lundi, 05 juillet 2010

Nomination à la tête de France Télévisions

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François Bayrou a estimé ce lundi que le choix "directement et personnellement" par Nicolas Sarkozy de Rémy Pflimlin pour prendre la tête de France Télévisions était "un processus profondément malsain".

"En dehors de tout jugement sur l'homme et son parcours professionnel, la nomination du président de France Télévisions directement et personnellement par le président de la République est un processus profondément malsain", a affirmé François Bayrou ajoutant que "l'audiovisuel public n'aurait pas dû accepter d'être présenté ainsi comme une filiale du pouvoir car, contrairement à ce qu'on nous raconte, il n'appartient pas à l'Etat et encore moins au pouvoir".

C'est un "retour en arrière pour la France", a-t-il encore rappelé, "c'est un abus de langage que de prétendre que l'Etat +est l'actionnaire+. En vérité, l'audiovisuel public appartient à tous les Français qui en assurent le financement par la redevance. C'est pourquoi comme dans toutes les démocraties du monde, le premier responsable de l'audiovisuel public devrait être désigné en dehors du pouvoir".

Pour François Bayrou, "la procédure mise en place par la majorité actuelle a, en réalité, affaibli le président de France Télévisions comme elle a affaibli les responsables de Radio France en exposant chacune de leur décision, fondée ou pas fondée, au soupçon de favoritisme et de complaisance".

"Il est impossible, à l'issue d'une nomination de cet ordre, de ne pas être soupçonné d'être une courroie de transmission", a-t-il ajouté, concluant que "lorsque viendra le jour d'une nouvelle époque politique en France, ce sera une des premières décisions à prendre que de rendre aux Français une télévision publique indépendante et pluraliste".

13:57 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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