mercredi, 26 mai 2010
Infos média
François Bayrou sera l'invité du "Grand Jury" de RTL/Le Figaro/LCI, dimanche 30 mai à 18h30.
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Infolettre de Marielle de Sarnez


Chers amis,
Nous vous invitons à découvrir ci-dessous la dernière infolettre de Marielle de Sarnez, députée européenne du MoDem :
http://lalettredemarielledesarnez.eu/newsletters/lettre-d...
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François Bayrou : "Il faut consulter les Français par référendum sur les déficits"
François Bayrou a accordé un entretien au quotidien Le Monde, édition datée du dimanche 23 et lundi 24 mai.
Le Monde : Approuvez-vous la proposition du président de la République d'inscrire dans la Constitution la lutte contre les déficits ?
François Bayrou : Inlassablement, depuis dix ans, j'ai défendu le principe d'une disposition constitutionnelle qui empêche les déficits de se creuser, du moins en période de croissance. La proposition que je défendais était d'écrire tout simplement dans la Constitution qu'à partir de l'année 2015, par exemple, les déficits de fonctionnement ne seront pas admis, sauf pour combattre ou prévenir une récession.
Pour l'investissement, les grands équipements, il est compréhensible qu'en empruntant on partage la charge avec les générations futures ; pour le fonctionnement pour les retraites, pour le remboursement des feuilles de sécu, c'est inadmissible et scandaleux. Je trouve légitime d'en faire un principe constitutionnel. Bien des critiques disent : "Vous n'avez pas le droit de lier les mains des gouvernements à venir."
Cette critique est sérieuse : je propose donc que la modification constitutionnelle soit décidée par les Français eux-mêmes, par référendum. Si des gouvernements ultérieurs estiment nécessaire de rompre avec cette règle de prudence, ils ne pourront le faire sans avoir à leur tour demandé l'accord du peuple.
Le Monde : À quoi attribuez-vous cette propension française aux déficits ?
François Bayrou : Deux choses : dans la culture française, il y a l'idée profondément ancrée que l'inflation, à un moment donné, viendra effacer l'ardoise. Et puis, nous vivons dans la frénésie du court terme. Pour exister au journal de 20 heures, chaque jour, devant chaque accident de la vie, il faut "débloquer", comme on dit, des milliards. Et en effet, on n'a pas arrêté de débloquer, à tous les sens du mot...
Le Monde : La rigueur est-elle inéluctable ?
François Bayrou : La guerre des mots autour du terme "rigueur" est ridicule. Mais il faut se mettre ceci dans la tête : nous sommes entrés dans le temps des choses sérieuses. On nous a fait vivre dans l'illusion que l'Etat pouvait répondre à toutes les demandes à partir de ressources qu'il n'avait pas. C'est fini. Et, pour moi, il est bon que notre pays ouvre les yeux devant la réalité.
Le Monde : Les Français y sont-ils prêts ?
François Bayrou : Je crois que les esprits ont beaucoup évolué. Les responsables politiques aussi. J'ai trouvé intéressant que Dominique Strauss-Kahn dise clairement que le tabou des 60 ans pour la retraite n'avait pas de sens. Mais les appareils de parti, eux, n'en sont pas là !
Lorsque le PS officiel prétend que, pour la réforme des retraites, il suffit de taxer les banques, qu'il n'y a qu'à "prendre l'argent là où il est", comme disait magnifiquement feu Georges Marchais, c'est le pire des messages politiques. cela consiste à dire au grand public : "On peut s'en tirer sans effort puisque les efforts seront pour les autres !" Ce n'est pas ain qu'on rebâtit un grand pays.
Le Monde : Vous pensez qu'on va vers des hausses d'impôt ?
François Bayrou : Compte tenu de l'ampleur des déficits, aucun gouvernement n'y échappera. Et lorsque le gouvernement actuel prétend le contraire, il raconte des histoires et il le sait parfaitement. C'est si vrai que le gouvernement a transmis à Bruxelles un plan de redressement qui comporte une hausse de deux points des prélèvements obligatoires ! Mais notre fiscalité est devenue de plus en plus injuste et de plus en plus labyrinthique. Pour obtenir justice, clarté et donc confiance, il faudra le courage d'une profonde réforme fiscale.
