jeudi, 28 juillet 2011

"Je voterai la règle d'or, en cohérence avec ce que j'ai dit depuis des années"

FB 160907.jpgFrançois Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a répondu aux questions de la rédaction du journal France Soir, jeudi 28 juillet. 

Il revient notamment sur les mesures qu'il a défendu auprès de Nicolas Sarkozy, face à la crise de la zone Euro.

France-Soir. La France est-elle à l’abri, demain, d’une situation à la grecque ? 

François Bayrou. La France n’est pas à l’abri du sort de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie. Si rien n’est fait, nous allons, à coup sûr, rencontrer les mêmes difficultés qu’eux. En 2007, j’avais déjà fait de cette question un élément central de ma campagne. Mais, par rapport à notre situation d’aujourd’hui, c'est presque un temps qu'on regretterait. Le déficit de la France était alors de 40 milliards. C’était déjà énorme. Or, cette année, il sera plus près de 150 milliards d’euros, c’est-à-dire qu’il a été presque multiplié par quatre. 

F.-S. N’est-ce pas imputable d’abord à la crise ? 

F. B. Selon la Cour des comptes, la crise ne représente qu’une petite part de notre déficit : de l’ordre de 30 milliards. Notre déficit est donc principalement la conséquence denos déséquilibres de long terme. Il est étroitement lié à une question clé : le commerce extérieur de la France s’effondre mois après mois, aggravant sans cesse nos déséquilibres. Toutes les semaines, ce sont des milliards d’euros qui s’en vont de notre pays. Quand on en est là, comment peut-on espérer - sinon en empruntant à tour de bras - conserver notre modèle social, notre niveau de vie, nos services publics ? Cette situation appelle une prise de conscience générale. Pour l’instant, l’euro nous protège. Si l’euro n’existait pas, le château de sable se serait déjà écroulé… 

F.-S. On ne peut pas emprunter sans fin… 

F. B. C’est pourtant là que nous en sommes ! Ce n’est pas sans raison que j’ai, depuis quatre ans, multiplié les alarmes sur la situation du pays. Ce qui est incroyable dans cette situation, c’est que certains à gauche demandent à dépenser plus : elle annonce des emplois publics supplémentaires par centaines de milliers ! Aujourd’hui, entre les candidats PS, c’est un débat adapté à la campagne de 1995 ou à celle de 2002, pas à celle de 2012. Un certain nombre d’entre eux le savent très bien d’ailleurs ! 

F.-S. Vous avez été reçu lundi à Élysée par Nicolas Sarkozy pour évoquer justement la question de la dette. Que lui avez-vous dit ? 

F. B. J’ai parlé longuement avec Nicolas Sarkozy du risque que fait courir à l'euro la réponse insuffisante qui a été trouvée pour la Grèce. Je lui ai aussi parlé de la « règle d’or » que je réclame en réalité depuis 2002. Pour moi, il s’agirait d’inscrire dans la Constitution la règle selon laquelle, quand la croissance est là, le déficit budgétaire est interdit, du moins en matière de dépenses de fonctionnement. A la limite, on peut imaginer que, pour investir, on puisse emprunter. Et en temps de récession, on pourrait aussi, s’il le faut, réinjecter de l’argent public. Ce n’est pas vraiment le dispositif que le gouvernement a adopté. Ce n’est pas le texte simple et clair que j’aurais souhaité. Mais c’est un pas dans la bonne direction. J’ai dit à Nicolas Sarkozy qu’à sa place j’irais au Congrès pour mettre tous les élus, de quelque bord qu’ils soient, en face de leurs responsabilités. C’est un moment grave pour le pays, une question essentielle. Je lui ai donc indiqué que, même si le texte n’était pas celui que j’aurais souhaité, je le voterais. Pour être en cohérence avec ce que j’ai dit depuis des années. 

F.-S. Cette réunion du Congrès, le PS la dénonce comme un « piège »… 

F. B. Je ne fais pas passer la politique politicienne avant les intérêts essentiels du pays. Ce n’est pas un piège pour le PS. La situation d’aujourd’hui, c’est un piège pour 65 millions de Français. 

F.-S. Y aura-t-il encore des marges de manœuvre pour le vainqueur de 2012 ? 

F. B. Oui, il en restera. Mais toutes les promesses qui ne prendront pas en compte la nécessité de reconstruire le pays sur des bases saines seront autant de promesses vaines. 

F.-S. L’affaire de la dette est-elle « le » nouveau clivage ? 

