jeudi, 31 mars 2011
Laïcité: "Le parti majoritaire met en danger le tissu national", analyse François Bayrou
Invité de France Info jeudi 31 mars, François Bayrou est revenu sur les dissensions au sein de la majorité au sujet du débat sur l'islam.
En annonçant qu'il ne participerait pas au débat, le Premier ministre vient de "désavouer publiquement, et de manière extrêmement forte, les organisateurs du débat", a expliqué le président du Mouvement Démocrate.
Pour François Bayrou, les Français ne voient pas, avec Nicolas Sarkozy, "ce qu’ils attendaient, ce qu’on leur avait promis".
"On vient de vivre deux événements importants et inédits, sans précédent dans la vie politique française", expose François Bayrou. "Hier, les responsables de toutes les religions du pays ont dit : ’Il ne faut pas que ce débat continue de cette manière-là, il est dangereux pour la société française’. Et le Premier ministre, chef de la majorité, vient de désavouer publiquement, et de manière extrêmement forte, les organisateurs du débat. Ces deux événements devraient faire réfléchir ceux qui ont pris l’initiative de cette campagne", a expliqué le président du MoDem.
"C’est un débat qui n’avait pour objet que l’islam", renchérit François Bayrou. "Quand vous prenez le risque de faire flamber ce genre de sentiment, vous rendez au pays un très mauvais service : vous mettez en danger ce qui devrait faire le tissu national (...), tout se déchire et tout fiche le camp", a-t-il ajouté.
Présidentielle 2012 : Nicolas Sarkozy a-t-il encore une chance ?
"Il est en grande difficulté, parce que les Français ne reconnaissent pas dans son action et sa manière de gouverner le pays ce qu’ils attendaient, ce qu’on leur avait promis", a analysé François Bayrou. Dès 2007, "j’ai fait le choix de dire que ce qui se préparait n’irait pas dans le bons sens pour la France. Je n’appartiens donc pas à la majorité (...) Je ne veux donc pas prendre parti dans les querelles du camp majoritaire, qui sont de plus en plus importantes et de plus en plus révélatrices", a conclu le président du MoDem.
10:59 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
Eurocopter à Dugny : c'est officiel !
Chers amis,
Cette fois, c’est officiel, Eurocopter s’installera à Dugny en 2014, quittant ainsi le site historique de La Courneuve. Cette arrivée sur le territoire de notre commune est une véritable opportunité de développement économique dont Dugny a tant besoin. Nous devons remercier pour cela André Veyssière, notre maire, et Vincent Capo-Canellas, maire du Bourget et président de la Communauté d’Agglomération de l’Aéroport du Bourget, qui ont travaillé d’arrache-pied pour obtenir la venue d’Eurocopter sur l’actuel site de la Base aéronavale. Ce sont ainsi plusieurs centaines de salariés qui viendront travailler sur notre territoire, sans compter ceux découlant ensuite de l’installation probable d’autres sociétés liées à l’aéronautique ou autres.
Retrouvez à ce sujet l’article paru dans Le Parisien de ce jour :
http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/eurocopter-...
10:54 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
François Bayrou appelle au rassemblement du Centre
François Bayrou était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV, mercredi 30 mars.
Le président du Mouvement Démocrate a notamment appelé à un rassemblement des centristes en vue de l'élection présidentielle.
Il s'est exprimé sur le rassemblement du centre, appelant à ce qu'il se fasse en refusant "toute confusion avec l'UMP". Cela implique pour la présidentielle de 2012 de n'avoir "qu'un seul courant politique", "un seul candidat" et en refusant "toute confusion avec l'UMP".
"Il n'y aura pas de candidature sérieuse au centre tant qu'il y aura cette espèce d'éclatement auquel on assiste", a-t-il déclaré. "Si ce grand courant démocratique-là veut compter au premier rang dans cette élection et veut changer le pouvoir ensuite, il faut évidemment que tous ceux qui s'y reconnaissent acceptent de travailler ensemble", a-t-il poursuivi.
Que ce soit Dominique de Villepin (République solidaire), Jean-Louis Borloo (Parti radical) ou Hervé Morin (Nouveau Centre), tous doivent accepter "l'idée qu'ils forment un seul courant politique, que ce courant politique devra avoir un seul candidat et qu'il refuse toute confusion avec l'UMP", a souligné le président du Mouvement démocrate.
