Je pense au contraire que les républicains de traditions différentes, pour construire l’alternance, devront venir, sinon avec leurs armes, du moins avec leurs bagages, en assumant leur histoire, leurs valeurs. La République et la démocratie à restaurer sont faites pour eux tous. C’est leur maison.
Leur lancez-vous un appel ?
Ni appel ni OPA. La question n’est pas celle des états-majors, elle est celle des citoyens. Le mot-clé de ma démarche, c’est le pluralisme. Je combats le bipartisme. Si les Français n’ont que les bulletins UMP et PS devant eux, il y a de quoi entrer en dépression. La France est plus diverse et plus riche que cela. Je veux non seulement défendre le pluralisme mais le garantir sur le long terme. Le pratiquer en assumant nos différences. C’est pourquoi je récuse l’alignement genre «programme commun» des années 70.
Vous pensez que le pluralisme est en danger…
Il aurait sûrement été en danger si la force de renouvellement que nous portons n’était pas intervenue.
Que répondez-vous à l’accusation «d’obsession présidentielle» ?
Il y a deux choses derrière cette accusation, une fausse et une vraie. Une chose fausse consiste à penser que j’aurais la bêtise de passer ma vie en me rêvant à l’Elysée. C’est idiot. Ma vie ne se limite pas à la politique. Et je sais que le pouvoir ne rend pas nécessairement heureux. Mais ce qui est vrai, c’est que la présidentielle est la seule élection qui peut vraiment changer les choses sans être obligé de prêter à des accommodements. C’est donc le grand rendez-vous du peuple français.
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lundi, 25 mai 2009
Grande réunion publique



Marielle de Sarnez, Bernard Lehideux et Fadila Mehal vous invitent à une réunion publique dont le thème sera :
Le Modèle européen
Avec la participation de Jean Peyrelevade et les candidats de la liste du Mouvement Démocrate en Ile-de-France.
Cette réunion se tiendra le
LUNDI 1ER JUIN A 19H
Salle Raclin au sein du stade Girodit
118, avenue du Président John Fitzgerald Kennedy
93110 Rosny-sous-Bois
Accès : RER E - Station Rosny-Bois-Perrier ligne Hausmann-Saint-Lazare/Viliers-sur-Marne - Le Plessis-Trévise
Autoroute A3 sortie Villemomble - Autoroute A86 sortie Rosny-Centre
Le trajet sera fléché depuis la gare de Rosny-Bois-Perrier et les sorties des autoroutes A3 et A86.
Inscriptions : europeennes.iledefrance@gmail.com ou au 01 53 59 20 00
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dimanche, 24 mai 2009
Café démocrate du 26 mai à Dugny
Chers amis,
Nous vous rappelons la tenue d'un café démocrate à Dugny le
mardi 26 mai de 18h30 à 20h30
Espace Victor-Hugo
Avenue Ambroise-Croizat, face à La Poste.
Parking gratuit situé sur la place du marché, juste en face de la salle.
En présence de notre candidate, Ana Pereira.
Thème abordé : "Quelle politique européenne pour la diversité ?"
Pour toute demande de renseignement, vous pouvez nous contacter : Modem93.Dugny@yahoo.fr
Accès :
- Autoroute A1, sortie no 5 Le Bourget, puis direction Dugny centre-ville.
- Transports : REB B station Le Bourget, puis bus 133, descendre à Dugny centre-ville (arrêt juste en face de la salle).
Ou RER B station Aubervilliers/La Courneuve, puis bus 249, station Dugny centre-ville (terminus de la ligne).
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samedi, 23 mai 2009
Nous, l'Europe
Chers amis,
A tous ceux qui prétendent que le MoDem n'a pas de programme pour les élections européennes, voici le plus beau des démentis. Vous trouverez ci-dessous le programme des listes "Nous, l'Europe" présentées par le Mouvement Démocrate. Bonne lecture !!