F. B. Je pense, depuis longtemps, que le clivage gauche droite n’a plus de sens parce que, dans les deux camps, il y a des gens qui pensent des choses radicalement différentes. Or l’élection présidentielle va se jouer sur ces questions de fond. Elle doit faire naître une approche politique nouvelle, que je porte et je recommande depuis des années. 

F.-S. Nicolas Sarkozy, que vous avez tant combattu, a-t-il changé ? 

F. B. En 2007, je me suis opposé à Nicolas Sarkozy parce que les valeurs qu’il proposait à la France étaient en contradiction avec ce que je crois : une place excessive accordée à la réussite matérielle, à l’argent, une manière de tourner le dos à une partie de notre histoire culturelle et sociale, le choix de favoriser les inégalités, sans compter un système de gouvernement absurde qui consistait à concentrer tous les pouvoirs entre les mêmes mains avec un gouvernement effacé. Il était le président d’un parti au lieu d’être le président d’un pays. A-t-il changé ? Les hommes peuvent-ils changer ? Il est sans doute plus retenu, et moins caricaturalement du côté des intérêts catégoriels. Sur le fond, a-t-il compris qu’un président de la République c’est quelqu’un qui doit rassembler et proposer une vision ? Sa démarche s’inscrit toujours dans cette guerre d’un camp contre l’autre. Moi, je pense qu’il faut changer la politique de la France. Lui pense qu’il faut continuer. Entre nous, c’est une contradiction majeure. 

F.-S. Serez-vous candidat en 2012 ? 

F. B. Je m’exprimerai à la rentrée sur ce que je considère comme essentiel pour la France. Le processus de l’élection présidentielle suivra. Aujourd’hui, je ne veux pas faire partie de ce manège de chevaux de bois, avec ceux qui montent, descendent, puis disparaissent. Ça tourne, ça tourne… Nous sommes dans le temps de la prise de conscience pour le pays. Le temps des réponses viendra à la fin de l’année quand les choses deviendront sérieuses. 

F.-S. Au centre, vous êtes concurrencé par Jean-Louis Borloo… 

F. B. Vraiment ? Nos démarches ne sont absolument pas les mêmes. Lui, il a été depuis dix ans un des piliers de la majorité actuelle. Ses amis et lui ont tout approuvé, tout voté, tout applaudi, tout ce qui a été, pour moi, des motifs lourds d’opposition. Aujourd’hui, il y a une querelle à l’intérieur de la majorité. C’est leur affaire. Ce dont la France a besoin, c’est d’un renouvellement profond, pas d’une guerre intestine entre radicaux et UMP. Dans une élection présidentielle, deux questions comptent : quel est le chemin ? Qui propose ce chemin ? Le chemin, je vous en ai parlé. Pour le reste, ce qui importe, c’est de savoir si celle ou celui qui parle aux Français a fait preuve dans sa vie de cohérence, celle qui garantit que sa conduite ne relève pas de l’opportunisme ou de la rancœur, que ce n’est pas une girouette qui tourne avec le vent. 

F.-S. Y a-t-il des socialistes avec lesquels vous pourriez dialoguer ? 

F. B. Il y en a beaucoup. Ce sont des gens que je respecte comme il y a beaucoup de gens que je respecte à l’UMP. Ce qui se dessine, c’est la majorité qu’il faudra pour la France : une majorité centrale, et non plus une majorité de camp contre camp. Mais pour cela, il faut que les socialistes comprennent que cette majorité centrale est incompatible avec un certain nombre de thèses en leur sein ou chez leurs alliés. 

F.-S. Si vous n’êtes pas présent au second tour, ferez-vous un choix cette fois-ci entre les deux finalistes ? 

F. B. Tout le combat que je mène, c’est pour être au second tour. Si ce n’était pas le cas, collectivement, nous ferions évidemment un choix. 

F.-S. Pensez-vous comme Nicolas Sarkozy que la France glisse à droite ? 

F. B. Glisser, ce n’est pas le mot. Mais, c’est vrai, il y a un déplacement vers plus d’autorité, plus de rigueur, plus de repères. Les gens exigent que ceux qui sont en charge de l’autorité fassent leur travail, et c’est absolument légitime. 

F.-S. Est-ce que cela ne met pas un candidat du centre en porte-à-faux ? 

F. B. Au contraire ! Le centre, c’est le seul lieu où l’on soit capable de prendre en compte les attentes des deux bords. Le centre, ce n’est pas le « ni ni ». Des deux côtés, il y a des attentes légitimes.

