mercredi, 24 mars 2010

Hausse des tarifs du gaz : "Les gens qui prennent ce genre de décisions ne se rendent pas compte de ce que sont les conditions de vie des ménages modestes", pour François Bayrou

fanfan.JPGFrançois Bayrou a dénoncé l'importance de l'augmentation des tarifs du gaz naturel, estimant que ceux qui prennent ces décisions "ne se rendent pas compte des conditions de vie des ménages modestes". En effet, les tarifs du gaz naturel vont augmenter de 9,7 % au 1er avril, pour la première fois depuis plus d'un an et demi.

"Pendant des années, on a seriné aux familles qu'il fallait installer des chauffages au gaz parce que c'était plus écologique et moins énergivore. Je ne sais pas ce qu'il y avait de vrai dans ces arguments mais je sais que des millions de familles se sont laissées persuader", a ainsi regretté François Bayrou.


"Aujourd'hui, on nous annonce une augmentation de 10 %, juste après les régionales naturellement. Le budget des familles va être lourdement grevé. Tout cela aurait du être au moins lissé dans le temps", a encore affirmé François Bayrou.

François Bayrou a conclu : "le prix du gaz naturel est passé sur les deux dernières années de 12 dollars à 4,11 dollars. Jamais le prix du gaz n'a été aussi bas en raison, en particulier, d'une production très augmentée aux USA".

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"Des raisons d'espérer", par Marielle de Sarnez

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Le résultat fut rude. Certes il était annoncé, martelé, par les sondeurs et les médias depuis des semaines et des semaines. Mais il n'en reste pas moins que le score de notre Mouvement au soir du premier tour des élections régionales fut pour beaucoup d'entre nous, responsables, adhérents, ou sympathisants démocrates, un choc.

Écrivant cela, je pense en tout premier lieu à nos candidats. Femmes et hommes, ayant porté nos couleurs, défendu nos valeurs. Engagés, présents, déterminés, malgré les difficultés des temps. Ayant défendu pendant toute la campagne une vision juste de nos régions et de nos territoires. C'est à leur endroit que la tristesse fut la plus grande. Ils méritaient un vrai succès.


C'est en pensant à eux, et à leurs soutiens, que je veux ici esquisser analyse et perspective.


Dire ce que je crois, et livrer des raisons d'espérer.

L'analyse d'abord. Beaucoup de choses ont été dites, mais il me semble que trois éléments méritent notre attention.

Le premier d'entre eux concerne le très faible nombre de votants. Cette abstention volontaire a été l'expression ultime d'un mécontentement, d'une déception, d'une défiance, d'un éloignement des Français. Une grande majorité d'entre eux est désabusée, ne croit plus ni à la politique, ni aux politiques. C'est un échec pour nous tous. Et c'est un échec pour l'idée régionale. Je fais le pari qu'avec des régions puissantes, autonomes, clairement identifiées, levant l'impôt, nos concitoyens auraient eu le sentiment, justifié, que leur bulletin de vote avait une réelle utilité.

D'ailleurs, ceci nous oblige, nous démocrates, à défendre une autre vision, à l'occasion de la prochaine réforme territoriale. Soyons la voix des territoires, la voix de ceux que l'on n'entend jamais, et qui pourtant sont en première ligne. Je pense en particulier à tous les maires des petites communes. Aucune réforme de notre architecture institutionnelle régionale et départementale ne pourra se concevoir sans eux. L'ambition régionale qui est la nôtre devra intégrer cet impératif : maintenir à tout prix du lien, faire vivre les solidarités.

Le deuxième point que je voudrais aborder est celui du vote extrême. Bien sûr, on pourrait se contenter de dire qu'il est le résultat, d'une part, de la crise économique et sociale, de la montée du chômage, du sentiment de déclassement des classes moyennes, de la peur de l'avenir, et d'autre part, du débat si mal inspiré sur l'identité nationale, ayant rapidement et volontairement dérapé, mélangeant dans un pêle-mêle nauséeux immigration, islam, burqa, minarets, insécurité.