"Si on ne dit pas avec clarté que c'est un courant différent, distinct, qui n'a aucune espèce de compromission" avec l'UMP "on ne dit rien. Si l'on ne fait pas cette distinction, c'est une fumisterie", a-t-il insisté. "On ne peut pas à la fois être dans le parti qui a la majorité aujourd'hui et prétendre proposer aux Français une alternance".
François Bayrou a affirmé n'avoir "aucun doute que dans les semaines et les mois qui viennent, cette démarche de rassemblement va devoir s'imposer". "Je ferai tout ce qu'il faut et je ne ménagerai pas mes forces" pour y parvenir, a-t-il assuré.
08:24 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
lundi, 28 mars 2011
Cantonales: nette progression du nombre d'élus MoDem !
Au lendemain de ce scrutin, François Bayrou et le Mouvement Démocrate expriment leur satisfaction de voir nettement progresser le nombre de nos nouveaux conseillers généraux.
Ils sont désormais 32, contre 12 sortants.
A l'occasion des élections cantonales, le Mouvement Démocrate a investi ou soutenu près de 400 candidats à travers toute la France. Ceux-ci ont obtenu un score moyen de 13,87 pour cent des voix au premier tour. Sur les 70 qualifiés au second tour, près de la moitié a été élue.
Nous tenons à féliciter ces femmes et ces hommes, porteurs de renouvellement, qui ont - quel que soit le score obtenu - fait preuve de courage et montré leurs compétences, dans un scrutin difficile pour une jeune formation politique comme la nôtre. Nos remerciements vont également aux milliers d'adhérents et de sympathisants qui se sont mobilisés sur le terrain à cette occasion.
Notre volonté a été de respecter le sens de cette élection en adressant un message local aux citoyens et en se concentrant sur des projets qui répondaient à leurs préoccupations quotidiennes.
Ces résultats favorables valident notre choix de respecter les réalités locales et de soutenir des candidats à la fois ancrés et prometteurs, tout en faisant émerger progressivement dans tous les territoires une nouvelle génération politique, au-delà des traditionnels clivages partisans.
Ce scrutin conforte également l’indépendance du Mouvement Démocrate. Sur les 70 candidats qui ont porté haut notre voix au second tour, une trentaine fut opposée à des candidats socialistes, une dizaine face à l'UMP, une dizaine face à des DVD, une dizaine face à des DVG, 4 contre le FN et 3 contre EELV.
Cette progression en nombre d'élus du Mouvement Démocrate nous incite à poursuivre sur le chemin de la liberté d'action et de proposition, que nous revendiquons et que les Français reconnaissent comme la seule alternative crédible.
Nous persistons à dénoncer le mode de calcul trompeur utilisé par le ministère de l’Intérieur, qui consiste à rapporter nos voix à l’ensemble des 2 026 cantons renouvelables, tandis que nous avons choisi de n’investir des candidats que dans 400 cantons.
13:26 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
jeudi, 24 mars 2011
Libye: "Employer le mot de croisade est une faute grave", déplore François Bayrou
François Bayrou, invité de l'émission "Questions d'Info" sur LCP et France Info, mercredi 23 mars, a estimé que le ministre de l'Intérieur Claude Guéant avait commis "une faute grave" en employant le mot de "croisade" pour qualifie l'intervention militaire en Libye.
"Il est dangereux de faire de la politique sans connaître l'Histoire et la mentalité des peuples. Le mot croisade est un signe de ralliement de toutes les sensibilités musulmanes contre l'Occident", a déclaré le président du MoDem.
Parler de "croisade" est une faute.
"Choisir cet emblème-là, utiliser ce mot, c'est à mon sens grave. C'est une faute", a-t-il poursuivi, en ajoutant : "Si vous voulez rassembler autour de Kadhafi toutes les sensibilités qu'il cherche à atteindre, utilisez ce mot-là !".
Lundi, au Talk Orange Le Figaro, Claude Guéant a rendu hommage au rôle de Nicolas Sarkozy pour l'intervention en Libye en affirmant : "Heureusement, le président a pris la tête de la croisade pour mobiliser le Conseil de sécurité des Nations unies, et puis la Ligue arabe et l'Union africaine".
Pour François Bayrou, "on n'est pas dans des choses à la surface, pas dans des choses de mode, on est dans la mémoire collective des peuples". "C'est extraordinairement puissant (la mémoire collective) même si on ne s'en aperçoit pas et donc, ignorer à ce point l'Histoire, oui c'est une faute", a-t-il insisté. Comme on lui demandait si cela pouvait "faire basculer le conflit", il a répondu : "J'espère bien que non. Mais franchement, on aurait voulu donner un coup de main à Kadhafi, on ne s'y serait pas pris autrement".
