dimanche, 27 février 2011

"Un remaniement ne suffit pas", analyse François Bayrou

FB 160907.jpgFrançois Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a expliqué dimanche 27 février ne pas croire qu'un remaniement puisse arranger la situation en France car, a-t-il expliqué, il ne s'agit pas d'"une affaire de personnes" mais de la manière dont le président Sarkozy "exerce le pouvoir".

"La question posée est: est-ce-que ce remaniement peut arranger la situation en France et la situation de la France? Je ne le crois pas", a-t-il souligné, en rappelant que Nicolas Sarkozy a déjà procédé à un remaniement il y a à peine trois mois.

"Sur le fond, si l'image de la France dans le monde est aujourd'hui profondément atteinte, ce n'est pas en raison des personnes mais de la complaisance qui a été celle du gouvernement français avec tous ceux que les peuples sont en train de chasser aujourd'hui", a-t-il estimé.

Interrogé sur la personnalité d'Alain Juppé, pressenti pour remplacer Michèle Alliot-Marie aux Affaires étrangères, le président du MoDem a insisté: "Je ne crois pas que ce soit une affaire de personnes. Cela tient à la manière dont on exerce le pouvoir en France".

"Si tout cela s'est produit, si ces affaires à répétition viennent à ce point perturber l'opinion française et les citoyens", c'est parce qu'il y a en France "un pouvoir entièrement entre les mains du président de la République et de son cercle proche", a ajouté François Bayrou.

"Les règles et les principes qui font que dans le monde, on évite de faire des bêtises lorsque les gens sont mal inspirés, les règles de séparation des pouvoirs avec un vrai parlement, une justice indépendante, des médias garantis dans leur indépendance... toutes ces règles en France ont été oubliées depuis longtemps", a-t-il regretté.

"Tant que l'on ne reconstruira pas cela, on n'aura pas la réponse aux questions posées", a-t-il lancé, en disant ne pas croire à l'autonomie d'Alain Juppé vis-à-vis des conseillers de l'Élysée dans ses nouvelles fonctions.

"Quand je le verrai, je le croirai. Mais toutes les expériences passées ont prouvé que le système de fonctionnement du pouvoir s'opposait à cet équilibre", a-t-il conclu.

21:51 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 09 février 2011

Vacances, j'oublie tout

Chers amis,

Alors que le Premier ministre et celle des Affaires étrangères sont en pleine tourmente suite à leurs vacances tunisiennes et égyptiennes, le Chef de l’Etat a décidé de siffler la fin de la récréation  en rappelant tous ses ministres à l’ordre. Plus aucun collaborateur ne pourra partir en vacances à l’étranger sans avoir demandé l’autorisation au plus haut niveau. Notons que nous ne savons pas si cette règle s’appliquera également au président de la République. Nous assistons ainsi à un premier (petit) pas vers la République irréprochable tant prônée par NS pendant la campagne présidentielle de 2007. Or le fait de partir en vacances à l’étranger n’est pas condamnable en soi ; ce qui l’est, ce sont les relations entretenues avec certains responsables politiques locaux qui, eux, sont loin d’être irréprochables.

Et sans partir à l’étranger, que dire des liens entretenus par le parti présidentiel avec de nombreux acteurs économiques et financiers ? Nous aimerions aussi entendre le président sur ce sujet. Mais pas un mot sur ceux qui pourraient contribuer au financement de la campagne de 2012 et dont les intérêts particuliers pourraient constituer la trame du programme du candidat Sarkozy, comme l’a demandé Mr Copé.

Il faudra certainement attendre une nouvelle affaire politico-financière pour éventuellement entendre le président à ce sujet. Comme toujours, NS saura « réagir », alors que la mission d’un président digne de ce nom est de « prévoir » et d’être au-dessus des intérêts particuliers. Mais il est des habits qui ne vont pas à tous ; nous en faisons la triste expérience chaque jour depuis bientôt quatre ans.

20:17 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Le Chevalier blanc

Chers amis,

Ainsi donc Mr Bartolone, président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, va-t-il « attaquer » trois banques, responsables des désormais célèbres prêts toxiques contractés par le Département au cours des années 2000. Si les banques portent bel et bien une lourde part de responsabilité, il ne faudrait pourtant pas dédouaner l’équipe politique socialo-communiste en charge du Département au moment de la signature desdits contrats. Or, en portant le feu contre ces banques, Mr Bartolone souligne implicitement un manque de ses prédécesseurs. En effet, ou bien l’ancienne équipe a signé ces contrats en toute connaissance de cause, et alors ils devraient rendre, eux aussi, des comptes ; ou bien ils les ont signés sans sourciller, bercés par les belles paroles des banquiers, et on peut alors douter des capacités de gestion des alliés traditionnels du président socialiste actuel. Par-delà l’action menée par Mr Bartolone, qui, souhaitons-le, aboutira de manière positive dans l’intérêt de tous, ne nous leurrons pas : le but premier est d’apparaître comme le Chevalier blanc qui sauvera la collectivité départementale de la faillite. Et tout ceci à un mois des élections cantonales (à l’issue desquelles le PS pourrait perdre la majorité absolue, et donc le siège de président) et à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle. Car si chacun sait que les banques ne sont pas animées par des desseins philanthropiques, les Hommes politiques qui aspirent à d’autres responsabilités nationales n’agissent jamais non plus gratuitement.

