jeudi, 26 mai 2011
"Il faut, à la tête du FMI, une personne exempte de tout reproche"
Jean-Luc Bennahmias, député européen et responsable des sujets culture, société, jeunesse et sport au sein du Shadow Cabinet, déclare que, "au-delà de sa possible implication dans l'affaire Tapie", la candidate à la tête du FMI Christine Lagarde a "fait preuve d'une certaine incapacité à anticiper la crise financière".
"Alors que les mobilisations se succèdent en Europe (Grèce, Espagne, Royaume-Uni), la France et plusieurs chefs d'Etat européens semblent s'accorder unanimement sur la candidature de Mme Lagarde au poste de directeur général du Fonds Monétaire International.
Or l'actualité m'invite à relier les deux.
Depuis le début de la crise financière en 2008, les jeunes adultes européens, de Grèce, d'Espagne, d'Italie, et de fait de tous les Etats membres, sont viscéralement inquiets de la tournure des évènements. Les pancartes brandies par les manifestants témoignent de leur colère, de leur désespoir face à la crise qui n'en finit pas et de la volonté d'un changement audacieux... Quelles ont été les réponses ? On a d'abord minimisé la crise, on a ensuite promis des mesures, mais de réunions en réunions, de sommets en sommets, seules les vieilles recettes ont été servies, des plans de rigueur touchant en premier lieu les citoyens et notamment les plus défavorisés d'entre eux.
Mme Lagarde, au-delà de sa possible implication dans l'affaire Tapie, est-elle la bonne candidate pour changer la donne ? Nous sommes sérieusement en droit d'en douter, ayant elle aussi fait preuve d'une certaine incapacité à anticiper la crise financière et les conséquences économiques qu'elle allait engendrer. Si son professionnalisme et sa compétence semblent faire aujourd'hui l'unanimité, un petit retour en arrière, en 2007-2008, nous ramène à la réalité, notamment lorsqu'elle a déclaré le 17 août 2007 : « Ce n'est pas un crash. [...] Nous assistons aujourd'hui à un ajustement, [...] une correction financière, certes brutale mais prévisible. » Puis le 18 décembre 2007 : « il est largement excessif de conclure que nous sommes à la veille d'une grande crise économique ».
Le 10 février 2008, elle affirmait toujours: « nous ne prévoyons pas de récession dans le cas de l'Europe. » Faisant preuve d'un certain aveuglement face aux conséquences de la crise, elle affirmait peu après la chute de Lehman Brothers, le 16 septembre 2008 : « La crise aura des effets sur l'emploi et sur le chômage pour l’heure ni avérés ni chiffrables. » Puis dès le 20 septembre de la même année, alors que nous n'avions encore rien vu de ces conséquences immenses pour les citoyens européens, elle assurait : « la crise systémique est derrière nous. »
Les Européens eux ne sont pas dupes : la crise financière, économique et sociale, plaide aujourd'hui pour l'établissement de règles de régulation dans la sphère financière. Elle nous invite à penser et à mettre en œuvre de nouvelles sources de financement. Elle nous oblige à tenir un discours de vérité sur la situation économique et financière européenne. Le FMI n'en est et ne peut en être dispensé. On nous dit que l'ex-directeur du FMI avait posé de nouvelles bases, avait lancé une nouvelle politique du FMI... Il semble toutefois que les populations grecques, irlandaises, portugaises ou espagnoles n'en soient pas vraiment convaincues !
Plus que jamais, les responsables européens et du FMI sont sommés de passer à l'action, d'élaborer des solutions pérennes et de tracer des perspectives.
Avoir une candidature commune à l'échelle de l'Europe est une bonne chose mais encore faut-il choisir une personne exempte de tout reproche."