Tout cela est vrai. Mais ce vote exprime également autre chose. De plus grave encore. Les classes populaires ne reconnaissent plus du tout leur place dans le débat politique. Elles ont le sentiment que plus personne ne les entend, ne les défend, ne leur prête attention. Elles se sentent délaissées, et plus encore reléguées. La politique n'est plus dans leur monde. Le succès de Jean Lassalle, sa capacité à se faire entendre des petits, doit nous faire réfléchir. Nous devons trouver les mots qui leur parlent, tout en rejetant la démagogie et les facilités de la vulgarité. Aussi difficile qu'il soit à relever, ce défi, j'en suis sûre, est à notre portée. C'est un combat qui en vaut vraiment la peine. Sans confiance populaire, rien de grand n'est possible dans notre pays.

Dernière question enfin, celle du bipartisme. Tout y concourt : les modes de scrutin à dominante majoritaire, la structure d'esprit de ceux qui font et commentent la vie politique française, la volonté des deux partis dominants que sont l'UMP et le PS de ne faire tourner qu'autour d'eux le débat politique afin de conserver le monopole de l'alternance. Pour un très grand nombre de nos concitoyens, le schéma de pensée droite/gauche continue de s'imposer comme référent. C'est pourquoi nos efforts pour faire bouger les lignes ont pu apparaître aux yeux de certains comme la transgression d'un ordre établi. Même si cela a pu nous gêner, tout le monde voit bien que rien de bénéfique pour notre pays ne pourra se faire sans dépasser ces clivages absurdes.

Je voudrais maintenant en venir aux raisons d'espérer.


La première est dans le besoin d'un Centre authentique.

Sauf sans doute en Alsace, les voix du centre ne se sont pas portées sur les candidats de l'UMP. Parce qu'elles ne se retrouvent plus dans une droite débridée, de moins en moins républicaine, de moins en moins démocrate, et de moins en moins sociale. Si nous savons leur parler, renouer le lien, les rassurer, les convaincre, alors nous pourrons sans doute retrouver avec elles le chemin de la confiance.

Le positionnement à venir de l'UMP va nous y aider. Les voix qui s'élèvent en son sein réclament un retour aux « fondamentaux » et aux politiques de droite traditionnelle. Le récent remaniement ministériel vient de nous le confirmer : l'heure est au rassemblement.... des anciens chiraquiens. L'UMP cherche désormais à se redroitiser, pour tenter de ramener à elle une partie de ses électeurs perdus.

De l'autre côté de l'échiquier, l'alliance rouge/rose/verte s'est reconstituée. La gauche française se retrouve dans la même configuration que celle naguère de la gauche plurielle chère à Lionel Jospin. Ce n'est certes pas une bonne nouvelle pour tous ceux qui rêvent depuis des décennies de faire évoluer la gauche française, je pense en particulier aux sociaux-démocrates. Ce n'est pas non plus une bonne nouvelle pour tous ceux qui aimeraient voir évoluer en profondeur son système de pensée.

Mais il n'empêche, entre une UMP qui regarde vers la droite, et une gauche qui a renoncé à changer, l'espace du Centre existe. À nous de nous en saisir. À nous de le faire fructifier.

Deuxième raison d'espérer : l'analyse que fait François Bayrou des difficultés du pays se révèle profondément juste. Et les faits lui donnent et lui donneront malheureusement raison. Dette, déficit, déséquilibre des comptes sociaux, système de retraites, coût du travail, pouvoir d'achat, école, inégalités sociales, services publics, fiscalité, territoires, institutions, justice, développement durable, intégration, qui ne voit qu'aucune de ces grandes questions ne trouvera sa réponse dans un affrontement bloc contre bloc. Sauf à vouloir différer les choix. Et laisser se détériorer la situation plus encore. Les prochaines échéances seront la dernière opportunité, la dernière chance, pour résoudre ces questions et donner à la France des fondamentaux sains, équilibrés, seuls à même de donner une chance, et d'offrir un avenir aux générations futures. Nous le savons tous : cela sera difficile. Mais nous le savons tous aussi : il n'y a aucune autre alternative possible. L'état du pays imposera des choix courageux. À nous de les défendre. À nous de les incarner.


J'en viens maintenant à notre parti. Et je veux rappeler ceci : s'il y a bien une ambition qui nous anime, nous, fondateurs du Mouvement démocrate, c'est bien celle de faire émerger, de façon durable, une grande force politique du centre, autonome et indépendante, respectée et aimée. Une force politique qui continuera d'exister longtemps après nous. Une force politique qui changera en profondeur le paysage politique français. Le modernisera. L'apaisera. C'est pour beaucoup d'entre nous le combat de toute une vie.