19:56 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Vacances ministérielles : "quelque chose qui n'est pas sain pour notre démocratie", déclare François Bayrou

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François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, était l'invité mercredi 9 février de France info.

Il est revenu sur les deux sujets qui dominent l'actualité française: la polémique sur les vacances ministérielles de Michèle Alliot-Marie et François Fillon en Tunisie et en Égypte, et la fronde des magistrats au lendemain des propos de Nicolas Sarkozy sur les "dysfonctionnements" dans l'affaire Laetitia.

"Il est légitime que la puissance publique s’interroge" sur les raisons qui ont conduit à la dramatique affaire Laetitia, mais "la manière dont Nicolas Sarkozy s’est exprimé, c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase", a estimé François Bayrou à propos de la mobilisation des magistrats.

Sur la polémique autour des vacances de Michèle Alliot-Marie et de François Fillon, le président du Mouvement Démocrate a souligné que pour les fêtes de fin d'année c'était "tout l'appareil d'Etat français qui se trouvait exactement dans la même situation" en vacances à l'étranger. Alors que la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, et le Premier ministre, François Fillon, sont mis en cause pour leurs vacances en Tunisie et en Egypte, M. Bayrou a relevé sur France Info, que le président de la République "lui aussi était invité au Maroc".

"Vous aviez tout l'appareil d'Etat français qui se trouvait exactement dans la même situation, dans les mêmes circonstances, j'allais presque dire dans les mêmes avions, dans les mêmes privilèges", a-t-il affirmé. "C'est pour ça qu'il y a une espèce de solidarité, et je trouve que c'est ça qui est malsain, je trouve que les dirigeants ne devraient pas se satisfaire de vivre ainsi dans des privilèges discrets", a-t-il ajouté.

Selon lui, avec de telles pratiques "un, notre parole est moins libre, et deux, l'image de la France auprès des opinions publiques des pays en question se trouve singulièrement écornée, singulièrement affaiblie". "Il faut que tout cela change. Hélas, j'ai l'impression que depuis des années non seulement ça ne s'arrange pas mais ça s'aggrave".

Affirmant avoir des "sentiments d'estime" pour François Fillon, François Bayrou a jugé que "la différence" entre ses vacances en Egypte et celle, de Mme Alliot-Marie en Tunisie "est dans le calendrier, peut-être parce que les évènements de Tunisie avaient débuté" avant le séjour de la ministre des Affaires étrangères. Certes "ce sont des pratiques qui durent depuis longtemps, ont été pratiquées par toutes les majorités", mais elles "n'en sont pas pour moi plus saines". "Je trouve qu'il y a là quelque chose qui ne va pas, qui n'est pas sain pour la démocratie française", a-t-il conclu.

 

19:05 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 02 février 2011

Conseil municipal

La prochaine séance du conseil municipal se tiendra le :

mardi 8 février

à 19h

Espace Victor-Hugo

20:20 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

"L'Europe ne doit pas manquer ce rendez-vous avec l'Histoire du monde", déclare Marielle de Sarnez

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Marielle de Sarnez, députée européenne et responsable des Affaires étrangères au sein du Shadow cabinet, est intervenue en session plénière au Parlement européen lors d'un débat consacré à la situation en Méditerranée, en particulier en Tunisie et en Égypte, mercredi 2 février.

"Le monde bouge, le monde change, en particulier le monde arabe. J'aurais rêvé, aimé que l'Europe soit à ce rendez-vous", a-t-elle souligné.

"Le monde bouge, le monde change. En particulier le monde arabe où, on doit le rappeler, 40% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et où les jeunes ont le plus fort taux de chômage au monde. Les peuples arabes aspirent au développement et à la démocratie. L'un n'étant pas séparable de l'autre.

En Tunisie comme en Égypte, ces peuples ont pris leur destin en main pour imposer le changement auquel ils ont droit. Ce mouvement-là, malgré toutes les provocations - comme nous l'avons encore vu aujourd'hui au Caire -, malgré toutes les difficultés, ce mouvement-là, rien ni personne ne l'arrêtera.

À propos de la Tunisie hier et de l'Égypte aujourd'hui, il y a une voix que l'on a entendue : c'est celle des États-Unis. Ils se sont résolument placés du côté des démocrates.

Je crois à l'Europe. Mais je crois aussi qu'elle ne fait sens que si elle aussi se place résolument toujours du côté des démocrates. Et j'aurais rêvé, aimé que cette Europe-là soit à ce rendez-vous-là. Elle ne l'a pas été.

Pas seulement de votre fait, mais aussi du fait de la frilosité de ses dirigeants qui préfèrent trop souvent l'immobilité au mouvement.

Plus de vingt ans après la chute du mur, nous vivons un changement historique. Je vous conjure d'en prendre la mesure pour ne pas manquer ce rendez-vous avec l'Histoire du monde."

Marielle de Sarnez
Députée européenne
Responsable des Affaires étrangères et de la Gouvernance internationale au sein du Shadow cabinet

 

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