Jean-Luc Bennahmias
20:06 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Un accord historique
Chers amis,
Cette fois-ci, c’est officiel : le tracé le tracé du futur Grand Paris Express a été dévoilé aujourd’hui. Nous nous félicitons du tracé retenu qui permettra à Dugny d’être à la porte de deux stations de métro : Le Bourget-RER B et Le Bourget-Aéroport. Roissy-Charles-De-Gaulle sera à moins de 15 minutes et le quartier d’affaires deLa Défenseà moins de 25 mn. C’est toutela Seine-Saint-Denis dans son ensemble qui sort comme la grande gagnante : au moins 10 stations, et peut-être même une dizaine supplémentaires avec l’Arc Est proche qui, si le projet aboutit, reliera le sud-est au nord-ouest du département, permettant ainsi le désenclavement de nombreuses zones urbaines.
Bien sûr, il faudra faire preuve de patience, la mise en service ne devant se faire qu’à l’horizon 2025, mais ensuite c’est une véritable bouffée d’oxygène qui sera apportée à notre département.
Pour une fois enfin, des élus de toutes tendances politiques ont su privilégier l’intérêt général des Franciliens, faisant fi de leurs désaccords et nous ne pouvons que nous en réjouir.
Retrouvez le tracé :
http://www.lemonde.fr/societe/infographie/2011/05/26/le-f...
20:02 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 16 mai 2011
Infolettre de Marielle de Sarnez

Chers amis,
Retrouvez la dernière Infolettre de Marielle de Sarnez, députée européenne du MoDem :
http://lalettredemarielledesarnez.eu/

18:08 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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samedi, 14 mai 2011
"La démarche de Borloo est déjà un échec : on ne peut être en même temps dedans et dehors"
L'eurodéputé MoDem Robert Rochefort a estimé que la démarche de Jean-Louis Borloo visant à quitter l'UMP pour créer une confédération des centres "est déjà un échec" car "on ne peut être" en même temps "dedans et dehors".
"Il y a un mois, Jean-Louis Borloo nous disait qu’il quittait l’UMP pour justement créer cette confédération des centres", a rappelé le vice-président du MoDem au Talk Orange Le Figaro.
"Il y a quelques jours, beaucoup de députés du Parti Radical ont dit oh la la, il n’est pas possible de quitter l’UMP comme cela . Et puis on a inventé un système un peu étrange qui consiste à dire que l’on quittera l’UMP en 2012", a constaté l'eurodéputé. Pour l'élu centriste, cela "veut dire que la démarche de Jean-Louis Borloo est déjà un échec en tant que telle" car "on ne peut pas être dedans et dehors".
"Si la Confédération des centres était un UMP light, vous voyez bien que pour nous ce n’est pas possible de rejoindre cette démarche. C’est l’inverse de tout ce qu’a fait François Bayrou et de tout ce que nous faisons depuis des années", a-t-il expliqué.
Robert Rochefort a estimé malgré tout qu'il y avait un intérêt à ce que le Centre se regroupe "mais dans la clarté", "dans une condition qui consiste à dire qu’il ne s’agit pas de rebâtir l’élection de Nicolas Sarkozy l’année prochaine, en s’alignant derrière lui".
09:11 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 13 mai 2011
Opportunistes ou occultistes ?
Chers amis,
La Chambre régionale des Comptes a récemment remis son rapport sur la situation de Dugny. Ce rapport met en exergue quelques dysfonctionnements, résolus depuis plusieurs années déjà. Souhaitant en profiter pour leur propre compte et leur campagne permanente, les élus communistes du Conseil municipal en demandent la communication à l’ensemble de nos concitoyens. Soit. Mais nous aurions aimé les voir adopter la même position lorsque Mr Bartolone, Président du Conseil général dela Seine-Saint-Denis, a relevé, il y a quelques mois, des fautes graves de gestion lors de la précédente mandature, mettant en péril les finances départementales suite à la signature d’emprunts dits « toxiques » (notons au passage que le département a toujours été co-géré par le PCF et le PS…). Or de ces emprunts, nos collègues n’en ont jamais dit mot, ni en séance du Conseil municipal ni dans leurs tracts.
Nous rappellerons aux Dugnysiens que c’est bien leur gestion commune qui a conduit, au cours des années 1980, à la mise sous tutelle de notre ville : l’exécution du budget de la commune n’était alors plus du ressort du maire mais du Préfet… Nous remarquons d’ailleurs qu’aujourd’hui les élus communistes de Dugny nient une telle mise sous tutelle… Auraient-ils une mémoire sélective ?