Le destin de la France et de l'Europe sont aujourd'hui indissociables. L'Europe est notre seule chance pour lutter contre les crises et surmonter les défis immenses auxquels nous avons à faire face. L'Europe est notre seule chance pour défendre un modèle de société original qui place l'Homme au centre de toutes les politiques. Nous proposons un plan d'action pour que l'Europe réponde à la crise, s'oriente vers un développement durable, garantisse notre modèle social et change les fondements de la mondialisation. Et nous ne pourrons gagner ces combats que si les citoyens européens y sont associés. Nous voulons les informer de ces enjeux, construire une Europe plus transparente et plus proche de leurs préoccupations.
Pour toutes ces raisons, nous nous opposons à la réélection de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne. Au cours de son mandat, il a manqué à son devoir d'initiative, alors que la crise appelait une réponse commune. Il est resté dans l'ombre des gouvernements alors que les citoyens attendaient de l'Europe des propositions audacieuses. Il s'est aligné sur des principes ultralibéraux et inégalitaires au lieu de défendre l'originalité d'un modèle européen plus solidaire.
Nous sommes prêts à former une majorité alternative autour de notre vision de l'Europe : un projet de société qui concilie l'exigence sociale, l'impératif démocratique et l'urgence écologique.
Pour une réponse européenne à l’urgence de la crise
Dans la crise, seule une réponse européenne peut être efficace. Les efforts dispersés sont vains. Nous devons agir en commun pour que notre réponse à la crise soit forte et cohérente. Entre Européens, nous devons savoir faire preuve de solidarité. Solidarité entre pays, notamment vis-à-vis de ceux qui sont le plus affectés par la crise économique et
financière. Solidarité entre citoyens européens également, pour aider les plus défavorisés frappés par le chômage ou touchés par l’exclusion.
Nous proposons de :
- Mettre en oeuvre un plan de relance européen si la crise s’aggrave encore. Ce plan de relance doit comporter des dépenses d’avenir pour aider les PME et des mesures de solidarité envers les plus démunis et les classes moyennes touchées par le chômage. Ce plan s’orientera vers une croissance verte, grâce notamment à la mise aux normes durables des bâtiments et au développement des transports propres.
- Financer ce plan de relance par un emprunt européen, qui pourra atteindre selon l’évolution de la crise jusqu’à 3% du PIB. Cet emprunt européen permettra de relancer nos économies autour de projets d’avenir.
- Amplifier le montant des fonds sociaux européens (fonds social européen, fonds d’ajustement à la mondialisation) et en faciliter l’accès pour aider les salariés européens à faire face aux restructurations dues à la crise.
- Mener une politique européenne de l’emploi pour sécuriser les parcours des salariés.
Pour une solidarité économique européenne
L’Europe a besoin de renforcer la coordination de ses politiques économiques. L’euro nous a protégés pendant la crise. Mais nous ne sommes pas encore capables d’organiser une véritable politique économique. Nous n’avons pas non plus de moyens suffisants pour conduire cette politique tant que le budget européen ne s’élèvera qu’à 1% du produit intérieur brut (PIB).
Nous proposons de :
- Créer un Conseil de la politique économique de la zone euro, qui se réunira au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement, assurera le dialogue avec la Banque centrale européenne (BCE), coordonnera les politiques budgétaires et
mettra en oeuvre les initiatives communes de soutien à l’économie.
- Harmoniser la fiscalité de l’épargne et celle des sociétés.
- Augmenter et consolider le budget européen en y affectant une taxe carbone ou une contribution prélevée sur les mouvements spéculatifs sans hausse des pressions fiscales nationales.
- Mener une véritable politique de recherche européenne en doublant le budget européen de la recherche et en instaurant une aide pratique au dépôt des brevets.
- Instaurer une politique industrielle européenne grâce à la mise en place d’un fonds stratégique d’investissement au sein de la Banque européenne d’investissement (BEI). Il financera des projets stratégiques, les nouvelles technologies de l’environnement et les PME innovantes.
- Renforcer les dispositions anti-trust européennes.
