jeudi, 28 avril 2011

Gaz de schiste : "quand on explore, c'est qu'on veut exploiter"

Yann Wehrling.jpg

Yann Wehrling, porte-parole du Mouvement Démocrate, a jugé jeudi 28 avril "hypocrite" le distingo opéré par le gouvernement entre exploration et exploitation du gaz de schiste, estimant que lorsqu'on explore, "c'est qu'on a l'intention d'exploiter".

Le gouvernement soutient une proposition de loi qui doit être débattue le 10 mai, et qui prévoit l'interdiction de l'exploitation des gaz de schiste et l'abrogation des permis de prospection en cours.

Néanmoins, le Premier ministre, François Fillon, a réservé la possibilité d'une exploitation future des gisements avec de nouvelles techniques. Un rapport demandé par le gouvernement a également laissé la porte ouverte à une exploration dans des conditions très strictes.

"En soi, il n'est pas plus condamnable d'avoir recours au gaz de schiste qu'au gaz naturel ou au pétrole," a souligné Yann Wehrling. "La question réside avant tout dans les problèmes liés à son extraction. Et, jusqu'à preuve du contraire, il n'y a pas aujourd'hui de méthode indemne de risques pour l'environnement et notamment pour l'eau potable."

Il insiste sur la question cruciale du risque que l'on ne voudrait pas courir : "Nous préférons maintenir un niveau de qualité d'eau potable que d'avoir des gaz de schiste. C'est une question de choix." Le problème est pourtant qu'aujourd'hui, "le gouvernement semble dire : on connaît les risques mais on n'arrête pas la recherche et l'exploration." Yann Wehrling met en avant la méconnaissance actuelle concernant les "perspectives d'exploitation indemnes de tout risque de pollution," préalables nécessaires à toute mise en oeuvre de sondage. "Or aujourd'hui, le gouvernement n'apporte aucune garantie en la matière", fait-il valoir.

"Si vous voulez explorer, vous devez employer des techniques proches de l'exploitation. Il n'y a qu'une seule technique, celle utilisée aux USA avec les conséquences qu'on sait, où les gens s'empoisonnent avec l'eau du robinet. On ne peut pas faire prendre ce risque-là aux populations."

"La réalité c'est que quand on explore, c'est qu'on a l'intention d'exploiter. Quand on met de l'argent dans de l'exploration, ce n'est pas pour rien".

 

 

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mercredi, 27 avril 2011

Cérémonie du 8-mai

La cérémonie commémorant le 66ème anniversaire de la victoire de 1945 se déroulera le

dimanche 8 mai

à 9h30

place du 16-août-1943

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jeudi, 14 avril 2011

Infolettre de Marielle de Sarnez

mareille 230909 2.jpg votre europe.jpg

 

 

 

 

 

Chers amis,

Retrouvez ci-dessous la nouvelle Infolettre de Marielle de Sarnez, députée européenne du MoDem :

http://lalettredemarielledesarnez.eu/newsletters/lettre-d...

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mardi, 12 avril 2011

Pour Yann Wehrling : "Il y a de quoi avoir un doute sur la sincérité de la démarche de J.-L. Borloo"

Yann Wehrling.jpg Le porte-parole du MoDem, Yann Wehrling, a exprimé mardi des doutes sur la "sincérité" de la démarche du radical Jean-Louis Borloo, qui a fait jeudi dernier un pas vers une candidature à la présidentielle, en évoquant un possible accord avec l'Élysée.

"C'est une opération d'une extrême ambiguïté", a estimé M. Wehrling lors du point presse hebdomadaire du MoDem après l'annonce du départ de l'UMP de Jean-Louis Borloo, assortie d'un pas vers une candidature pour représenter le centre en 2012.

"Il y a une sorte d'effet d'aubaine à vouloir envisager une candidature au moment où le président de la République n'est pas en grande forme dans les intentions de vote, alors que quand tout allait bien et qu'il était ministre, il n'avait aucun reproche à formuler sur la politique menée", a-t-il estimé.

"On peut avoir un doute sur la sincérité de la démarche de la personne et on peut également s'interroger sur la sincérité des appareils politiques et l'état de manipulation dans laquelle nous sommes par rapport à cette opération", a-t-il ajouté.

"Y-a-t-il aujourd'hui une volonté de l'Élysée d'approuver cette démarche ou pas ? On est dans le flou, l'incertitude, cette démarche n'est pas claire", a-t-il lancé en référence à ceux qui évoquent une répartition concertée des rôles entre une UMP droitisée et un candidat centriste, pour élargir la base électorale de la majorité.

"On peut ainsi s'étonner de voir un ministre en exercice prendre position pour un candidat qui n'est pas le président de la République, comme l'a fait le ministre de la Ville, Maurice Leroy" (NC) en apportant son soutien à Jean-Louis Borloo: "Il y a là quelque chose qui est de l'ordre de l'entente au plus haut sommet", a affirmé Yann Wehrling.