Nous passerons sous silence leur programme électoral de 2008 qui, s’il avait été mis en application, promettant monts et merveilles à tous, aurait indubitablement abouti à une hausse des impôts…
Si nos collègues communistes ont décidé d’occulter certains faits dont ils refusent d’endosser la responsabilité, nous serons toujours là pour les leur rappeler et rétablir la vérité.
15:07 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 12 mai 2011
Le pas de deux de Mr Borloo
Chers amis,
« Il est urgent d’attendre ». C’est ainsi que pourrait se résumer la position de Mr Borloo. Alors que le 7 avril dernier, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy annonçait qu’il quittait l’UMP (parti auquel son mouvement, le Parti Radical, est lié), il semble bien qu’à présent il ne s’agisse que d’une menace… qui ne s’appliquerait qu’après la présidentielle de 2012. C’est ce qu’il ressort de l’article publié sur le site en ligne de Marianne 2 (http://www.marianne2.fr/Le-Parti-radical-quittera-l-UMP-E...). En fait, si Nicolas Sarkozy n’était pas réélu, le PR romprait ses liens avec le parti présidentiel, mais dans le cas contraire, il resterait dans les rangs, afin d’assurer la réélection de quelques députés… C’est ce que l’on appelle une politique à la godille, où l’on attend de voir ce qui se passera avant de prendre une décision. Si Mr Borloo a des intentions présidentielles, il serait intéressant qu’il ait une attitude plus ferme et plus visionnaire.
Par ailleurs, son aspiration à se positionner au centre de l’échiquier politique (tout comme Mr Morin et, du moins selon les médias, Mr de Villepin, qui est tout sauf centriste) ne vise qu’à servir de voiture-balai à l’UMP afin de lui rapporter, à un éventuel second tour auquel le parti majoritaire n’est même pas sûr d’accéder, des voix.
Or, le seul à incarner véritablement et sincèrement le Centre depuis de nombreuses années est François Bayrou. Les enquêtes successives d’opinions le confirment mois après mois. Et la prochaine campagne présidentielle confirmera cet état de fait, obligeant ainsi les uns et les autres à se démasquer.
13:34 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 09 mai 2011
Fêtons l'Europe !
Chers amis,
Nous en entendons peu parler, mais le 9 mai est je jour de l'Europe ! Alors que nombreux sont ceux qui se servent de l'Europe comme d'un bouc-émissaire, n'oublions jamais que l'Europe nous a apporté paix, stabilité politique et l'entente entre des peuples qui se sont fréquemment combattus au cours des siècles écoulés. Alors tous ensemble, souhaitons une bonne fête à l'Europe !

12:03 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 06 mai 2011
"Finissons-en avec la conception d'un Etat magicien et rendons à la société confiance en elle-même"
François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a accordé un entretien au Figaro Magazine le vendredi 6 mai, dans lequel il revient sur les grands sujets d'actualité du moment.
Retrouvez le texte en intégralité.
Le Figaro: Quelles conséquences tirer de la mort de Ben Laden?
François Bayrou: Première leçon : dans la lutte à mort entre terrorisme et démocraties, ce sont les démocraties qui gagneront. Deuxième leçon : la vraie puissance est dans la persévérance. Les Etats-Unis ont su poursuivre une action déterminée pendant dix ans, malgré les changements de majorité, sans se laisser distraire une seconde de leur but. Cela fait toute la différence entre la volonté et la velléité. C'est une leçon qui vaut aussi pour nous. Nous ne sommes pas une grande puissance par les moyens mais nous pouvons l'être par la volonté.
Le Figaro: Cette mort doit-elle conduire la France à retirer ses troupes d'Afghanistan?
François Bayrou: Notre présence en Afghanistan, décidée sous gouvernement Jospin, maintenue depuis, pour poursuivre les auteurs du 11 septembre et priver le terrorisme de sa base arrière, est justifiée. J'ai voté en faveur de cette action et ne le renie pas. Le jour où la coalition sortira d’Afghanistan, et tout le monde souhaite que ce jour ne tarde pas, il faut que la transition se fasse dans l’ordre et que soit transmis aux Afghans eux-mêmes un pays sécurisé, ou au moins sécurisable.