Le Monde : Comment interprétez-vous l'effervescence actuelle au centre ?
François Bayrou : Il y a au centre de la vie politique française une famille dispersée, mais réelle. Ce courant de pensée s'est séparé : une partie s'est satellisée autour du pouvoir chiraquien ou sarkozyste, une partie a choisi l'indépendance avec moi, une partie s'est installée dans l'orbite du PS. Mais les événements imposeront un jour ou l'autre que ce grand courant, avec toutes ses sensibilités, se rassemble.
Le Monde : Avec ou sans vous ?
François Bayrou : Le moment venu, je mettrai toutes mes forces au service de cette reconstruction. Mais il y a une condition, et pour moi une seule : il faut que toutes les composantes assument une vraie indépendance. C'est toujours la même histoire : pour être à la hauteur, il faut renoncer au renoncement.
Le Monde : Pourquoi avez-vous récemment rencontré Nicolas Sarkozy ?
François Bayrou : Nous sommes dans une période de crise profonde, où tout le monde cherche l'issue. Dans cette période, chaque fois que le président de la République m'invitera à le rencontrer pour parler des grands sujets, j'accepterai. Idem pour le premier ministre ou les responsables de la gauche. Et, chaque fois, sans tambour ni trompette. Responsables politiques, nous sommes collectivement responsables de la situation du pays. Je ne dis pas "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", mais "tout le monde est responsable".
Le Monde : Comment analysez-vous la crise européenne ?
François Bayrou : Je n'aime pas la mode anti-allemande actuelle. La chancelière Angela Merkel, et son ministre des finances, Wolfgang Schaüble, sont des dirigeants de grande dimension, qui prennent légitimement en compte la hantise historique de leur peuple. Nous les Français, nous aimons l'inflation et la planche à billets. Les Allemands ont perdu leur être, leur sang et leur âme dans une dérive qui a commencé par l'inflation. Si on ne comprend pas ça, on ne comprend rien.
Le Monde : Pourquoi l'Europe ne parvient pas à parler d'une seule voix ?
François Bayrou : Parce qu'il n'y a pas de vision claire. Que doit être l'Europe ? Pour moi, c'est une famille d'Etats et de nations organisés dans un but commun. À l'ère des Etats-continents, ils choisissent de défendre ensemble leur modèle de société. Le jour où cette idée fondatrice sera acceptée par tous, on avancera.
Le Monde : La Commission européenne doit-elle avoir un droit de regard sur les budgets nationaux ?
François Bayrou : On présente bien le budget, avant de le voter, aux citoyens français. Pourquoi pas aux partenaires européens ? Je souhaiterais pour aller plus loin une agence européenne vraiment indépendante chargée de garantir la vérité sur les comptes des différents Etats.
Le Monde : La baisse de l'euro vous inquiète-t-elle ?
François Bayrou : Non. L'euro était surévalué. Nous nous rapprochons d'une parité convenable avec le dollar. Où est le drame ? Ce rééquilibrage a aussi des avantages.
Le Monde : La zone euro peut-elle exploser ?
François Bayrou : Je ne le crois pas. Un pays qui en sortirait verrait ses taux d'intérêt s'envoler, ses déficits exploser, et l'inflation l'envahir. Il ne trouverait plus de crédit. C'est très dissuasif. J'ajoute que l'euro protège tout le monde. Même les forts...
Le Monde : Va-t-on vers davantage d'intégration économique à la faveur de la crise ?
François Bayrou : Si on allait vers une vraie coordination et une vraie coopération, ce serait déjà un pas de géant.
Le Monde : Que faut-il faire en priorité pour assurer le financement des retraites ?