Selon celui-ci, les électeurs "souhaitent une autre politique, une vraie alternance" et "ces opérations de dispersion, de dilution, de brouillage ne sont pas très respectueuses à leur égard".

"Dominique de Villepin est aussi dans une logique de reconduction de la majorité sortante", a également estimé le porte-parole du MoDem. "Simplement il pense qu'il l'incarnera mieux que Nicolas Sarkozy".

Au même moment, on apprenait que Jean-Louis Borloo assistait à la réunion hebdomadaire du groupe UMP et applaudissait l'appel à l'unité de François Fillon.

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jeudi, 07 avril 2011

Cérémonie de la libération des camps de concentration nazis

La cérémonie commémorant le 66ème anniversaire de la libération des camps de concentration nazis se déroulera le

mercredi 27 avril

à 17h

place du 16-août-1943

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mercredi, 06 avril 2011

"Nous devons donner aux Français, non pas un projet de parti, mais un projet de pays", prône François Bayrou

bayrou-portrait-big.jpg François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a accordé une longue interview au journal Le Figaro, publié le jeudi 7 avril.

Il y critique le projet du PS et plaide pour "un changement profond à la présidentielle". Selon lui, seul le Centre est en mesure de l'incarner.

LE FIGARO - Approuvez-vous l'action de la France en Côte d'Ivoire ?

François BAYROU. - Si la reddition de Gbagbo intervient à temps, l'action de la France aura été décisive. Cette guerre civile, Gbagbo en est responsable. Alassane Ouattara a été patient. La France et les Nations unies l'ont accompagné dans sa patience. Quand il n'y a plus rien eu à tenter, l'intervention internationale a permis de rétablir l'ordre légitime et la légalité. Reste à faire émerger de cet immense gâchis la réconciliation, la paix et la prospérité.

Dans quel état politique est la France aujourd'hui ?

FB: Jamais je n'ai ressenti une telle ambiance de décomposition et de division du pays. Cela place les acteurs politiques devant leurs responsabilités.

Comment y répondre ?

FB: Rassembler, donner du sens. Mais d'abord, la vie politique doit être assainie. Il faut effacer les soupçons que font peser toutes ces affaires obscures, comme l'affaire Tapie, les financements opaques, les cumuls de toute nature, la manipulation des sondages...

Que vous inspirent les derniers développements de l'affaire Tapie ?

FB: Nous n'étions pas nombreux, au début, à dénoncer envers et contre tous une affaire d'État, une spoliation de l'argent public, par centaines de millions d'euros. Aujourd'hui, chaque jour qui passe apporte des preuves supplémentaires. J'ai la conviction que l'un des enjeux de 2012 sera de faire la lumière sur ces affaires, qu'on respire enfin.

Comprenez-vous la colère qui s'est exprimée dans le vote FN ?

FB: Quand j'ai écrit Abus de pouvoir, je savais ce que je traduisais. La politique est devenue fausse monnaie. Les mots servent à cacher les choses. Les buts véritables ne sont jamais avoués. La vraie vie est niée - on l'a vu sur le prix du gaz ou de l'électricité - et les valeurs qui font vivre les gens aussi. Les Français enragent d'entendre leurs gouvernants leur décrire un pays qui n'est pas le leur.

Ne craignez-vous pas un 21 avril bis ou un 21 avril à l'envers ?

FB: Non. Ce sont les Français qui choisissent les candidats du second tour.

Face à la montée des extrêmes, le centre a-t-il encore un espace ?

FB: Plus que jamais. Car le vote extrémiste est non seulement un danger moral pour le pays mais une impasse politique. Le Front national au second tour, c'est la garantie absolue de la victoire pour l'UMP ou le PS. Nous sommes les seuls à pouvoir proposer un changement véritable, un nouvel ordre politique, sans impasse et sans risque.

Accepteriez-vous de participer à une confédération des centres avec Jean-Louis Borloo, Jean Arthuis ou Hervé Morin ?

FB: Pour que le centre trouve sa force, il y a trois conditions : reconnaître que le centre est indépendant de la droite et de la gauche, que son projet est différent, et donc sortir de la dépendance politique et financière à l'égard de l'UMP ; revendiquer une vocation majoritaire et donc s'élargir vers des sensibilités nouvelles, accepter le dialogue avec tous les républicains ; tourner la page des divisions et accepter le principe «un candidat et un seul en 2012». Au bout du compte, cela revient à une question : voulez-vous vraiment le changement ou, au fond, souhaitez-vous que le pouvoir en place l'emporte pour cinq ans de plus ?

Serez-vous candidat en 2012 ?

FB: Mon action n'a qu'un but : obtenir un changement profond pour le pays qui ne peut se décider qu'à la présidentielle. Pour cela, j'ai refusé toute complaisance, toute proposition, toute compromission avec le pouvoir. Il fallait ces années de lutte et d'intransigeance pour que, le jour venu, les électeurs sachent qu'ils ne seront pas trahis.

Quelles seront vos priorités ?