Pour y parvenir, nous avons besoin de temps. On ne construit pas un parti durable en quelques mois ou quelques semaines. Pour construire validement, il faut de la patience, de l'humilité, de la détermination, de la stabilité, et du temps. C'est pourquoi je suggère d'inscrire notre réflexion dans une durée que je fixerais volontiers à cinq ans. Cet Agenda 2010-2015, il nous faudra l'écrire ensemble. En fixant clairement les objectifs à atteindre, les moyens en découlant tout naturellement. Pour ma part, je veux livrer ici quelques unes des priorités que je crois vitales.


Première priorité : nous doter d'un encadrement solide. Tout parti politique, tout mouvement politique, a vitalement besoin de cadres. C'est une vérité que nous devons rappeler sans cesse. Un parti politique, ce sont d'abord des hommes et des femmes à partir desquels on peut patiemment construire. Il n'y aura pas de construction du Mouvement Démocrate sans cadres, formés et responsables. Ce sont eux qui doivent être l'ossature future du Mouvement. C'est à partir d'eux, et en particulier de leur action sur le terrain, au plus près des Français, que l'on pourra reconstruire.

Deuxième priorité : préparer dès maintenant les prochaines échéances électorales. Je le dis clairement, les bons candidats ne s'improvisent pas. Là aussi, le temps est vital. Dans les cinq années qui viennent, nous aurons (hormis la présidentielle) des cantonales et des sénatoriales en 2011, des législatives en 2012, des régionales, des européennes et des municipales en 2014. Mettons-nous à la recherche, dès cette année, des candidats aux trois prochaines élections (cantonales, sénatoriales et législatives). Faisons-le, sans exclusive, et dans un esprit d'ouverture à l'égard d'élus locaux ou de personnalités locales se sentant en proximité avec nous. Tissons des liens durables avec eux et soutenons-les dans le temps. A nous également de former et d'assister de jeunes candidats prometteurs, issus de nos rangs. Nous avons un vivier : les dernières élections, municipales et régionales, ont vu l'émergence de nouveaux talents. Pour autant que le parti se mette tout entier au service de ces objectifs, nous y arriverons.

Troisième priorité : se vivre comme une force de transformation de la société française. Si nous nous reconnaissons dans l'analyse des difficultés du pays, alors cela nous impose une révolution culturelle, économique et sociale dans notre manière de penser, et dans les réponses que nous devons apporter aux Français. Davantage d'audace, de créativité. Dans les temps de diète budgétaire, la justice doit être requise, et les priorités clairement établies. Nous ne pouvons plus continuer à vivre au dessus de nos moyens. Il nous faut donc penser l'avenir différemment.

Quatrième priorité : muscler notre expression. Certes nous sommes des modérés, au Centre, et heureux de l'être. Mais les temps sont exigeants. Nous devons renouer avec une liberté, et un bonheur d'expression qui doivent donner envie à ceux qui nous écoutent de nous rejoindre. Je proposerai volontiers qu'une équipe de « sabras » soit mise en place et s'essaye à l'expression publique sur tous les sujets en résonance avec la vie des français. C'est un exercice difficile, ça ne se fera pas du jour au lendemain. Mais il n'empêche, c'est un exercice obligatoire.

Cinquième priorité : faire émerger une génération nouvelle. Là aussi, ce n'est pas facile, car les générations spontanées n'existent pas. Il faut du travail, et du temps. Mais pour tous ceux, dont je fais partie, qui veulent que ce Mouvement Démocrate trouve sa pleine existence, et soit une force avec laquelle la vie politique française devra compter dans les trente années qui viennent, c'est une obligation. C'est un devoir. Si nous savons transmettre, aider, former, une génération nouvelle, généreuse et responsable, alors nous serons à la hauteur. C'est sans doute cela la plus grande des exigences.