Avec le "ni, ni", Nicolas Sarkozy "met un signe égal entre le PS et le FN"
Pendant cette émission, François Bayrou, a également jugé qu'en prônant "le ni, ni" (ni FN, ni front républicain), Nicolas Sarkozy mettait "un signe égal entre le PS et le FN", et a ajouté : "ce n'est pas vrai".
Il a souligné qu'il y avait "une ligne de fracture à l'intérieur de la majorité entre ceux qui partagent ce sentiment (d'un danger des thèses du FN, ndlr) et (qui pensent) qu'il ne faut avoir aucune complaisance à leur endroit, et ceux qui disent : il y a un signe égal entre le PS et le FN, c'est la même chose". "Or, ce n'est pas la même chose".
A propos des thèses du FN, le président du MoDem a estimé que "diviser les Français entre eux sur les questions de religion et d'origine ethnique, (c'était) un danger mortel pour un pays comme le nôtre". "Si vous divisez le peuple contre lui-même, vous affaiblissez le pays et on ne s'en relèvera pas". Il a insisté aussi sur "la sortie de l'euro" prônée par le Front national, "un danger mortel". "Ce serait des larmes de sang pour les plus pauvres", a-t-il dit.
Le Centre "en ordre de bataille à l'automne"
Enfin, "Questions d'info" a vu l'occasion d'aborder la situation du Centre dans l'échiquier politique français. Pour François Bayrou, le Centre sera "en ordre de bataille à l'automne", dans la perspective de la présidentielle de 2012.
Le député des Pyrénées-Atlantiques a adressé un message aux centristes de l'UMP : "Si vraiment vous avez compris qu'il faut se détacher en profondeur de ce que vous avez fait pendant des années, alors nous avons à travailler ensemble et nous avons un jour ou l'autre à retrouver une solidité, une indépendance, une liberté dont nous avons permis l'exercice, parce que nous, MoDem, nous avons la liberté politique et l'indépendance y compris financière, qui seules peuvent permettre d'avoir une démarche authentique", a-t-il dit.
"Pour ceux qui sont de bonne foi, nous avons à travailler ensemble pour qu'il y ait en France un courant au centre, indépendant, à vocation majoritaire, pas un courant du centre qui dise : nous ne pouvons être alliés qu'avec l'UMP ", a-t-il poursuivi. Qualifiant "cette échéance", d'"heureuse", M. Bayrou a jugé "formidable qu'on en soit là". "Tout d'un coup, on voit une séparation (dans l'opinion) extrêmement forte de la manière dont le pouvoir est exercé en France, dans ses orientations et dans son style".
François Bayrou s'est montré optimiste sur l'émergence d'un "centre indépendant". "Ca va se faire", a-t-il affirmé. Invité à dire quand les centristes seraient en ordre de bataille, il a répondu: "nous serrons en ordre de bataille à l'automne". "L'automne, ça va du 21 septembre au 21 décembre", a-t-il précisé. "Des recompositions auront lieu et c'est une bonne chose", a conclu le président du MoDem
12:55 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
mardi, 22 mars 2011
François Bayrou: "Faisons émerger les institutions internationales de la juste ingérence !"

François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, est intervenu mardi 22 mars à l'Assemblée nationale lors d'un débat consacré à l'intervention militaire en Libye.
Découvrez son discours !
Monsieur le Président,
Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le ministre des Affaires étrangères,
Mesdames et messieurs les députés,
C’est un débat très important. Pourtant c’est un débat incomplet et je veux le dire d’emblée : si nous étions logiques, si nous étions une démocratie de plein exercice, il aurait dû être sanctionné par un vote comme en Grande-Bretagne, comme en Espagne, comme Michel Rocard le fit au moment de l’intervention en Irak en 1991 engageant la responsabilité de son gouvernement. Rien dans nos institutions ne s’y oppose.
Cela étant, que devons-nous dire pour y voir clair et dégager une ligne d’action pour la France ?
Première affirmation : l’action diplomatique de la France a été bien conduite. La France a été à l’initiative, elle a pu obtenir une résolution, une résolution qui, pour une fois, disait quelque chose de précis, sur la menace que Kadhafi faisait peser sur son peuple, sur la zone d’exclusion aérienne, sur la défense de Benghazi. Nous sommes allés assez vite pour intervenir avant que les troupes de Kadhafi n’atteignent Benghazi, ce qui aurait créé l’irrémédiable.