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lundi, 25 juillet 2011

"C'est à la zone Euro et à la Banque centrale européenne de jouer le rôle de garantie pour l'avenir de la Grèce"

fanfan.JPGFrançois Bayrou a été reçu à sa demande par le président Nicolas Sarkozy, lundi 25 juillet, devant lequel il a plaidé pour une Europe "coopérative" qui mutualiserait tout ou partie de la dette des États pour sauvegarder durablement la zone euro.

"J'ai dit au président que je trouvais que l'accord conclu (au sommet de la zone euro pour sauver la Grèce, NDLR) n'était pas très rassurant pour l'avenir" même si "la manière dont on a organisé la défense de la Grèce est légitime", a expliqué François Bayrou à l'issue de son entrevue. "Je suis très frappé de voir qu'on a demandé aux pays de la zone euro de prendre une part de la dette. En France, c'est 15 milliards de dettes qui vont être inscrits", a poursuivi le responsable centriste, qui juge qu'il ne s'agit pas d'une bonne méthode. 

"La méthode que l'on aurait pu souhaiter, c'est que la zone euro elle-même et la Banque centrale (européenne) jouent ce rôle de garantie pour l'avenir de la Grèce", a-t-il indiqué en comparant l'Europe à une coopérative agricole. "Quand dans une coopérative l'un des agriculteurs est en difficulté, c'est à la coopération que l'on demande de jouer les intermédiaires et d'apporter une garantie auprès des banques, pas aux agriculteurs", a fait valoir le député des Pyrénées-Atlantiques pour qui l'Europe devrait se comporter comme "une coopérative". "La zone euro et la Banque centrale européenne, qui n'ont pas de dettes, devraient assumer la mutualisation de tout ou partie des dettes", a-t-il insisté. 

Le président du MoDem a également expliqué avoir abordé avec le président Sarkozy la question de la "dépendance" et celle de l'éventuelle inscription de "la règle d'or", pour un retour progressif à l'équilibre budgétaire, dans la Constitution. "J'aurai souhaité une déclaration ou une règle plus simple et plus lisible que celle qui est arrêtée" mais j'ai dit au président que "si cette discussion venait devant le Congrès de Versailles, je voterais cette disposition", a-t-il annoncé.

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vendredi, 22 juillet 2011

Plan d'aide à la Grèce: "ce répit n'empêchera pas les mêmes causes de produire demain les mêmes effets"

FB 160907.jpgFrançois Bayrou a regretté, vendredi 22 juillet, que le nouveau plan européen d'aide à la Grèce "ne suffise pas", prédisant "d'autres crises" dans la zone euro.

"On était dans l'urgence extrême (...) On a pris des décisions dans la douleur qui donneront un répit au gouvernement grec et on l'espère à son peuple. Mais ce plan ne suffira pas", a déclaré le président du Mouvement Démocrate. 

Pour lui, le plan "souffre de deux défauts rédhibitoires". D'abord, "il dit haut et fort que les efforts qui ont été décidés en faveur de la Grèce, notamment du secteur bancaire, ne seront en aucun cas repris pour d'autres Etats", or "traiter au coup par coup, c'est se condamner à des crises à répétition", a-t-il estimé. Ensuite, "les règles et les structures d'une défense systémique de la monnaie européenne (mutualisation de la dette, structure commune de gestion et autorité politique) n'ont pas été mises en place et donc les même causes risquent à court terme de produire les mêmes effets", a ajouté le leader centriste. 

"On aurait voulu et espéré que la crise grecque permette à la zone euro de régler les problèmes d'ensemble qui l'assaillent. On n'a pas trouvé la réponse et on connaîtra d'autres crises", a-t-il prédit.

 

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lundi, 18 juillet 2011

Dossier spécial Grèce

Chers amis,

Nous vous invitons à découvrir le dossier spécialement créé par le MoDem sur le thème de la Grèce et du sauvetage de l'Euro : http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/dossier-grece...

Bonne lecture !

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jeudi, 14 juillet 2011

Infolettre de Marielle de Sarnez

mareille 230909 2.jpgRetrouvez la dernière Infolettre de Marielle de Sarnez, députée européenne du MoDem :

http://lalettredemarielledesarnez.eu/newsletters/lettre-d...

 

votre europe.jpg

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mardi, 12 juillet 2011

Zone euro : "Un cri d'alarme s'impose aujourd'hui !"

FB 160907.jpgFrançois Bayrou a lancé mardi 12 juillet "un cri d'alarme", estimant que "la crise n'est plus seulement la crise grecque" mais est "devenue la crise de la zone euro tout entière".