Le Figaro: Jean-Louis Borloo et ses amis veulent créer une confédération des centres. En serez-vous?
François Bayrou: Non.
Le Figaro: Pourquoi?
François Bayrou: Parce que tout cela n’a de centre que le nom. Si les mots ont un sens, le centre veut dire qu'on récuse la guerre des deux camps. Or que disent ceux qui veulent constituer cette confédération ? Qu'ils sont dans le camp de la majorité. Un groupuscule de plus, cela ne sert à rien. Je veux qu’on sorte de cet affrontement caricatural. En vérité, chacun des camps est malade. La poussée de l’extrême droite ruine l’idée d’une droite unique. Le Front national fait tanguer l’UMP. Les divisions de la gauche apparaissent au grand jour. Qu’y a-t-il de commun entre Mélenchon et Strauss-Kahn ? Aucun des deux camps divisés ne peut répondre aux problèmes du pays. S’ils l’emportent, l’impuissance est garantie. Il faut donc une nouvelle vision de notre démocratie, et une majorité nouvelle
Le Figaro: Vous ne travaillerez pas avec eux ?
François Bayrou: Si ces hommes politiques reconnaissent un jour qu'ils se sont trompés, je serai attentif. Mais il faut des explications : on ne peut pas avoir été cinq ans ministre de Chirac, puis quatre ans ministre d'Etat de Sarkozy, avoir été candidat à Matignon, et en quelques semaines ouvrir la guerre à l’intérieur de la majorité sans clarification !
Le Figaro: Vous vous retrouverez un jour?
François Bayrou: J’ai conservé pour beaucoup d’entre eux de l’affection, et pour ceux qui le méritent de l’estime. Nous parlons ensemble bien plus qu’on ne le croit. Je n'ai aucun doute que nous nous retrouverons. Nous avons bien des convictions en commun. J’ai conservé avec Michel Mercier, le garde des sceaux, des liens d’amitié qui ne se sont jamais démentis. Idem avec Jean Arthuis, dont je pense qu’il fait un bon travail à la Commission des finances du Sénat. Je n’oublie jamais que tous nous appartenons au même courant politique, même s’il est provisoirement divisé, et que donc notre avenir est forcément ensemble.
Le Figaro: Avant la campagne présidentielle?
François Bayrou: Je le souhaite, bien sûr. Je ne vis pas de ressentiment. Ma seule exigence est de clarté. Ce courant politique, le courant démocrate, n’est pas soluble dans la majorité, et est différent du socialisme. Il est indispensable à l’avenir de notre pays. Certes, le chemin d'indépendance que nous avons choisi a été difficile à expliquer à beaucoup de nos électeurs et de nos élus. Certains ont cru que nous changions de camp. Ils savent aujourd’hui que ce n'était pas le cas. Le dialogue en sera facilité.
Le Figaro: Dans les sondages, il y a une percée de Borloo...
François Bayrou: Ce qui comptera pour les électeurs, c’est la cohérence.
Le Figaro: Le MoDem compte peu d'élus. Comment réunirez vous les parrainages nécessaires à votre candidature en 2012 ?
François Bayrou: Les élus indépendants et les élus du centre se comptent par milliers. Ils ne se laisseront pas intimider. Nous avons bâti un courant politique qui a les moyens de son indépendance politique et financière. Nous avons tenu le cap sans jamais en changer. Et le pays a le plus grand besoin de ce renouvellement. Il a besoin de gouvernants nouveaux, courageux et crédibles. Et il a besoin de réponses nettes sur tous les grands chapitres de son avenir.
Le Figaro: Quand prendrez vous votre décision définitive ?
François Bayrou: Ma décision définitive mûrit depuis longtemps. Mais je ne veux pas entrer dans le jeu de ces candidatures qui poussent comme des champignons, semaine après semaine.
Le Figaro: Votre détermination est totale et ne dépend pas des scores potentiels d'autres candidats ?
François Bayrou: Non. Je suis et je serai au rendez-vous. Le temps viendra.