François Bayrou : Un plan en trois étapes :
-d'abord, rétablir l'équilibre financier par de nouvelles ressources et cela impose, par esprit de justice, de faire participer des revenus qui, pour l'instant, étaient à l'abri ;
-ensuite, à moyen terme, admettre que, bien sûr, le déséquilibre des retraites est un problème démographique, qu'il faut augmenter le nombre des actifs par rapport au nombre des retraités : pour cela, il faut devenir obsédés de la reconquête de l'emploi en France, pour les jeunes et pour les plus de 55 ans et ensuite allonger la durée d'activité en faisant glisser le curseur de l'âge légal, ou celui de la durée des cotisations, ou les deux ;
-enfin, pour le long terme, définir dès aujourd'hui, tous ensemble, à horizon d'une décennie, un système de retraite, par exemple à points, plus souple, qui prévoira des transitions entre emploi et retraite, et qui sera équilibré.
Le Monde : Soutiendrez-vous la réforme que va proposer le gouvernement ?
François Bayrou : Si elle me paraît raisonnable, je la soutiendrai. Je n'ai pas passé ma vie politique à mettre en garde contre les déficits pour aller dans le sens de l'irresponsabilité lorsqu'un redressement commence à s'imposer.
Le Monde : Votre geste ne risque-t-il pas d'être interprété comme un "recentrage" dû à votre solitude ?
François Bayrou : Sans concession, depuis le premier jour, j'ai combattu les fautes du pouvoir actuel en termes d'injustices, d'atteintes à la séparation des pouvoirs, de mainmise sur les médias, publics en particulier, de mélange entre intérêts privés et intérêt public. Je continuerai de le faire. Cela me rend d'autant plus libre d'approuver des décisions qui me paraissent équilibrées. Dire oui quand les choses vont dans le bon sens, dire non et se battre contre les erreurs et les abus, voilà ma ligne.
Le Monde : Quelle est votre opinion sur le projet de loi sur la burqa ?
François Bayrou : Je n'ai pas aimé la manière dont le débat a été lancé. Mais la décision est maintenant devant nous : je trouve le texte du gouvernement raisonnable. Le projet de loi ne parle pas de religion, ne cible personne. Il dit simplement qu'en France, on ne dissimule pas son visage dans l'espace public, que vivre à visage découvert, c'est le premier geste de reconnaissance réciproque et de respect. En outre, j'approuve qu'il y ait une pédagogie prévue dans la loi.
Propos recueillis par Françoise Fressoz et Pierre Jaxel-Truer.
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mercredi, 19 mai 2010
Gouvernance économique : "Il est vital de créer des synergies entre les budgets nationaux et d'harmoniser notre fiscalité", déclare Marielle de Sarnez
Intervenant aujourd'hui en session plénière du Parlement européen, réuni à Strasbourg, lors du débat conjoint consacré aux mécanismes de gouvernance économique renforcée, Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem a déclaré: "Cette crise est la plus grave à laquelle est confrontée aujourd'hui l'Europe. C'est pourquoi il y a urgence. Evidemment il nous faut prendre des décisions, de bonnes décisions et ce, sans attendre le mois d'octobre".
"Le plan de sauvegarde a été une première décision, sans doute trop tardive mais enfin mieux vaut tard que jamais. Il faut maintenant le compléter d'urgence par la création sur le long terme d'un vrai fonds monétaire européen, par la mise en place d'un marché obligataire européen et par la création d'une agence de notation européenne", a-t-elle précisé.
"Nous le savons tous", a poursuivi Marielle de Sarnez, "la monnaie unique ne pourra pas fonctionner sans convergence budgétaire, fiscale, économique et politique. Quand l'Europe ne donne pas le sentiment d'être gouvernée, c'est très simple, elle laisse toute la place aux marchés et aux spéculateurs. Donc nous parlons beaucoup de gouvernance économique mais peut-être faudrait-il nous concentrer sur la question de la gouvernance elle-même de l'Union européenne qui nous a manquée ces derniers temps.
"Nous devons, à mon avis, nous fixer deux objectifs : oui bien sûr, il faut réduire l'endettement, mais il faut le faire de façon réaliste et de façon crédible. Il faut, en même temps, dégager des marges de manœuvre et faire les réformes nécessaires pour préparer l'avenir. On doit faire les choses en même temps, ces deux choses-là en même temps".