"Un cri d'alarme s'impose aujourd'hui", a déclaré François Bayrou, en jugeant que "par manque d'unité politique et de vision, les dirigeants des pays de la zone euro ont été incapables de mettre au point une stratégie crédible pour contenir les assauts de la spéculation et les conséquences des inquiétudes". 

"Aujourd'hui, une grande partie de la zone euro, de la Grèce au Portugal en passant par l'Espagne et l'Italie et au bout du compte la France, se trouve, ou va se trouver, exposée au plus grand risque", a-t-il analysé. "C'est la zone euro tout entière qui est fragilisée et vacille", a insisté le président du MoDem. 

Très inquiet, il a estimé que "l'idée selon laquelle ce sont les Etats qui doivent assumer seuls la solidarité à l'égard des pays attaqués sera évidemment insuffisante". "Le montant du fonds de solidarité financier sera lui aussi très vite mis en question, même s'il se trouve augmenté", a-t-il dit. 

Il a répété, qu'à ses yeux, il y avait "une solution à terme", celle de "mutualiser tout ou partie de la dette des Etats européens sous l'autorité de la zone euro ou de la banque centrale de manière à ce que la solidité d'ensemble de l'économie européenne dissuade les attaques spéculatives, permette à chacun de reprendre son souffle et, pour les plus fragiles, de se reconstruire à un horizon raisonnable". 

Le député des Pyrénées-Atlantiques s'en est pris, en outre, aux "déclarations punitives à l'égard des pays comme la Grèce", qui sont "hors de saison", en citant la directrice générale du FMI, Christine Lagarde. 

"Il est choquant de voir Mme Lagarde, à peine arrivée au FMI, affirmer que les efforts grecs ne suffiraient pas". "On ne peut pas laisser un peuple sans perspective comme on le fait pour le peuple grec", a-t-il regretté.

 

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vendredi, 08 juillet 2011

"Les Sénateurs du Mouvement Démocrate refusent la prime exceptionnelle"

J Gourault.jpgJacqueline Gourault, sénatrice du Mouvement Démocrate et membre du Shadow cabinet, a qualifié la prime exceptionnelle versée aux sénateurs de "déconnectée de la réalité et du quotidien des Français", et ce "dans un contexte de crise économique et financière"

Le 6 juillet dernier, le Sénat a décidé d'attribuer 3.531,61 euros aux sénateurs, somme correspondant "à un rattrapage exceptionnel sur un complément d'indemnité représentative de frais de mandat (IRFM)" versé en une seule fois fin juin. 

"Dans un contexte de crise économique et financière, a déclaré Jacqueline Gourault, à l'heure où chaque citoyen est mis à contribution pour réduire la dette de la France, les sénateurs du Mouvement Démocrate ne peuvent accepter une telle mesure qui semble déconnectée de la réalité et du quotidien des Français". 

"A l'heure où nos finances publiques sont exsangues et que nous demandons chaque jour des sacrifices aux Français, les parlementaires ne peuvent donner le sentiment qu'ils ne s'appliquent pas à eux-mêmes la sobriété dont l'Etat a besoin", a fait remarqué la sénatrice. 

"Les sénateurs du Mouvement Démocrate appellent donc le bureau du Sénat à retirer cette prime, et quoi qu'il arrive, refuseront de la percevoir si elle devait être maintenue", a-t-elle conclue.

 

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vendredi, 01 juillet 2011

Ordre du jour du Conseil municipal du 7 juillet 2011

Veuillez trouver ci-dessous l’ordre du jour du Conseil municipal du jeudi 7 juillet, à 19h, à l’Espace Victor-Hugo : 

1) Aide exceptionnelle aux collectivités territoriales 2011 – enveloppe parlementaire ;

2) P.L.H. – Ville de Dugny ;

3) Acquisition de locaux d’activités en VEFA pourla Directiondes activités de loisirs et des sports ;

4) Plan de rattrapage et de rénovation départemental : couverture de deux courts de tennis ;

5) Programmation culturelle 2011-2012 ;

6) Tarifs municipaux 2011-2012 : action culturelle et vie associative ;

7) Mission culture et art au collège : demande de subvention au Conseil général de Seine-Saint-Denis ;

8) Chèque Emploi Service Universel : activités périscolaires des enfants ;

9) Tarifs municipaux 2011-2012 : redevance droit de place (salons, foires et brocantes) ;

10) Rapport 2010 de la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale (DSUCS) ;

11) Rapport 2010 du fonds de solidarité des communes de la région Ile-de-France (FSRIF) ;

12) Convention relative à la facturation et au recouvrement de la redevance d’assainissement communal ;

Communications diverses.

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