Pour une régulation de la mondialisation
La crise actuelle trouve son origine dans les dérives de la mondialisation financière. La dictature des taux de rentabilité à court terme détruit l’équilibre social et environnemental de nos pays. L’Europe doit s’unir pour proposer un autre modèle économique. L’Europe a ainsi un rôle fondamental à jouer pour rééquilibrer les rapports de force dans la mondialisation et changer les principes du commerce mondial.
Nous proposons de :
- Elaborer une charte européenne des principes fondamentaux en matière bancaire et financière, qui appellera notamment à un encadrement des rémunérations excessives et à la suppression des stock-options (sauf pour les start-up).
- Prendre les décisions nécessaires, avec un calendrier contraignant, pour bannir la pratique des paradis fiscaux.
- Créer un régulateur financier européen unique, qui, outre ses activités de contrôle, défendra le modèle financier européen vis-à-vis des autres régulateurs mondiaux.
- Supprimer le G8 et transformer le G20 en un Conseil de sécurité économique, où toutes les régions, y compris l’Afrique, seront équitablement entendues.
- Réformer en profondeur les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour intégrer davantage les exigences sociales et environnementales. Les produits qui entrent en Europe devront progressivement être soumis aux mêmes normes que ceux que nous fabriquons chez nous.
- Créer une monnaie de réserve internationale autre que le dollar pour ne pas dépendre de la politique économique menée par les Etats-Unis.
Pour promouvoir le modèle social européen
Il existe effectivement un modèle social européen, fondé sur la lutte contre les inégalités, un niveau élevé de protection sociale et un maillage de services publics sur tout le territoire pour assurer l’égalité des chances. Ce modèle, non seulement nous devons le défendre face aux partisans d’un accroissement continu des inégalités, mais nous devons
aussi le consolider pour qu’il puisse répondre au défi du vieillissement démographique.
Nous proposons de :
- Mettre en place un plan de convergence sociale afin d’harmoniser progressivement nos niveaux de protection sociale en Europe.
- Financer l’éducation, la santé et la formation tout au long de la vie des citoyens européens car ces biens supérieurs ne peuvent dépendre exclusivement de la loi du marché.
- Défendre les services publics en élaborant une directive-cadre européenne.
- Développer la notation sociale et environnementale des entreprises.
- Limiter les effets du vieillissement démographique en mettant en oeuvre une politique familiale européenne.
- Lutter contre toutes les discriminations grâce à l’adoption d’une directive globale.
- Instaurer “la clause de l’Européenne la plus favorisée” qui permettra d’étendre partout en Europe les législations les plus favorables aux droits des femmes déjà en vigueur dans certains pays européens.
- Mettre en place un plan européen pour le handicap en établissant notamment une définition européenne du handicap et des normes de construction conçues pour l’accueil des personnes handicapées.
- Développer l’action de l’Union en matière de santé publique et de sécurité sanitaire.
Pour une Europe à l’avant-garde du développement durable
La crise financière se double d’une crise écologique dont l’enjeu est considérable : l’avenir de nos enfants en dépend. C’est une question de solidarité entre générations. L’eau, l’air, le climat, la biodiversité sont des biens communs dont nous ne sommes pas propriétaires mais seulement dépositaires pour les générations à venir. C’est pourquoi l’urgence écologique nous impose une nouvelle vision du développement, qui nous amène à repenser l’ensemble de notre système économique et social. De nouveaux emplois naîtront de ce mode de croissance plus durable.
Nous proposons de :
- Repenser nos modes de transports, de production et de logement. La mise aux normes durables des bâtiments et le développement des transports propres permettra d’importantes économies d’énergie.
- Recourir massivement aux énergies renouvelables pour diversifier nos ressources énergétiques.
- Mener un grand programme de recherche européen pour développer les énergies du futur.
- Développer les activités économiques issues du végétal (agro-industries).
- Orienter les financements des fonds sociaux européens vers la formation aux nouveaux métier s du développement durable.
- Imposer une notation sociale et environnementale européenne aux grandes entreprises et renforcer leurs obligations en termes de responsabilité sociale et environnementale.