"C'est pourquoi, il est vital de créer des synergies entre les budgets nationaux des États-membres, et j'aurai préféré que la Commission le dise de cette façon-là.
C'est pourquoi, il est vital - également - de réformer notre fiscalité, de la mettre davantage au service du développement et de la croissance et de l'harmoniser.
Nous n'aurons pas d'Union monétaire sans Union budgétaire, économique et politique", a conclu Marielle de Sarnez.
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vendredi, 14 mai 2010
Marielle de Sarnez : "On ne peut plus financer les retraites à crédit"
Dans un entretien au quotidien Le Figaro, vendredi 14 mai, Marielle de Sarnez, députée européenne et vice-présidente du Mouvement Démocrate, a répondu aux questions relatives à la réforme des retraites.
Le Figaro : Le Conseil d'orientation des retraites (COR) affirme que travailler plus tard sera nécessaire, mais pas suffisant. Est-ce votre avis ?
Marielle de Sarnez : La réforme est indispensable. Cette année, 30 milliards d'euros vont manquer pour payer les retraites. En 2015, ce déficit sera de 40 milliards par an. Une chose est sûre : on ne peut plus continuer de financer les retraites à crédit. Il faut donc agir. Si nous ne le faisions pas, inéluctablement, nous continuerions de creuser les déficits et on aboutirait à une baisse des pensions. Au MoDem, nous défendons deux principes : garantir le niveau des retraites et garder le régime par répartition, parce que ce système de solidarité entre générations fonde notre pacte républicain.
Le Figaro : Concrètement, quelles solutions proposez-vous ?
Marielle de Sarnez : À court terme, le gouvernement doit rééquilibrer les comptes. Pour nous, ceci ne peut se faire qu'en équité. C'est-à-dire qu'il ne peut y avoir une augmentation des prélèvements sans faire contribuer des revenus qui, aujourd'hui, y échappent en partie. Je pense notamment aux revenus financiers, comme par exemple les stock-options. De même, il faudra que les entreprises s'engagent davantage dans la lutte contre la pénibilité du travail. Mais les seuls prélèvements de rééquilibrage financier ne suffiront pas. Et on devra à moyen terme travailler sur le nombre d'actifs par rapport à celui des retraités. Et donc regarder les questions de la durée de cotisation et probablement faire évoluer dans le temps l'âge légal de départ à la retraite. Ceux qui souhaitent travailler plus longtemps doivent pouvoir le faire. Mais cela à un corollaire : que le gouvernement s'engage pleinement dans une politique de reconquête de l'emploi. Et que l'on puisse imaginer plus de souplesse dans l'emploi du temps des seniors en fonction de leurs choix personnels de vie.
Le Figaro : Et à long terme ?
Marielle de Sarnez : Nous sommes partisans d'un régime par points ou par comptes personnels, comme en Suède, qui comptabilisent tout au long de la vie les droits acquis et dont la responsabilité serait confiée aux partenaires sociaux. Nous pensons que ces questions devraient dépasser le simple clivage droite-gauche. Cette réforme est vitale. Il y va de l'avenir de nos enfants. On peut donc regretter que l'attitude réformiste et responsable que nous prônons ne soit pas celle de l'ensemble du champ politique français.
Le Figaro : Vous seriez donc prêts à soutenir le projet du gouvernement ?
Marielle de Sarnez : Il n'y a pas pour le moment de projet sur la table. Mais ce que j'attends du gouvernement, c'est qu'il prenne en compte le besoin de réformes, de justice et de création d'emplois. Avec François Bayrou, nous avons consulté les organisations syndicales et patronales. Le MoDem arrêtera sa position définitive lors de notre conseil national du 26 juin.
Propos recueillis par Rodolphe Geisler.
20:44 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 12 mai 2010
Consultation sur la réforme des retraites 2010
Chers amis,
Comme il s'y était engagé, le Mouvement Démocrate a lancé une grande consultation sur le sujet si important de la réforme des retraites.
Ces derniers jours, une délégation du Bureau exécutif, conduite par François Bayrou, a procédé à l'audition des grandes organisations professionnelles : UNSA, FSU, CGT, CFTC, CGPME, MEDEF, FO, CFDT, UPA et FNSEA.