Marielle de SARNEZ
Députée européenne
Vice-présidente du Mouvement Démocrate

Téléchargez ici le texte de Marielle de Sarnez

 

 

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Les états d'âme du NC

Chers amis,

Les députés néo-centristes ont décidé de donner de la voix. C'est du moins ce qu'ils ont essayé de faire hier à l'Assemblée nationale en quittant l'hémicycle suite au refus du Premier ministre de répondre à une question posée par l'un des leurs (http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/03/23/la-fru... ; http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/23/01002-2010032... ). L'attitude du chef du gouvernement montre bien le peu de cas que fait l'UMP de ses alliés supplétifs. Il est regrettable que les centristes ralliés à Nicolas Sarkozy aient mis 3 ans pour s'en rendre compte. Mais ils risquent bien de demeurer les dindons de la farce car NS va être tenté, au vu des scores obtenus par les candidats du Front national, de donner un coup de barre à droite afin de récupérer leurs voix, laissant les centristes sur le bas-côté. Ainsi, ces opportunistes, ralliés au chef de l'Etat pendant l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2007 afin de sauvegarder leurs sièges de députés, se trouveront délaissés et cantonnés à un rôle moins que subalterne, servant au mieux de caution modérée à l'UMP.

10:51 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Feue la taxe

Chers amis,

 L'Europe a encore et toujours bon dos. Après avoir promis depuis 3 ans la mise en place d'une taxe écologique, devenue entretemps la « taxe carbone », le chef de l'Etat a fait marche arrière pour satisfaire ses députés. Le motif invoqué est de vouloir que cette taxe soit instituée au niveau européen. Dans ce cas, pourquoi avoir attendu mars 2010 pour le demander alors que la France avait présidé l'Union Européenne au second semestre 2008 ? NS avait même eu l'occasion de revoir sa copie fin 2009 lorsque le projet, qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2010, avait été retoqué, à juste titre, par le Conseil constitutionnel. Ce dernier reprochait au projet présidentiel ses trop nombreuses exemptions. NS avait alors décidé de repousser sa mise en application au 1er juillet prochain. Là encore, nous n'avions pas entendu parler d'une taxe paneuropéenne. Qui plus est, plusieurs pays (Suède, Danemark...) appliquent cette taxe depuis de nombreuses années et n'ont donc pas attendu une éventuelle mise en place au niveau européen. Tout ceci montre bien que la volonté verte du président de la République n'était qu'une (im)posture, d'ailleurs regrettée par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Mme Jouanno, laquelle, notons-le au passage, ne va pas au bout de sa logique en refusant de démissionner de son poste. Par ailleurs, le chef de l'Etat a curieusement attendu l'après second tour des élections régionales pour faire connaître sa décision. De tout ceci, il découle que ce n'est ni en faisant porter le chapeau à l'Europe ni en faisant sans cesse le contraire de ce qu'il avait promis quelque temps auparavant, que NS retrouvera les faveurs de nos concitoyens. Bien au contraire, son attitude souligne son manque de « vision » à long terme et sa volonté à vouloir porter à bout de bras des mesures qui, bien que souvent impopulaires, sont des passages obligés afin de participer au changement de nos comportements et de faire des Français des éco-citoyens.

10:31 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

"Taxe carbone : Pour ne pas agir du tout, on ne pouvait pas mieux s'y prendre !" par Jean-Luc Bennahmias

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Jean-Luc Bennahmias, député européen et vice-président du Mouvement Démocrate, a réagi suite à l'annonce de l'abandon de la taxe carbone par le président de la République :

"Élément central du pacte écologique de Nicolas Hulot et du Grenelle de l'Environnement, la taxe carbone était présentée comme une mesure phare par le gouvernement et Nicolas Sarkozy.

Bien que mal engagée, mal calculée, mal positionnée, et même si plus personne n'y comprenait rien, elle créait toutefois un schéma a minima.

Le Premier Ministre et sa majorité la plus conservatrice expliquent que cette taxe se doit d'être mise en oeuvre à l'échelle européenne.


Que l'Europe s'implique sur ce sujet n'est pas une idée stupide, mais l'argument selon lequel rien ne doit être fait sans elle est ridicule.

Bien d'autres pays, comme la Suède ou le Danemark, n'ont pas attendu un accord global européen pour mettre en place une telle mesure !

Si l'on voulait donner un signal fort pour ne pas agir du tout, on ne pouvait pas mieux s'y prendre !"

Jean-Luc Bennahmias

08:02 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 22 mars 2010

“Vous pouvez compter sur moi et Je compte sur vous”, par Alain Dolium

alain dolium.jpg114.000 voix. 114.000 électrices et électeurs ont voté dimanche dernier pour la liste Démocrate et Centriste que j’ai présentée en Ile-de-France. Je tiens à les en remercier très chaleureusement.