- Instaurer une taxe carbone européenne qui pénalisera les énergies fossiles les plus polluantes.
- Taxer les pollueurs pour qu’ils soient incités à modifier leur comportement.
- Instaurer un moratoire sur les OGM tant qu’un organisme de recherche indépendant n’aura pas évalué tous leurs effets.
- Créer un corps de garde-côtes européen pour lutter contre les pollutions maritimes.
- Construire une solidarité énergétique européenne en coordonnant la gestion de nos stocks et en créant des infrastructures d’acheminement vers les pays menacés de pénurie.
Pour une approche humaine et durable de l’agriculture et de la pêche
L’Europe ne peut pas rester sourde au malaise des agriculteurs et des pêcheurs. Le maintien de ces activités est essentiel pour faire vivre nos campagnes et nos littoraux. Les producteurs doivent être davantage impliqués pour organiser les marchés agricoles et pour définir une politique durable de gestion des ressources naturelles.
Nous proposons de :
- Promouvoir une agriculture européenne de qualité qui vise la sécurité alimentaire, qui protège l’environnement et qui maintient un tissu d’exploitations à taille humaine.
- Défendre le principe d’organisation des marchés agricoles, et notamment les quotas laitiers, car les producteurs ont besoin de prix rémunérateurs pour produire et investir. Les marchés à terme de matières premières agricoles doivent être régulés par une autorité internationale.
- Cesser d’exporter nos excédents agricoles à prix bradés pour ne pas détruire l’agriculture des pays pauvres.
- Permettre aux producteur s de s’organiser au niveau européen pour rétablir l’équilibre dans les rapports de force économiques.
- Encourager et aider les agriculteurs à mettre en place de nouveaux modes de production plus respectueux de l’environnement.
- Promouvoir les modes de production les plus protecteurs pour la santé et une gestion durable des sols sur le long terme.
- Mettre en place une gestion durable et partagée de la ressource à travers l’instauration d’une co-expertise entre pêcheurs et scientifiques. Des plans pluriannuels de gestion seront instaurés pour que les pêcheurs puissent prévoir leur activité.
Pour une Europe des citoyens
Les choix européens sont préparés dans le secret, entre gouvernements, alors que les citoyens devraient être pleinement associés aux décisions européennes. Nous devons rapprocher l’Europe des citoyens en construisant une Europe plus concrète, plus transparente, plus accessible. L’Europe doit être faite pour eux.
Nous proposons de :
- Organiser des débats publics préalables aux décisions (3 mois avant), de telle sorte que les citoyens européens puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens.
- Rendre publiques les délibérations des gouvernements au sein du Conseil en les diffusant par Internet et à la télévision.
- Simplifier l’accès aux aides européennes et aider ceux qui souhaitent en bénéficier à monter leurs dossiers.
- Créer dans chaque administration un représentant identifié en charge des politiques européennes.
- Instaurer un référendum d’initiative populaire européen.
- Initier un service civique pour les jeunes Européens.
- Honorer notre mandat par une présence assidue et une participation active aux travaux du Parlement.
- Informer les citoyens par un compte-rendu de mandat annuel.
Pour une Europe protectrice des droits
L’Europe ne connaît plus de frontières intérieures. Cette liberté de circulation a permis de faire de l’Europe un espace de droits. Mais elle a aussi fait naître de nouvelles menaces pour la sécurité de l’Union (terrorisme, criminalité organisée). Nous devons définir ensemble quelle protection nous voulons assurer à nos citoyens.
Nous proposons de :
- Assurer les droits et libertés de tous les citoyens, en particulier le droit à la vie privée, la protection des données personnelles, le droit d’asile, les droits des mineurs et garantir l’indépendance de la justice.
- Confirmer au plan européen le droit fondamental d’accès à Internet et de protection des données.
- Créer un procureur de l’Union avec autorité de poursuites dans toute l’Europe afin de lutter contre la criminalité organisée.
- Etablir un code de procédure civile européenne pour mieux définir l’application effective des droits des citoyens dans d’autres pays européens.