Ce faisant la France a retrouvé un rôle, une capacité, une mobilité, conforme à son statut de puissance diplomatique. Il faut le mettre au crédit du Président de la République, du gouvernement, du ministre des Affaires étrangères.
Point positif : nous avons conduit cette action avec la Grande-Bretagne. Mais le point faible, très faible : nous n’avons pas réussi à convaincre en Europe, au sein même de l’Union européenne, et tant que ce sera France ou Europe, quelque chose d’essentiel, de précieux, nous manquera et manquera au monde.
Danger : aujourd’hui, nous devons en être conscients, la division internationale monte : critiques de la Russie, de la Chine, du Brésil, de la Turquie, de l’Inde, réserves de la ligue arabe, refus de l’Union africaine, réticences de l’Allemagne. Sur une carte physique et sur une carte politique du monde, cela fait beaucoup. Il faut donc nécessairement poursuivre et amplifier l’action diplomatique, et d’abord, en priorité, parler avec la Ligue arabe.
Situation militaire maintenant. L’action de nos armes a été décisive pour stopper la vendetta de Kadhafi. Nos avions, nos armements ont atteint ce but premier. Et avec l’aide des armes lourdes des autres membres de la coalition, une situation de domination militaire a été créée. Personne n’en doutait. Encore fallait-il le faire : il faut donc saluer nos forces armées et leur commandement.
Mais nous avons exclu, à juste titre, et la résolution exclut formellement toute intervention terrestre et toute intervention aérienne offensive. Nous pouvons continuer à brouiller les signaux, détruire les radars. Mais Clemenceau l’a dit une fois pour toutes : « on peut tout faire avec une baïonnette sauf s’asseoir dessus. ». La vraie question de l’issue, elle est donc maintenant de savoir comment le peuple libyen va se dresser contre son dictateur, comment nous l’y aidons, quels sont nos rapports avec cette résistance que nous avons reconnue avec panache, comme jadis la France libre fut reconnue par Londres, et comment nous évitons l’engrenage de la guerre civile qui durerait des mois et l’enlisement qui va avec.
Nous avons une lourde question autour du commandement. Nous avons exclu l’intervention de l’OTAN, autrement que subsidiaire. Au passage : alors pourquoi nous sommes-nous précipités avec une telle légèreté dans le commandement intégré ? Qu’allons-nous faire ? Reculer, ou bâtir une espèce de compromis de commandement de coalition. C’est dangereux. Une coalition, c’est difficile à commander, mais une coalition qui n’a pas de commandement, cela devient carrément un pari impossible, une gageure.
Enfin une question décisive, d’actualité en même temps que de long terme. Nous avons choisi d’assumer le droit et même le devoir d’ingérence. Nous sommes intervenus en Libye. Mais qu’allons-nous faire en Syrie ? Qu’allons-nous faire à Bahreïn ? Qu’allons-nous faire au Yémen ? C’est tout le monde arabe qui bouge traversé de forces dont les unes sont positives et encourageantes, l’aspiration à la liberté, la lutte contre la corruption. Et les autres dangereuses et noires : le fondamentalisme, l’affrontement souterrain et séculaire entre Chiites et Sunnites. D’autres régions du monde connaîtront des mouvements semblables. Or les institutions de ce devoir d’ingérence sont faibles, peu reconnues, ou méconnues.
Ces éléments permettent de tracer une ligne de conduite. Pour la Libye, il faut régler la question du commandement, soutenir efficacement la résistance intérieure, ne pas nous laisser entraîner à des interventions directes, même secrètes, et pour le monde, faire émerger les institutions internationales de la juste ingérence.
Nous avons pris le risque d’être audacieux, et c’est un risque juste. Nous sommes condamnés maintenant à aller plus loin et à devenir une force de proposition pour que change le monde.
Merci de votre attention.
http://www.dailymotion.com/video/xhrg6n_francois-bayrou-s...
19:23 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
"Pour un vote républicain contre le FN", déclare François Bayrou
Le président du Mouvement démocrate, François Bayrou, a appelé lundi les électeurs à "un vote républicain" dimanche contre le FN dont, dit-il, "les idées sont dangereuses pour le pays".
"Deux Français sur trois ont choisi de manifester d'une façon ou d'une autre leur défiance à l'égard du système traditionnel", a estimé François Bayrou auprès de l'AFP à propos des résultats du premier tour des cantonales.
"Si l'on additionne les abstentionnistes, le vote d'extrême-droite et celui d'extrême-gauche, on arrive à 70 % de refus du système politique traditionnel français", a-t-il fait valoir.