Et je veux d’emblée les rassurer : je ne me suis pas intéressé à eux, le temps d’une campagne pour passer à autre chose après. Je me suis engagé très clairement pour une orientation que je souhaitais défendre avec mes colistiers au sein du Conseil régional. Nous n’avons pas été élus. Mais je ne renonce à rien. Surtout pas à un programme dans lequel je me suis personnellement impliqué, et que je veux continuer de faire vivre, parce qu’il a été conçu pour apporter des solutions concrètes aux problèmes quotidiens vécus par les Franciliens.

Je note avec satisfaction que les Franciliens ont rejeté un projet de Grand Paris réduit à de coûteux investissements sans retour pour les habitants et je constate qu’ils attendent du Conseil Régional « un bouclier social » promis par la gauche plurielle. Cependant, je vais devoir continuer de dénoncer une relation malsaine entre la région et l’Etat, fondée sur  le conflit ou la soumission, dont les citoyens sont les premières victimes

Voter pour nous, c’était justement exprimer un besoin d’une autre manière de concevoir la politique, une envie d’en finir avec deux politiques incapables l’une et l’autre de faire ce qu’elles disent.  Une envie de revenir aux fondamentaux : la politique est là pour régler les problèmes des citoyens.

Nous n’avons pas eu le temps suffisant pour approfondir la relation nouvelle que je veux développer entre ceux qui se présentent au suffrage et leurs électeurs. Ce projet alternatif, il existe, il est cohérent. Il peut et il doit rassembler.

J’ai pu constater, durant toutes ces semaines de campagne au contact des Franciliens et des Franciliennes, une perte de confiance dans l’avenir, le sentiment d’être plus fragile, plus vulnérable. Pour les classes populaires, l’ascenseur social est en panne, faute d’un accès équitable à l’ensemble de l’information liée à l’orientation scolaire gagnante, faute d’un désenclavement des deuxième et troisième couronnes d’Ile-de-France. Les classes moyennes supportent l’augmentation du coût de la vie, vivent mal les suppressions de poste dans les bureaux, et voient avec inquiétude venir la menace du déclassement. Les artisans et commerçants de proximité, qui avaient réussi, grâce à leurs efforts, à survivre face aux grandes enseignes, se voient à nouveau menacés dans leur existence. Les entrepreneurs, les patrons de petites entreprises restent peu et mal encouragés dans leurs efforts, alors que ce sont eux qui créent les emplois. Le Conseil régional doit prendre des mesures pour améliorer leur développement et multiplier les créations.

Avant d’être un militant politique, je suis un créateur d’entreprise. Pour moi, s’arrêter au constat que je viens d’évoquer serait largement insuffisant. Il faut au plus vite traiter les problèmes. Je prends donc l’engagement de travailler, en rassemblant toutes les bonnes volontés disponibles, toutes les compétences nécessaires, pour mettre en place un certain nombre d’initiatives. Je solliciterai bien évidemment le soutien et l’aide du Conseil régional. Je mobiliserai pour m’y faire entendre.

Notre programme va vivre avec vous.

Vous allez l’enrichir, par les idées ou les nouveaux projets que vous allez apporter dans le cadre des débats que j’organiserai dans la région.

Nous allons soutenir les associations en place, en créer de nouvelles si nécessaires, et organiser un vaste échange entre les associations actives sur le terrain.

Nous n’hésiterons pas à évaluer l’action du Conseil régional, dans ses différents champs d’action.

Je vous appelle à réunir vos forces, vos compétences. Faire de la politique, c’est d’abord travailler.

J’appelle tous ceux qui veulent contribuer à faire vivre le programme régional Ile-de-France et les actions qui vont avec à me contacter : contact@alaindolium.fr

Vous m’avez fait comprendre combien vous comptiez sur moi…

A moi de vous dire combien je compte vraiment sur vous…

Alain Dolium

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dimanche, 21 mars 2010

Résultats second tour Ville de Dugny

Chers amis,

Vous trouverez ci-dessous les résultats du second tour des élections régionales à Dugny :

Nombre d'électeurs inscrits : 5 338

Votants : 1 822, soit 34,13%

Blancs et nuls : 6,81%

Exprimés : 93,19%

Ont obtenu :

1) liste de Mme Pécresse : 32,69%

2) liste de Mr Huchon : 67,31%

22:29 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

vendredi, 19 mars 2010

"Electeurs démocrates, ne perdez pas espoir !" par Robert Rochefort

robert rochefort.jpgCommençons par dire à tous ceux qui ont voté pour les candidats du Mouvement démocrate, dimanche dernier, que le faible score des listes qu'il présentait ne signifie pas qu'ils sont dans l'erreur. La vie politique est coutumière de ces passages brutaux de la cime aux abymes et... réciproquement. Se souvient-on que la candidate écologiste lors de la présidentielle de 2007 n'avait recueilli que 1,5 % des suffrages alors que ses camarades d'aujourd'hui sont à 12,2 %, ce qui est d'ailleurs inférieur aux 16,2 % des européennes de l'an passé ?

