mercredi, 10 mars 2010

Grand Paris : L’humain ne vit pas de béton, par Alain Dolium

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Le projet “Grand Paris” est avant tout un outil au service d’une ambition politique : la mainmise de l’Etat sur la région capitale.
Ce projet a provoqué une levée de boucliers inédite : élus de tous partis, l’homme de la rue comme l’urbanisme d’expérience, représentants des usagers comme du patronat. Inédit mais pas entendu par les promoteurs.

Le “Grand Paris” se veut dans la lignée des Grands projets.
Il a été décrété sur carte, depuis l’état-major du palais de l’Elysée, comme autrefois les généraux décidaient des guerres du haut d’une colline.
Mais à ce jeu là, n’est pas Napoléon qui veut, et les Franciliens en ont assez d’être pris pour des pions déplacés sur une carte de 12000 km2. De RER A en ligne 13, de périphériques bouchés en aéroports mal desservis. Le soldat Francilien n’en peut plus.

L’indécence de projets pharaoniques comme le “Grand Paris” est le symptôme d’une décadence de notre mode de gouvernance plus que d’une vision fondatrice. Au dictionnaire de l’inspiration, cherchez à N comme Néron plus qu’au A d’Alexandre.

Nous sommes le parti Girondin !

Il est assez de Franciliens sincèrement dévoués au développement harmonieux de notre région pour les réunir et établir un plan ambitieux et réaliste. Élus locaux de tous bords, urbanistes inspirés, entreprises, citoyens. Héritiers d’Haussmann comme bâtisseurs d’un nouveau mode de vie.

De tous, nous sommes le parti Girondin ! Nous croyons fermement que la sincérité et le réalisme issu du terrain doivent trouver dans la région une institution qui les aide à se réaliser. La région et ses habitants doivent pouvoir décider de l’aménagement de leur espace.

La recherche de consensus n’est pas une faiblesse, il faut avoir l’humilité de le reconnaître pour réaliser de grandes œuvres. La gravité des problèmes et l’urgence d’y répondre nous imposent la modestie comme état d’esprit et l’ouverture comme méthode.

Quelle ambition pour ce “Grand Huit” ?

D’ambition ce “Grand Huit” n’en manque pas si l’on en juge par son coût ou le nombre de tonnes de béton nécessaires. Mais il en manque cruellement pour imaginer la ville de demain, redéfinir la vie en commun, stimuler le développement humain autant qu’économique. Il est typique de l’urbanisme dévoyé par des politiques sourds aux attentes du peuple.
La région portera ce grand huit comme d’autres une montre dorée à l’orée de leur vie. Symbole d’une gloire passée, révélateur d’un manque de compréhension du présent, d’inspiration pour l’avenir.

Notre Ambition : l’humain

Nous méritons mieux ! Nous devons avoir pour ambition de devenir la première région au monde. La force de notre région : l’humain. Ceux qui y vivent, y travaillent, en rêvent à travers le monde. Nous devons donc recréer les conditions de son développement à son échelle : humaine.

Quels que soient les moyens de transports, le temps passé est pris sur le temps de vie ou sur le temps de travail, avec pour victime collatérale la planète.
De plus, la ségrégation qui définit notre espace régional est adhérente. Qui a jamais rêvé d’une ville gigantesque avec tous les bureaux dans un coin, des ghettos dortoirs dans un autre et une ville musée hors de prix dans un troisième ? Faute d’avoir un jour rêvé notre ville, elle est devenue un cauchemar au quotidien pour nombre de Franciliens.

Une meilleure intégration de ces facettes est donc notre objectif. Non pas par idéologie, pas seulement pour correspondre à un modèle de société plus fraternel, mais bien parce que c’est le choix logique, pragmatique. Un choix au service de la région, du bon développement des humains qui y vivent, de ses entreprises, du savoir et de l’innovation.

Nous voulons rompre avec le modèle actuel d’une ville dominatrice entourée de pôles de mono activités et de dortoirs. Notre objectif : des “bassins de vie” où chaque habitant trouvera à moins de 30 minutes les services essentiels à sa vie quotidienne : habitat, logement, loisirs, service publics.

Trois axes

Au service de cet aménagement du territoire : l’Office Régional de l’Habitat, des transports de proximité et une politique d’organisation des infrastructures locales.