"Évidemment, les scores de l'extrême-droite sont le plus grand indice de la frustration d'un certain nombre de Français, même si cette frustration conduit à une impasse", a-t-il souligné.
Pour le leader centriste, "face à la situation créée et en cas de duel impliquant le FN au second tour, il faut des choix nets et tranchés". "Pour nous, ce choix sera celui du vote républicain", a-t-il annoncé en expliquant ne pas parler volontairement de "front républicain" car, dit-il, "cette expression pourrait laisser croire à la création d'alliances, d'ententes qui pourraient être mal vécues par certains électeurs".
"Le vote républicain signifie le refus des Français d'avoir la moindre complaisance à l'égard de l'extrême droite dont toutes les idées sont dangereuses pour le pays", a-t-il conclu.
Les 400 candidats du Mouvement Démocrate ont de leur côté recueilli 13,87 % des voix dans les cantons où ils étaient présents. Huit d'entre eux sont élus dès le premier tour, soixante-dix sont qualifiés pour le second tour qui se tiendra dimanche 27 mars.
12:18 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
lundi, 21 mars 2011
Cantonales: nos 400 candidats décrochent en moyenne 13,9 % des voix au 1er tour !
Le Mouvement Démocrate a présenté ou soutenu pour ce premier tour des élections cantonales près de 400 candidats dans toute la France.
Ils décrochent une moyenne 13,87% des voix au premier tour des élections cantonales
Ce choix de respecter les réalités locales et de soutenir des candidats ancrés et prometteurs signent la poursuite de notre choix et de celui porté par François Bayrou de faire émerger progressivement dans tous les territoires une nouvelle génération politique au delà des clivages partisans.
Notre choix a été également de respecter la démocratie et le sens de ce scrutin en adressant un message local aux électeurs et en se concentrant sur les projets de développement locaux attendus par nos concitoyens .
Dans les cantons où des candidats présentés ou soutenus par le MoDem étaient présents, ils ont recueilli en moyenne un score de 13,87 % lors de ce premier tour de scrutin.
Ces résultats valident notre choix de respecter les réalités locales et de soutenir des candidats ancrés et prometteurs, tout en faisant émerger progressivement dans tous les territoires une nouvelle génération politique au-delà des clivages partisans.
8 d'entre eux ont été élus dès le premier tour, dans les Ardennes, les Pyrénées-Atlantiques, le Haut-Rhin, la Lozère, les Côtes-d'Armor, la Moselle, le Bas-Rhin et l'île de la Réunion.
70 d'entre eux seront présents au second tour pour porter notre voix. Parmi ceux-ci, une trentaine sera opposée à des candidats socialistes, une dizaine à l'UMP, une dizaine à des DVD, une dizaine à des DVG, 4 contre le FN et 3 contre EELV.
Quelques exemples complémentaires dans :
- le Loir-et-Cher, où Marc Fesneau Secrétaire Général du MoDem, sera au second tour dans le canton de Marchenoir ;
- l'Orne, où Antoine Perrault est élu au premier tour dans le canton de Pervenchers ;
- le Territoire de Belfort; où Christophe Grudler, avec 32 %, sera au second tour ;
- la Haute-Marne, où Jean-Pierre Girardot, 31 %, sera au second tour dans le canton de Auberive ;
- le Nord, où Dany Wattebled, maire de Lesquin, est en tête avec 27,5 % ;
- le Bas-Rhin, où Alice Morel est élue au premier tour avec 60,55 % des voix ;
- les Pyrénées-Atlantiques, où nos candidats Francis Escalé (canton de Nay est, avec 30,5 %) et Michel Bernos (canton de Jurançon, avec 36,3 %) seront au second tour ;
- la Charente, où Jérome Sourisseau, avec 37,29 %, arrive en tête sur le canton de Segonzac ;
- le Maine-et-Loire, où Alain Lauriou, avec 36 %, sera au second tour dans le canton de Genes.
12:39 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
samedi, 19 mars 2011
"Le vrai changement, profond, honnête, ce sera de rassembler au-delà d'un parti", estime François Bayrou
François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a répondu aux questions du journal France Soir, samedi 19 mars.
Dans cette interview, il réaffirme son indépendance "totale" vis-à-vis de la Gauche et de la Droite, et revient sur les grandes actualités du moment. Découvrez ses propos !
FRANCE-SOIR : L’ONU vient d’adopter le recours à la force pour déloger le colonel Kadhafi en Libye. Sarkozy a-t-il eu raison de porter cette revendication ?
