jeudi, 31 décembre 2009

L'échec d'une méthode

Chers amis,

Le rejet par le Conseil constitutionnel de la loi sur la taxe carbone est révélateur du malaise créé par la méthode de gouvernement du président de la République. A vouloir toujours aller vite, trop vite même, le chef de l'Etat commet des erreurs. Au premier rang desquelles figure le peu de crédit porté à l'action parlementaire. Alors que l'on nous promettait en 2008 un Parlement plus impliqué dans la confection des lois, la vérité est que c'est bien le contraire qui se produit. Il est même des parlementaires UMP pour le dénoncer. Les lois sont décidées par quelques proches conseillers du président, souvent même sans concertation avec les ministres concernés. Puis se met en branle la traditionnelle comm' présidentielle visant à mettre en valeur les textes de loi. Or, dans le cas présent, la communication élyséenne a non seulement échoué, vu le peu de soutien rencontré parmi nos concitoyens (mais s'agissant de la mise en place d'une nouvelle taxe, il n'y a rien d'étonnant à cela) mais plus grave encore, elle a masqué la vérité : 93% des pollueurs n'étaient pas concernés par ladite taxe ! Pire encore, l'essentiel de la taxe devait être supporté par les particuliers. Le gouvernement s'est à présent donné 3 semaines pour présenter un nouveau texte ; ce délai est trop court pour vraiment impliquer le Parlement dans la prise de décisions, d'autant plus qu'il faudrait que la nouvelle loi soit promulguée avant les élections régionales de mars 2010. NS et son gouvernement seraient bien inspirés de laisser un peu de temps au temps et de ne pas toujours vouloir précipiter les choses. Alors que nous avons entamé la deuxième moitié du mandat présidentiel, une autre façon de gouverner, plus respectueuse des élus nationaux et locaux, serait la bienvenue. Mais il n'est pas sûr que ce soit la volonté du Président Sarkozy.

08:03 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

C'est dommage, mais c'est la conséquence d'un aveuglement de Bayrou, d'une conduite suicidaire par ambition personnelle. C'est comme ça, il a stérilisé le parti qu'il avait créé. Il vient d'en démontrer l'inutilité, ou du moins de reduire le Modem au seul rôle (positif) de sas de passage, vers la Gauche, d'une partie de ses militants et d'électeurs démocrates, comme en Poitou-Charentes. Et c'est bien ainsi!

Écrit par : cow boy | lundi, 15 mars 2010

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