L’Office Régional de l’Habitat est l’outil indispensable pour s’affranchir des logiques microlocales et faire accepter un aménagement optimal. Il ne s’agit nullement d’imposer mais de proposer un schéma cohérent dans son ensemble. Cet office utilisera les leviers existants pour intégrer habitations et locaux professionnels, répartir de manière optimale les logements sociaux et organiser la desserte en service vitaux. Ces aménagements se feront à l’échelle de plusieurs communes pour construire des bassins de vie cohérents.

Les transports ont besoin d’un plan d’urgence pour résoudre le cauchemar que vivent quotidiennement les Franciliens. Mais il s’agit surtout de bonnes pratiques de gestion. Pour soutenir le développement de bassins de vie, le tissu de transports locaux sera densifié. Le multimodal encouragé : une station de RER n’est pas une fin en soi, ce n’est qu’une étape entre deux transports.

L’aménagement des infrastructures publiques et services associés doit prendre en compte le service rendu aux Franciliens. Les lycées financés par la région sont inutilisés en dehors des périodes de cours : nous voulons qu’ils soient ouverts le soir pour des écoles de la deuxième chance, le week-end pour des activités culturelles.
Les heures d’ouverture des stades publics réservés aux scolaires doivent être étendues pour le bien être de tous. Construire les stades des prochains JO a sans doute son intérêt pour la mégalopole, mais des micro bases de loisirs réparties auraient un impact plus important sur la vie sportive au quotidien. N’avons nous pas justement manqué ces JO par manque de … vitalité ?
Financer les productions culturelles au cœur de Paris est nécessaire, mais à condition qu’une partie des représentations soient assurées sur tout le territoire.

Quelle région voulez-vous pour vos enfants ?

Voici quelques exemples qui démontrent notre méthode, notre vision du “bassin de vie”, vision ambitieuse mais solidement ancrée dans le quotidien. L’aménagement optimal du territoire régional demande avant tout d’avoir le sens des priorités et de l’écoute. Les Franciliens ont envie de se concentrer sur l’essentiel : leurs proches et leur travail. Tout le temps et les ressources libérées par une région mieux organisée seront utilisés pour créer, inventer, innover. La richesse de notre région, c’est l’humain : l’une ne se développera pas sans l’autre.
Méfions-nous des “génies bâtisseurs” : l’humain ne vit pas de béton. L’ambition de rendre les Franciliens heureux est la seule qui vaille, elle est en soi un défi largement suffisant.

Nous avons établi un plan d’action au service des Franciliens, ambitieux et réaliste. Ce plan demande bien sûr à être enrichi de l’expérience de tous les hommes et femmes de bonne volonté. Vous pouvez témoigner votre soutien à notre projet autant qu’à notre méthode le 14 mars.

Quelle région voulez-vous pour vos enfants ?
Votre avis compte ! Le 14 mars, votez !

Alain Dolium,
tête de liste du Mouvement Démocrate
pour l’élection régionale en Ile-de-France
des 14 et 21 mars 2010

 

20:23 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Des ministres-candidats, pour quoi faire ?

Chers amis,

Hier, le Premier ministre a affirmé que les élections régionales étaient un enjeu local et que les résultats n'auraient pas d'impact sur la politique gouvernementale, écartant toute idée de remaniement ministériel. De deux choses l'une : ou bien le Premier ministre a déjà intégré l'idée que ces élections seraient un échec pour l'UMP et que, par conséquent, les ministres-candidats garderaient leurs fonctions après le 21 mars ; ou bien, on nous ment. En effet, si les ministres-candidats gagnent chacun dans leur région, ils ne pourront pas être à la fois ministre et Président de région. Or, s'il n'y pas de remaniement, cela signifie que les ministres resteront au gouvernement et que, tout naturellement, ils ne seront pas président de région. On peut donc en conclure que leur candidature n'a pas de raison d'être. Mais chacun reste libre d'en tirer les conclusions qu'il veut...

15:43 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Réunion publique

alain dolium 2.jpgm martins.jpgChers amis,

Nous vous informons de la tenue d'une réunion publique avec Alain Dolium, tête de liste régionale du MoDem en Ile-de-France, et Marylise Martins, tête de liste MoDem en Seine-Saint-Denis :

le samedi 13 mars à 12h30  
Café de France  
2 rue du Landy (prolongée sur la Place d'Armes)  
93 Saint-Ouen  

12:43 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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