A la suite de ces auditions, François Bayrou et le Bureau exécutif ont formulé 8 thèses sur la réforme des retraites qu'ils ont souhaité adresser à tous les adhérents pour qu'ils puissent s'en saisir et contribuer par leurs réactions à la réflexion du Mouvement.
Chacune des 8 thèses de cette note est donc désormais soumise à votre examen, vos réflexions et vos amendements.
Pour participer à cette consultation, consultez la page suivante en cliquant ici.
Vous pouvez nous adresser vos contributions par mail jusqu'au 20 juin prochain (retraites@lesdemocrates.fr).
Le Conseil national du 26 juin prochain adoptera le texte définitif et rendra publique la position du Mouvement Démocrate sur la réforme des retraites.
Pour compléter votre information, vous trouverez sur notre site internet, en complément de la note de synthèse, un dossier (cliquez ici) comprenant de nombreuses données sur la situation des retraites en France et en Europe.
Bien cordialement,
L'équipe du Mouvement Démocrate
Lien(s) : Retrouvez ici la page de la consultation sur la réforme des retraites
18:54 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
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Infolettre de Marielle de Sarnez
Chers amis,
Retrouvez la dernière Infolettre de Marielle de Sarnez, députée européenne MoDem :
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mardi, 11 mai 2010
François Bayrou : "Si Centre il y a, ça veut dire indépendance, et j'en suis le garant"

François Bayrou était l'invité de Laurence Jousserandot sur France Info, ce lundi 10 mai.
Il a notamment estimé que les décisions prises dans le cadre du plan de sauvetage de l'euro étaient les "bienvenues" mais arrivaient "trop tard", à un coût trop élevé.
Ce plan "aurait dû intervenir il y a trois mois et le fait qu'il ne soit pas intervenu il y a trois mois nous a coûté peut-être 300 milliards", a affirmé François Bayrou.
"En tout cas, c'est une décision bienvenue", a-t-il ajouté se félicitant de la "solidarité entre Européens", et du "changement de cap significatif de la Banque centrale européenne" qui s'est "enfin mise en position de jouer le rôle qu'elle devrait jouer auprès des Etats lorsqu'ils ont besoin d'emprunter".
François Bayrou a néanmoins rappelé "qu'on a accepté de vivre totalement à crédit, totalement par l'emprunt et totalement par la dette". Ce qui nous a "plongé dans une fragilité excessive où l'on est obligé de réemprunter pour garder notre train de vie".
Interrogé sur "l'influence de Nicolas Sarkozy" dans la mise en place de ce plan de sauvetage, il a estimé que l'"on n'a pas besoin d'exploit individuel", mais "d'une action d'équipe".
Concernant son entretien à l'Elysée avec Nicolas Sarkozy, François Bayrou a refusé de dévoiler la teneur de l'entretien et a souligné qu'il restait "enraciné" au centre, se disant "le garant de l'indépendance" de cette famille politique. Il a simplement jugé "normal que quand le président de la République m'invite dans une situation aussi grave (...) à aller le voir, je ne le rende pas public". "C'est lui qui en a parlé, et je ne raconte pas ce que nous nous disons", a ajouté François Bayrou.
"La seule chose qui me tente, c'est que la vie politique en France change suffisamment pour que l'on fasse enfin des choses utiles (...) pour trouver les chemins du redressement" du pays, a-t-il encore rappelé, en réaffirmant : "Je suis au centre. Enraciné dans cette famille politique. Et au centre, ça veut dire indépendance. Et je suis le garant de cette indépendance".
Interrogé sur la situation politique britannique, François Bayrou a estimé que "la clef" du dénouement de la crise, "ce n'est pas l'alliance" du libéral-démocrate Nick Clegg avec l'une ou l'autre des grandes formations (droite ou gauche).
"La clef, c'est qu'on change les règles du jeu de manière à ce que la vie politique en Grande-Bretagne devienne juste et rassembleuse", a-t-il conclu.
08:23 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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