- Mettre en place une politique migratoire humaine et raisonnable qui garantira un droit d’asile identique dans toute l’Union et régulera les flux migratoires.
Pour une Europe protectrice des identités
La construction européenne n’a jamais eu pour objet de faire disparaître les Etats-nations ni les cultures régionales. Au contraire, l’Europe reconnaît le pluralisme des identités et des cultures, à travers par exemple la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Cette diversité incroyable de notre continent est une richesse à entretenir.
Nous proposons de :
- Garantir les cultures, les modes de vie et les identités en Europe.
- Renforcer l’Europe de la culture par la défense du pluralisme culturel et le soutien à la création européenne.
- Assurer l’apprentissage de deux langues vivantes européennes et de l’histoire de l’Europe dans les programmes scolaires.
- Développer les échanges pour les étudiants et pour les apprentis en fondant un nouveau programme Erasmus accessible à tous et soutenu par un système de bourses plus étendu.
Pour porter la voix européenne dans le monde
Un pays isolé ne peut rien dans la mondialisation. Pour être entendus, l’Europe est notre seule chance. Car l’Europe porte une voix originale et indépendante. Nous Européens qui nous sommes unis dans le droit, nous sommes en mesure de proposer une vision nouvelle et plus équilibrée du monde, notamment en faveur des pays pauvres.
Nous proposons de :
- Coordonner nos diplomaties nationales pour faire entendre la voix européenne.
- Parler d’une seule voix dans les grands organismes internationaux : Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, Organisation internationale du travail (OIT),..
- Instaurer une défense européenne indépendante, même si cela est plus difficile depuis que la France a réintégré le commandement intégré de l’OTAN.
- Délimiter les frontières de l’Europe. Si nous voulons une Europe politique forte, il ne faut pas diluer le projet européen dans un grand marché. Nous proposerons aux pays voisins de l’Union, comme la Turquie, des partenariats approfondis.
Pour donner la priorité au développement des pays pauvres
L’Europe finance déjà près de 60% de l’aide publique au développement. Elle doit maintenant s’engager pour permettre à ces pays d’accéder à un développement autonome. Pour cela, il est essentiel de changer les règles du commerce mondial au sein des institutions internationales.
Nous proposons de :
- Mettre fin aux politiques de libéralisation des marchés agricoles qui ont ruiné leurs agricultures locales.
- Permettre aux pays pauvres de protéger leur s marchés agricoles et leurs industries pour qu’ils puissent produire ce qu’ils mangent et fabriquer ce qu’ils consomment. Ils doivent pouvoir accéder à l’autosuffisance alimentaire.
- Agir pour que l’exploitation et la valorisation des matières premières bénéficient d’abord aux populations de ces pays.
- Poursuivre l’engagement de l’Union en faveur de l’aide publique au développement.
- Mettre en place un mécanisme de soutien aux pays pauvres pour financer des mesures sociales dans les pays les plus touchés par la crise.
Jamais dans l’histoire des hommes, des peuples libres n’ont choisi de s’associer pour bâtir ensemble une volonté politique capable de changer la planète sur laquelle ils vivaient. Nous l’Europe, nous l’avons fait.
Nous pensons que le plus important pour l’Europe, ce qui justifie son existence, c’est qu’elle ait quelque chose à dire sur la manière dont le monde évolue. Nous pensons que l’Europe n’est pas seulement une Europe entre nous, c’est une Europe volonté.
Pour mettre en oeuvre cette volonté, nous défendons l’idée d’une avant-garde européenne formée à partir des pays de la zone euro et ouverte à tous ceux qui veulent la rejoindre. Nous voulons sortir l’Europe de l’immobilisme. Cette avant-garde nous permettra enfin de coopérer pour avancer.
Nous l’Europe
Ce programme a été élaboré grâce aux contributions fournies par les seize groupes de projet Europe mis en place à la mi-octobre, auxquels ont participé plus de 3 500 adhérents. Adopté lors du Conseil national du 24 mars, il a, par la suite, été enrichi.
00:34 Ecrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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