FB: Nous devons donner au pays un projet qui le rassemble. Non pas un projet de parti, mais un projet de pays. Ce projet doit être soutenable dans le temps, ce qui exige les équilibres financiers et budgétaires. Il doit permettre à la France de retrouver la production sur son sol, et donc les emplois qui vont avec. Il proposera un grand contrat éducatif qui est la seule clé pour l'avenir. Il définira des institutions qui permettront de changer pas seulement de pouvoir, mais le pouvoir. Séparation des pouvoirs, loi électorale juste, représentation de tous les courants, par un système à l'allemande par exemple.

Est-ce à dire que vous acceptez l'élection de députés du FN ?

FB: Oui, bien sûr. Il est absolument anormal que des forces qui ont atteint ces dernières années 15 à 20 % des suffrages - nous-mêmes, les écolos ou le FN - n'aient pas de représentation à l'Assemblée. Quant au Front national, il vaut mieux le combattre face à face.

Le projet du PS vous paraît-il s'inscrire dans ce changement que vous appelez ?

FB: Il y a dans ce texte des idées que j'approuve et défends, notamment sur l'investissement des entreprises ou les institutions. Mais je suis en profond désaccord sur deux points : tous les problèmes du pays sont renvoyés à la dépense publique - allocation pour tous les jeunes, emplois d'avenir, recrutements publics, recours à l'impôt pour de nouvelles dépenses. J'ai l'impression de retrouver le jugement de Frédéric Bastiat : «La grande fiction qui fait que tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde.» Et ensuite, ce qui manque, c'est la vision d'un pays actif, volontaire, qui préfère que les gens s'en tirent par eux-mêmes, qui choisit de mobiliser ses forces propres : la création, l'innovation, la recherche. L'avenir du pays ne peut pas être l'assistance généralisée.

Martine Aubry semble favorable à une sortie du nucléaire. Et vous ?

FB: Ce qui se passe au Japon remet en cause l'idée avec laquelle nous vivions d'un nucléaire sûr. Cela oblige à des épreuves de sécurité immédiate pour les centrales existantes, et à des choix sérieux, de long terme, d'économies d'énergie, de soutien aux énergies de substitution non émettrices de CO2 et d'investissements lourds sur la recherche.

Silvio Berlusconi a décidé d'accorder des laissez-passer aux clandestins de Lampedusa…

FB: C'est notre faute. Nous avons été irresponsables de laisser l'Italie toute seule face à un problème de cet ordre, alors qu'il fallait une réponse européenne. Avec cette politique du chacun pour soi, nous voulions laisser l'Italie seule face aux difficultés, maintenant l'Italie nous envoie ces pauvres gens. C'est nul !

http://www.lefigaro.fr/politique/2011/04/06/01002-2011040...

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lundi, 04 avril 2011

Affaire Tapie : François Bayrou demande la saisine du procureur de la République de Paris

FB 160907.jpg François Bayrou a estimé que la Cour des Comptes avait "l'obligation de saisir le procureur de la République de Paris" afin qu'il mène les "investigations nécessaires pour faire toute la lumière" sur le dossier Tapie/Crédit Lyonnais, "une des plus graves affaires d'État".

"Chaque jour, de nouvelles révélations faites par les plus hautes autorités de contrôle de notre pays prouvent, s'il en était besoin, que cette affaire est l'une des plus graves affaires d'Etat qui se soient produites dans notre pays", a fait valoir le président du MoDem.

Il réagissait au rapport de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, présidée par Jérôme Cahuzac (PS), qui reprenait "une autre révélation de la Cour des Comptes indiquant que le président de la CDR (Consortium de réalisation, gérant le passif de la banque) avait modifié de sa propre autorité une délibération du Conseil d'administration pour permettre à M. Tapie de toucher 45 millions d'euros !". "C'est l'équivalent de plus de mille fois ce que des parents désespérés reçoivent pour la mort d'un enfant", s'est exclamé M. Bayrou.

Dans l'avant-propos de ce rapport publié jeudi, M. Cahuzac indique que M. Tapie aurait bénéficié d'un ajout de la mention "préjudice moral" dans le compromis d'arbitrage qui lui aurait permis de toucher à ce titre une somme record de 45 millions d'euros.

Alors que des députés PS ont demandé samedi la saisine de la Cour de justice de la République (CJR) contre la ministre de l'Economie Christine Lagarde qu'ils accusent "d'abus d'autorité", M. Bayrou a affirmé que la Cour des comptes avait "l'obligation" de saisir le procureur de Paris, Jean-Claude Marin.

Rappelant que, dans cette affaire, des fonctionnaires avaient été renvoyés devant la cour de discipline budgétaire, il a expliqué que le procureur de Paris pourrait ainsi "conduire toutes les investigations nécessaires pour qu'enfin toute la lumière soit faite et saisir les juridictions compétentes".

"Si les révélations de la Cour des comptes étaient avérées, a poursuivi M. Bayrou, il y aurait suspicion de faux et usage de faux et peut-être même tentative d'escroquerie au jugement". Il a dit en outre "ne pas imaginer que la Cour des comptes ait avancé ces faits sans preuves".

 

 

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