FRANÇOIS BAYROU : Défendre le peuple libyen et la résistance libyenne, jusqu’à une décision de l’ONU et une intervention, cela a été une juste inspiration. La France, cette fois, a été à la hauteur de son histoire et de ses valeurs. Alain Juppé a très bien orchestré l’action diplomatique. Et je suis content que, pour une fois, la France et la Grande-Bretagne aient travaillé ensemble. C’est un vrai pas en avant.
F.-S. Une nouvelle fois, l’Europe s’est divisée…
F. B. L’Europe ne parvient pas à vaincre ses démons. Ses institutions ne fonctionnent pas. La « diplomatie bruxelloise » est trop souvent sans influence et d’ailleurs sans message. Et sur ces sujets l’Allemagne est paralysée. Il y a beaucoup à reconstruire.
F.-S. L’intervention militaire ne risque-t-elle pas de nous entraîner très loin ?
F. B. Une intervention sur un pays grand comme trois fois la France, si elle était décidée, ce n’est pas rien. Il faut donc avoir les idées bien en place : c’est le peuple libyen qui a son destin entre ses mains et nous sommes solidaires de ses aspirations. C’est lui qui a commencé et qui mène la résistance. L’intervention de forces internationales est faite pour empêcher Kadhafi d’écraser son peuple, pas pour déclarer la guerre à un pays et en prendre le contrôle…
F.-S. En quoi le tsunami et la catastrophe nucléaire au Japon nous imposent-ils, comme vous l’avez dit, d’avoir désormais une autre vision du monde ?
F. B. C’est en même temps un drame planétaire et une immense crise technologique. Les morts se comptent déjà en milliers, peut-être en dizaines de milliers. Les images du tsunami, filmé en direct, ont bouleversé la planète entière. Dans un paysage de cauchemar, des centaines de milliers de personnes errent sans aide, sans chaleur, sans nourriture, presque encore sans secours, à la recherche des leurs dont il ne reste rien. Et l’accident nucléaire nous rappelle une peur ancestrale, celle du feu qui échappe à ses créateurs. S’y ajoutent le rayonnement et les retombées qui tuent sans qu’on les voie. Or, les précédentes catastrophes nucléaires, à Tchernobyl et à Three Miles Island étaient dues à des erreurs humaines. Cette fois, c’est la technologie qui a été submergée par la nature, par les forces telluriques auprès desquelles l’homme, avec toute sa science, n’est pas grand-chose.
F.-S. Vous avez comparé cet événement au 11 septembre 2001…
F. B. Oui. Je crois son impact tout aussi lourd : notre regard sur le monde, brutalement, est obligé de changer. Nous devrons regarder le risque d’une autre façon.
F.-S. L’accident de Fukushima a réveillé le débat sur le nucléaire en France…
F. B. Il y a deux dangers à éviter : 1. Devenir technophobe, apeuré par le progrès et la technique. 2. Refuser la question du risque majeur. Nous sommes devant cette interrogation fondamentale : si le risque est infini, a-t-on le droit de le prendre ? La question du risque – sa nature, sa dimension, ses enjeux… – ne peut pas se réduire au seul point de vue technique. Tout cela nous oblige à réfléchir non plus à l’immédiat, mais au très long terme. Par exemple, tout le monde sait que même si on le voulait, on ne pourrait « sortir » du nucléaire avant des décennies. Et penser le long terme, cela exige de la sagesse. Au fond, tout ce que les sociétés de profit immédiat et d’agitation médiatique avaient oublié.
F.-S. Comprenez-vous la revendication d’un référendum sur le nucléaire ?
F. B. Un référendum dans quelques années au terme d’un vrai débat national, sur nos grands choix énergétiques, cela peut s’envisager. Mais du jour au lendemain, dans un climat passionnel, sur un tel sujet, ce serait insensé.
F.-S. Claude Guéant a estimé que « les Français, à force d’immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux »…
F. B. Le piège est grossier : on prend des phrases que les Français peuvent dire entre eux, ou penser, parfois et même souvent, dans certains quartiers. Un ministre, s’exprimant officiellement, les reprend : cela n’a évidemment ni le même sens, ni le même écho. Les propos de bistrot, et les déclarations de ministre, ce n’est pas la même chose. Il le fait en espérant qu’une polémique naîtra, qui le fera applaudir par des partisans, ou des esprits en colère. Et pourtant cette phrase est en fait un incroyable aveu d’échec. Elle prouve que les Français sont mal en France. Et elle dénonce une « immigration incontrôlée ». Mais qui a la charge, depuis dix ans, dix années pleines, de contrôler l’immigration et d’assurer la sécurité ? N’est-ce pas M. Guéant, personnellement, missionné par Nicolas Sarkozy, qui a tout pouvoir, depuis une décennie, pour la contrôler ?