Mais venons-en à l'essentiel, c'est-à-dire au message et à la stratégie politique. Pour beaucoup, l'absence de positionnement clair du MoDem dans le jeu des alliances de droite ou de gauche est responsable de la forte baisse du potentiel électoral qu'avait recueilli François Bayrou en 2007. "Où êtes-vous finalement ?" ne cesse-t-on de nous dire. Eh bien nous sommes au centre, et nous y restons. Face aux défis majeurs auxquels notre pays est confronté, il n'y a pas un camp qui, à lui tout seul, détienne la vérité, possède le catalogue des réformes à accomplir, et plus encore la méthode pour les faire accepter. Réfléchir ainsi revient à privilégier des approches idéologiques qui sont des impasses, et, pire encore, des mensonges. Nicolas Sarkozy a commencé son quinquennat avec des habits très libéraux et le voici apparemment devenu étatiste depuis que la gravité de la crise s'est fait sentir... Les socialistes, avec leurs seuls alliés d'Europe Ecologie et du Front de gauche mettront-ils en avant leurs idées du passé, faites d'accroissement de la fiscalité, de centralisme étatiste, auxquels beaucoup d'entre eux ne croient plus réellement ? Tout cela constitue autant d'incapacité à agir et d'énergie gaspillée.


Etre au centre, c'est sentir le besoin de dépasser les clivages archaïques à un moment où notre pays n'a pas d'autre choix. Cela ne signifie nullement détenir une "troisième vérité, ni de droite ni de gauche". Soyons lucides, notre peuple est fatigué et collectivement déprimé, même si, heureusement, la vitalité individuelle reste grande dans la vie quotidienne de chacun. Quant à l'Etat, il dispose de très peu de marge de manœuvre – notamment budgétaire – pour se transformer. Au Mouvement démocrate, nous pensons qu'il n'y a pas d'autre solution que de privilégier l'écoute des personnes souffrant de la crise et concernées par les réformes et que d'être obsédé par l'exigence de justice sociale. C'est le contraire de ce que fait le gouvernement aujourd'hui. Nous appelons cela le projet humaniste.

Nous pensons que les Français ne sont pas très loin de ce point de vue, même si cela ne les a pas conduits à nous apporter suffisamment leur suffrage. La très préoccupante abstention de dimanche dernier est un rejet de la classe politique, qui nous inclut bien évidemment. Quant au vote de la minorité qui s'est exprimée, elle pourrait laisser croire à un retour de la bipolarisation "droite-gauche" traditionnelle. Il faut être plus fin dans l'analyse. Il est devenu banal de voter pour un camp lors d'une élection, et pour le camp adverse à l'élection suivante. Ce zapping électoral, que certains assimilent à du consumérisme politique, démontre, s'il le fallait, qu'il n'y a plus de vote d'appartenance, et constitue aussi, d'une certaine façon, une forme d'appel au dépassement des clivages idéologiques.


L'autre cause supposée de notre échec serait l'obsession présidentielle de François Bayrou. Ne refusons pas d'en débattre, et allons ici aussi au fond des choses. Le Mouvement démocrate est né de la percée que son leader a accomplie en 2007, rompant avec ce qui se faisait depuis plusieurs décennies. Il a libéré le centre de son asservissement à une droite dont on pouvait déjà pressentir que, avec Nicolas Sarkozy, elle irait à rebours des avancées démocratiques et sociales indispensables pour redonner à notre peuple cohésion et confiance en lui-même. Reste que le jeu institutionnel en France est aujourd'hui verrouillé. Il est fait pour cet affrontement destructeur de la gauche contre la droite.