Le Figaro: Hulot est sur la même ligne que la vôtre qui récuse la bataille des deux camps. Sa candidature vous inquiète?
François Bayrou: J'ai de bonnes relations avec Nicolas Hulot. Je pense simplement que ses valeurs sont antagonistes avec l'appareil des Verts. Cette contradiction est trop forte pour que cette alliance fonctionne bien.
Le Figaro: Ses valeurs sont compatibles avec les vôtres ?
François Bayrou: Dans la classe politique, je suis l'un de ceux qui est depuis longtemps le plus sensible aux questions écologiques. Ma jeunesse dès mes 18 ans c’était auprès de la communauté de l'Arche, une des sources de ce que devint ensuite l'écologie. J'étais un étudiant admiratif de Jacques Ellul, qui en fut une autre source. Je sais ce que représente la terre, les écosystèmes, et par toutes mes fibres j’y tiens. Ma différence, sur un point fondamental, avec certains d’entre eux, c’est un certain malthusianisme, la mise en doute de l’action de l’homme dans le monde. Pour moi, l’humanité peut, par la science, la recherche, la conscience, faire du bien à la planète. Et même la planète Terre, c’est la nature, le cosmos plus l’homme. Sans homme, il n’y a pas de nature au sens où nous l’entendons.
Le Figaro: Que retenez vous des quatre premières années de Nicolas Sarkozy à l'Elysée?
François Bayrou: Nicolas Sarkozy est un homme politique doué d'une grande énergie, qui ne baisse pas les bras, qui croit à l’action. C’est à mettre à son crédit. Mais le bilan est cruel. Je ne vois pas un seul chapitre de la vie nationale qui aille mieux en 2011 qu'il n'allait en 2007. L'éducation ne va pas mieux. Notre économie est, dans bien des secteurs, en péril. L'emploi souffre. Le secteur de la santé est en doute. La sécurité ne s’est pas améliorée. La justice est dans une crise sans précédent. Les membres de la fonction publique se sentent abandonnés. Les choix initiaux du quinquennat expliquent cette impasse.
Le Figaro: Sur le fond, pourquoi vous êtes-vous opposé à lui ?
François Bayrou: De tout ce que j'ai écrit dans Abus de pouvoir il n'est pas une page qui se soit révélée fausse. Au-delà de ses qualités de combattant, il a porté deux grandes erreurs. La première est dans son système de valeurs. Il porte respect et considération à des choses qui n’en méritent guère : l’arrogance de l’argent et la notoriété. Toute la fausse monnaie dont notre monde est remplie. C’est cela qui lui parle. Tout le reste, la recherche, la science, la philosophie, la culture, la création, le profond de la vie, il l'a mis au second plan. Deuxième erreur, il a fait de la fonction présidentielle, une fonction partisane. Organiser à l'Elysée les réunions de son parti, aller caresser dans le sens du poil les donateurs, multiplier les nominations de complaisance. Partout où il aurait du choisir l'Etat impartial, il a choisi l'Etat arbitraire ou partisan.
Le Figaro: Mais il a nommé un socialiste comme président de la Cour des comptes et un autre à la commission des Finances...
François Bayrou: Oui. Je ne sais d’ailleurs pas si être socialiste est un critère suffisant… (sourire). Mais décider de nommer le président des chaînes publiques de télévision et de radio à l'Elysée est une régression que la France n’aurait pas dû accepter. Et l’arbitraire d’État ! Dans l'affaire Tapie, le contribuable français a été spolié de 250 millions d'euros. 250 millions c'est deux années pleine des salaires des 15000 postes d'enseignants supprimés !
Le Figaro: S'agissant des réformes que Nicolas Sarkozy a engagées, reconnaissez-vous au président le courage de les avoir menés jusqu'au bout ?
François Bayrou: Le courage vaut si l'on va dans la bonne direction. Il y a – heureusement !- des points positifs. Le statut d’auto entrepreneur, une certaine autonomie de gestion des universités. Mais les mesures les plus significatives répondaient à une logique profondément inégalitaire. Que Madame Bettencourt ait payé proportionnellement moins d'impôt qu'un smicard grâce au bouclier fiscal était une faute grave. Laisser filer le déficit et la dette pendant des années, nous chargera longtemps. La réforme des retraites n’est pas financée et elle frappe le plus gravement les femmes de plus de 65 ans qui n’ont pas les annuités.