F.-S. La percée dans les sondages de Marine Le Pen vous surprend-elle ?
F.B. Je refuse de faire de Mme Le Pen le centre de la vie politique française. Pour autant, il faut affirmer que les deux « idées » qu’elle porte ne sont rien d’autre qu’un poison mortel pour la France : dresser les Français les uns contre les autres selon leur origine et leur religion, c’est mortel. Et prétendre que sortir notre pays de l’euro serait une solution, c’est préparer un drame. Car être obligés de rembourser avec une monnaie faible, une montagne de dettes libellées en monnaie forte, ce serait la misère pour le pays, et d’abord pour les travailleurs, les retraités, les pauvres.
F.-S. Comment analysez-vous l’offensive médiatique de Dominique Strauss-Kahn ?
F. B. Rien n’est dû au hasard : on assiste à une opération de grande ampleur orchestrée par des cabinets très connus, très importants : sondages bien orientés, publi-reportages programmés à la télévision, fausses confidences… On ne peut en conclure qu’une chose, c’est que la décision de Dominique Strauss-Kahn est prise. En soi, c’est une information. Si c’est vrai, la première concernée est Martine Aubry, liée par le « pacte »…
F.-S. Le PS, dirait-on, ne se soucie plus de vous…
F. B. Ils ont compris que nous ne voulons pas être récupérés. Le courant démocrate auquel j’appartiens est plus fort, plus juste, plus large, plus moderne que l’idéologie socialiste. Je pense que l’UMP et le PS ont chacun leur part de responsabilité dans la situation du pays. Tous les deux disent, jusqu’au ridicule : « C’est la faute des autres ! » Si l’on est à gauche, on pense que la droite est l’ennemie ; si l’on est à droite, on déteste la gauche. Et moi je pense que l’ennemi, c’est cette haine-là, qu’elle est ridicule, qu’elle n’est plus de saison. La gauche, la droite, le centre ont chacun leur identité, leur légitimité. Mais qu’est-ce qui interdit que des responsables issus de ces sensibilités différentes, qui se respectent, et qui s’accordent, travaillent un jour ensemble ? Quand je regarde le Japon, le nucléaire, le chômage, la Libye, la dette, l’éducation, tous les grands sujets dépassent le conflit droite-gauche. Et je sais que pour trouver les réponses, il faudra des majorités larges, associer des gens responsables et généreux et pas donner le pouvoir à un seul parti. Ce jour-là, le pays connaîtra la véritable rupture qu’il attend ! Le vrai changement, profond, honnête, sans le risque des extrêmes.
F.-S. Mais, contrairement à Hulot, Villepin ou Borloo, vous n’êtes pas très à la mode…
F. B. Vous me faites un compliment. Les choses importantes ne se construisent jamais à la surface, dans l’éphémère, dans la mode, elles se construisent dans la profondeur.
F.-S. La gauche n’a-t-elle pas déjà gagné ?
F. B. Les socialistes le croient. Mais les orientations profondes du pays ne sont pas en phase avec le PS.
F.-S. A droite, Sarkozy pourrait-il ne pas être candidat en 2012 ?
F. B. Les députés et les journalistes ne parlent que de cela. Mais, si Sarkozy renonçait à 2012, ce serait d’abord l’explosion dans son camp.
F.-S. Quels sont aujourd’hui vos rapports avec le Président ?
F. B. Il sait précisément ce que je pense et sur quels points nous sommes en opposition. J’ai fait le choix de rompre avec cette majorité parce que j’avais la certitude que les orientations de Nicolas Sarkozy allaient se trouver en contradiction profonde avec les attentes du pays. Il sait – et pour cause – que je n’ai pas fait cela par intérêt, que je ne marche dans aucune combine et que je tiens le même discours depuis cinq ans. Je n’ai changé ni de mots ni de regard à son égard. Quand il agit bien (ce n’est pas souvent), je le dis. Quand c’est le contraire, mes critiques ont le même tranchant aujourd’hui qu’hier, alors que lorsque tout le monde le courtisait.