L'essai qui a été marqué par François Bayrou lors de la dernière élection présidentielle ne pourra être transformé que par une autre élection présidentielle. Pour cela, il faudra cette fois-ci construire de nouvelles alliances, qui devront à la fois s'atteler au fond des réformes à entreprendre, mais aussi à la forme de notre vie politique et de sa représentation démocratique. Chacun sera mis face à ses responsabilités. Est-ce en s'appuyant sur les amis de M. Mélenchon que les socialistes pourront reconquérir le pouvoir ? Est-ce en restant sous le carcan étouffant d'une UMP totalement sous contrôle présidentiel que les humanistes de centre droit pourront faire entendre leur voix ? Ces questions, nous les poserons le moment venu à tous les Français, dans la transparence, et alors que les effets dévastateurs de la crise économique et sociale continueront à faire de très lourds dégâts, élargissant le rassemblement – espérons-nous – de ceux qui seront prêts à penser et à agir autrement.


Ce n'est pas un pari. Même si ce choix est exigeant, pour tous les démocrates, c'est la seule voie à suivre.


Robert Rochefort, député européen, membre du bureau exécutif du Mouvement Démocrate.

Lien(s) : Retrouvez ici la tribune de Robert Rochefort dans le quotidien "Le Monde"

09:13 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 15 mars 2010

Résultats Ville de Dugny

Chers amis,

Vous trouverez ci-dessous les résultats du 1er tour des élections régionales pour Dugny :

 

Inscrits : 5338

Votants : 1582, soit 29.64%

Blancs et nuls : 3.98%

Suffrages exprimés : 96.02%

 

Ont obtenu :

 

1)  liste de Mme Arnautu FN 17.38%

2)  liste de Mr Dupont-Aignan DLR  2.50%

3)  liste de Mme Duflot Europe Ecologie  8.95%

4)  liste de Mr Mercier Lutte Ouvrière 1.18%

5)  liste de Mr Dolium MoDem 4.48%

6)  liste de Mr Huchon PS 23.57%

7)  liste de Mr Laurent Front de Gauche 16.13%

8)  liste de Mme Pécresse UMP 17.18%

9)  liste de Mr Governatori AEI 0.92%

10)  liste de Mr Besancenot NPA 4.87%

11)  liste de Mr de Boer Liste Chrétienne 0.53%

12)  liste de Mr Kanouté Emergence 2.30%

 

 

13:25 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

François Bayrou : "Une vérité ne cesse pas d'être vraie parce qu'elle est minoritaire"

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Déclaration de François BAYROU

Dimanche 14 mars 2010

Pour notre pays, c'est un jour inquiétant. Les résultats de cette soirée disent que la France va mal ; l'abstention a battu tous les records ; l'extrême droite est de retour à des niveaux jamais atteints depuis des années. L'état du pays a dépassé la cote d'alerte.

Et c'est un mauvais jour pour nous. Nous n'avons pas réussi à regrouper les électeurs autour des listes et des candidats, souvent nouveaux, que nous soutenions.

Je veux cependant exprimer ma gratitude à tous ces candidats, femmes et hommes, qui, dans leur région, ont été courageux et engagés. Je veux dire nos félicitations à ceux qui, dans leurs régions, souvent dans l'adversité, ont réussi à convaincre et en premier lieu à mon ami Jean Lassalle en Aquitaine.

De tout cela, nous ferons l'analyse et nous tirerons les leçons, bien sûr. Et ce qu'il faudra changer, nous le changerons.

Pour autant, être minoritaire, c'est une déception, c'est un désagrément, c'est un passage rude, mais ce n'est pas une honte. Et une vérité ne cesse pas d'être vraie parce qu'elle est minoritaire.

Les temps viennent où les Français vont découvrir la véritable situation de notre pays, et se demanderont comment reconstruire. À ce degré de gravité, j'en ai la certitude, on ne pourra pas reconstruire dans l'affrontement sourd d'un camp contre l'autre. Au contraire, les Français auront besoin de responsables politiques qui leur disent la vérité, qui proposent un projet de société différent et équilibré, et qui aient la volonté de rassembler. De vérité, de vision, d'équilibre, de rassemblement, la France un jour aura besoin autant que d'air pour respirer.

Et c'est pour cela qu'il n'y a ce soir qu'une seule chose à dire : facile ou difficile, peu importe, il faut continuer le combat pour un autre projet de société, pour d'autres valeurs. Les Français, tous les jours, dans leur santé, dans leur famille, dans leur vie professionnelle, surmontent des difficultés, endurent des chocs, et repartent : eh bien, nous ferons comme eux, et, j'espère, avec eux.

09:26 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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