Le Figaro: Vous approuvez le statut d’auto entrepreneur, c'est pourtant l'aspect le plus libéral de sa politique ?
François Bayrou: Oui, parce que cela multiplie les créations d'entreprise et cela libère les énergies.
Le Figaro: Comment réagissez vous à la défiance des peuples qui s'expriment à travers la montée de l'extrême droite partout en Europe ?
François Bayrou: Les peuples ont le sentiment qu'ils n'ont plus de prise sur leur destin. Et hélas !, même les institutions européennes sont devenues un labyrinthe illisible pour la plupart des citoyens.
Le Figaro: Vous comprenez dès lors que les électeurs, déboussolés, se tournent vers des partis comme le Front national ?
François Bayrou: Qu'ils se tournent vers ces mouvements, je ne l’accepte pas et je le combattrai. Car c’est à eux-mêmes qu’ils risquent de nuire. Le FN propose comme potion magique, deux poisons mortels : il oppose entre eux les Français en fonction de leur origine, de leur religion, de la consonance de leur nom… Aucun pays ne peut vivre diviser contre lui-même. Le deuxième poison consiste à vouloir sortir de l'euro. Si par malheur, on se trouvait en situation d'avoir un gouvernement assez fou pour le décider, alors on vivrait la misère. Avoir à payer en monnaie faible une montagne de dettes libellée en monnaie forte, c’est la misère pour tous, et le drame pour les plus pauvres.
Le Figaro: La prime aux salariés voulue par le président dans les entreprises qui voient leur dividende augmenter, est-ce une bonne mesure ?
François Bayrou: C'est tout mélanger ! D’abord parce que ce n'est pas à l'Elysée que doit se décider la politique salariale des entreprises. Comment voulez-vous qu’un pays marche comme cela, à coups de foucades ? Prendre des mesures spectaculaires dans l’espoir d’améliorer l’image, c’est forcément désordonné et à courte vue. Mais cela aboutit à des absurdités : par exemple parmi les entreprises qui n’auront rien à payer il y a Total !... Et une entreprise qui ne payait pas de dividendes depuis des années sera elle mise à contribution ! Si l'on avait voulu poser cette question légitimement, profondément, même moins spectaculairement, il suffisait d’améliorer la loi sur l'intéressement. Au bout du compte, il restera un mauvais précédent et bien des frustrations.
Le Figaro: Il y a un autre anniversaire. C'est celui du 10 mai 1981. Pour vous, les socialistes sont ils une force crédible d'alternance ?
François Bayrou: Dans le programme du PS, il y a des choses positives ou acceptables, bien sûr, que nous défendons depuis longtemps, notamment sur les institutions. Mais je suis en désaccord avec l’inspiration générale qui s'en remet à l'Etat, toujours, pour résoudre les problèmes. L’État qui recrée des emplois jeunes, l’État qui encadre les loyers, l’État qui règlemente à tour de bras. En réalité, ce qu’il faut c’est que l’État donne aux Français les moyens de résoudre leurs problèmes eux-mêmes, qu’il les soutienne, en particulier lorsqu’ils entreprennent, lorsqu’ils créent, lorsqu’ils portent un service public. Il faut en finir avec la conception d'un Etat magicien et rendre à la société confiance en elle-même.