15:30 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
vendredi, 18 mars 2011
Libye: "Maintenant que la résolution est approuvée, il faut aller vite", défend Bernard Lehideux

Bernard Lehideux, responsable de la Défense au Shadow cabinet et ancien député européen, explique le contenu de la résolution adoptée par le Conseil de sécurité, jeudi 17 mars, en faveur d'une intervention en Libye.
Soulagé que la communauté internationale se décide enfin à agir, il analyse le rôle qu'occupera la France dans les semaines à venir.
Quelle est votre réaction suite à l'adoption d'une résolution par le Conseil de sécurité ?
Bernard Lehideux : "Un profond soulagement ! Depuis plusieurs jours, le Mouvement Démocrate demandait à la communauté internationale de réagir, pour ne pas laisser le peuple libyen seul face aux troupes du colonel Kadhafi. Car c'est avant tout aux Libyens qui sont sur le terrain qu'il faut penser. Confrontés à une situation particulièrement difficile, ils appelaient au secours. Ils ont enfin été entendus."
Concrètement, que prévoit ce texte ?
"Le Conseil de sécurité a accepté la mise en place d'une zone de non survol au-dessus du territoire libyen. Les troupes des pays membres de l'ONU sont désormais autorisées à attaquer tout avion qui dérogerait à cette règle, mais également les batteries anti-aériennes et les bâtiments de commandement de l'armée de l'air libyenne. Ces opérations militaires sont accomplies sous mandat internationale, et sont non seulement autorisées mais même souhaitées par l'ONU.
La résolution prévoit aussi la création de zones de protection des civils. Nos troupes pourront par exemple protéger la population de Bengazhi en bombardant si nécessaire les colonnes de chars ou l'infanterie qui seraient envoyées par Muammar Kadhafi. Enfin, nous réaliserons un embargo maritime qui évitera tout débarquement d'armes ou de mercenaires au profit du dictateur.
Pas question en revanche d'avoir recours à une invasion terrestre. Sur le terrain, il va falloir que les Libyens règlent par eux-mêmes le problème."
L'intervention du Gouvernement français fut-elle déterminante pour aboutir à un consensus ?
"Oui. La France a été en première ligne des défenseurs de cette résolution. Nous devons beaucoup à notre refus, il y a quelques années, de participer à la guerre en Irak. Ceci nous a permis de parler et de travailler intelligemment avec les pays arabes. Le calme et le sérieux d’Alain Juppé ont aussi joué leur rôle. C’est d'ailleurs regrettable que Nicolas Sarkozy l'ait un peu oublié au début des négociations."
L'Europe fait quant à elle figure de grande absente...
"Sa gestion de cette crise fut une fois de plus une catastrophe. L'Allemagne s'est abstenue au Conseil de sécurité, certains pays vont participer aux opérations, d’autres pas. Malheureusement, l’Union européenne fait tout pour accréditer la thèse de ceux qui disent qu’elle ne sert à rien. Est-ce que le Président français a utilisé tous les moyens et les méthodes pour obtenir un consensus européen ? Je n’en suis pas convaincu. La soudaineté avec laquelle il a reconnu le Conseil de la libération libyenne n'a pas dû aider. Résultat, la politique européenne de défense n’existe toujours pas, nous nous trouvons séparés des Allemands et liés avec les Anglais qui, sur tous les autres sujets, sont à mes yeux les plus en retard sur la construction européenne..."
Quel rôle tiendra la France dans ces opérations ?
"Elle sera impliquée dans l'ensemble des actions militaires et humanitaires, aux côtés principalement des États-Unis, du Canada et de l'Angleterre. Nous n'avons pas davantage de détails sur les forces engagées, et c'est normal. Dans un monde où l'information circule vite, il est nécessaire de ne pas révéler tous les détails techniques afin de préserver autant que possible la sécurité des soldats français engagés dans cette affaire. Pensons à ces hommes et ces femmes qui s'apprêtent à s'engager dans ce conflit et qui, pour parler franchement, vont risquer leur peau..."
Quelles évolutions positives pouvons-nous espérer ces prochains jours ?
"Nous avons obtenu des mesures de sauvegarde de la population libyenne. Maintenant que la résolution est approuvée, il faut que ça aille vite. Nous ne devons pas laisser Kadhafi continuer à agir. Il parle aujourd'hui d'arrêter son offensive, mais j'attends d'en constater les preuves sur le terrain pour le croire. Il ne faut pas non plus arriver à un statu quo. Si une ligne de cessez-le-feu est définie, nous pouvons craindre une situation à la coréenne qui conduirait à la partition de la Libye. Je ne pense pas que ce soit souhaitable."
21:03 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook

