Ce sont des gens, pour ceux que j'ai vu, qui ont droit au statut de réfugiés politiques, puisqu'ils sont originaires d'Irak ou d'Afghanistan. Le problème est qu'ils ne veulent pas rester en France mais plutôt aller au Royaume-Uni, car là-bas on leur donne une certaine somme d'argent, un toit et un travail. Forcément, la France les intéresse moins. C'est pour ça qu'ils sont installés sur Calais, Loon-Plage et bientôt vers Dunkerque. Et ce n'est pas parce que l'on va fermer un camp que le problème va disparaître. Concernant la sécurité publique, c'est mieux qu'ils soient ensemble plutôt qu'ils soient isolés, sans avoir de quoi manger. Dans ce cas de figure, ils ne sont pas pris en charge par les associations.
JDD.fr : Que proposez-vous pour sortir de cette situation ?
Il faut traiter le problème à la base : au niveau communautaire. Si on reçoit des gens venant de ces contrées, c'est dû à des choix qui sont concertés par les Etats de l'Union. Il faut également revoir nos accords avec Londres. Nous ne pouvons pas avoir des obligations vis-à-vis du Royaume-Uni en empêchant ces personnes de s'y rendre et, dans le même temps, laisser la loi anglaise être un tel aspirateur à espoirs. De plus, ce qui est fait est inefficace : il y a toujours à peu près autant de gens dans les camps et il en arrive tout le temps. Il y en a donc qui s'en vont obligatoirement. Il faut sortir de ce système. L'Etat ferme la jungle, très bien, mais il faut une solution de remplacement. La période hivernale va arriver, qu'allons-nous faire de ces gens ? Si le gouvernement pense qu'ils vont retourner en Irak ou en Afghanistan, ils n'ont aucune chance. Ils n'ont pas fait tout ce chemin pour retourner au pays.









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