18:54 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 04 mai 2011
Conseil municipal
La prochaine séance du conseil municipal se tiendra le
lundi 9 mai
à 19h
Espace Victor-Hugo
En voici l’ordre du jour :
Communication des décisions du maire ;
1) Compte de gestion 2010 de la commune ;
2) Compte de gestion 2010 assainissement ;
3) Dotation d’équipement des territoires ruraux 2011 (DETR) ;
4) Tarifs municipaux 2011/2012 ;
5) Concours pour le Centre de Loisirs – maîtrise d’œuvre – indemnisation des membres du jury ;
6) Cession d’un terrain de la parcelle de section cadastrale A 39, sise rue Lorenzi ;
7) Désaffectation et classement d’une parcelle du terrain du Petit Bois ;
8) Exercice du droite de priorité : terrain de l’aéronavale – délégation à la CAAB ;
9) PLU : 2ème modification ;
10) FIPD 2011 : subvention vidéo protection (2ème phase) ;
11) Marchés publics : rapport 2010 (liste) ;
12) Subventions municipales aux associations 2011 ;
13) Subvention au Secours Populaire français : Urgence Japon ;
14) Subvention municipale exceptionnelle 2011 : Mémorial des « Morts pour la France » en Afrique du Nord de 1952 à 1962 de Seine-Saint-Denis ;
15) Convention d’attribution de chèques-lecture avec la CAF 93 ;
16) Séjours en centre de vacances et loisirs : règlement intérieur ;
17) Convention de mise à disposition des personnels infirmiers ;
18) Adhésion du département de l’Essonne au SIPPIREC et transformation en syndicat mixte ouvert ;
19) Groupement de commandes pour la passation d’un marché de travaux pour le déploiement et la maintenance de réseau voix données images (V.D.I.) et la mise en sûreté du patrimoine de la communauté ;
20) Garantie d’emprunt immobilière 3 F ;
21) Enquête publique : autorisation d’exploiter un entrepôt sur le territoire de la commune de Gonesse – ZAC des Tulipes Sud ;
22) Communication du rapport de la Chambre Régionale des Comptes ;
Communications diverses.
18:37 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 02 mai 2011
"Ma première réaction a été une pensée pour Massoud"
Ancien député européen et membre du Mouvement Démocrate, le général Philippe Morillon apporte son éclairage d’expert des questions de Défense suite à l’annonce de la mort d’Oussama Ben Laden.
Engagé sur les questions afghanes depuis plus de dix ans, quelle est votre réaction à cette annonce du président Obama ?
Général Morillon: Ma première réaction a été une pensée pour le commandant Massoud. J’avais avec lui des liens d’amitié très forts. Nous savons que Massoud a été assassiné sur ordre du Mollah Omar qui appliquait une décision d’Oussama Ben Laden. J’ai donc d’abord pensé à lui.

Le rôle du Pakistan semble avoir été essentiel...
Général Morillon: Tant que Ben Laden était l’hôte du Pakistan, les grandes démonstrations d’alliance de ce pays restaient peu crédibles. Sa participation à cette opération met le Pakistan dans un position moins ambiguë. C’est une bonne chose.
Faut-il craindre une recrudescence d'actions terroristes à travers le monde dans les prochains mois ?
Général Morillon: Non. Pour autant, les discours que nous avons entendu, celui du président Obama, celui du ministre de la Défense, Gérard Longuet, sont à juste titre prudents. Il est important de ne pas faire d’Oussama Ben Laden un martyre. A ce titre, le fait d’avoir enseveli sa dépouille dans l’océan est une bonne chose. Quel que soit l’endroit où il aurait été enterré, cela serait devenu un lieu de pèlerinage pour les extrémistes.
Ce décès marque-t-il un coup d'arrêt à Al Quaïda ?
Général Morillon: Ce n’est pas une défaite définitive d’Al Qaïda. Le djihad n’est pas mort. L’idéologie ne meurt pas avec ses promoteurs. Nous savons par ailleurs qu’Al Qaïda s’est diversifiée ces dernières années. Ben Laden n’était plus l’autorité suprême. Il ne faut pas crier victoire. Une démonstration de joie pourrait d’ailleurs choquer.
Un tel événement remet-il en question la mission française en Afghanistan ?
Général Morillon: Non, mais c’est peut-être - et je veux le croire - porteur d’espérance, dans la mesure où la démonstration est faite que nous sommes capables de gagner ce genre de combat. C’est d’abord symbolique, mais cela peut participer à convaincre ceux qui attendent de voir de quel côté penche la balance pour se décider. Cela peut notamment contribuer à convaincre certains Talibans d’aujourd’hui qu’il faut accepter la négociation.
20:53 Écrit par MoDem Dugny | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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