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<title>MoDem Dugny, le blog de vos élus démocrates</title>
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<subtitle>MoDem Dugny, le blog de vos élus démocrates</subtitle>
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<title>François Bayrou : &quot;Je me bats pour les millions de Français qui ne veulent pas continuer sept ans encore avec ce pouvoir&quot;</title>
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<published>2010-09-09T17:13:07+02:00</published>
<summary>     François Bayrou a répondu ce jeudi aux questions du magazine...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-2637304&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.modemdugny.com/media/01/00/3301651747.jpg&quot; alt=&quot;FB 160907.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;François Bayrou a répondu ce jeudi aux questions du magazine &quot;Paris-Match&quot;. &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Paris-Match : Dans quel état d'esprit abordez-vous cette rentrée ? &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;François Bayrou &lt;/strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;: &lt;/strong&gt;Préoccupé et déterminé. Les Français sont inquiets. Les injustices s'aggravent. L'éducation, l'emploi et même la sécurité reculent ou fond du surplace. Les divisions montent à l'intérieur du pays, alors qu'on aurait grand besoin d'un climat de respect mutuel et d'entente. Tout cela fait que le gouvernement et la majorité sont sens dessus dessous avec des ministres pré-licenciés, d'autres qui pleurent des larmes amères mais ne bougent pas, d'autres déstabilisés. Il faut sortir de ce climat de décomposition.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Paris-Match : Eric Woerth doit-il démissionner ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce n'est pas seulement un ministre qui est en cause, mais tout un ensemble. Ce qui a été révélé à tout le monde, ce sont les liaisons intimes et dangereuses entre le pouvoir et le monde des très grands intérêts. Comme s'il y avait deux lois : une pour les privilégiés, l'autre pour les citoyens ordinaires. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Paris-Match : À quelles conditions voterez-vous la réforme des retraites ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une réforme est vitale. Laisser croire le contraire, c'est mensonger. Mais on doit l'exiger raisonnable et juste. Passer de 60 à 62 ans, d'ici à 2018, c'est impopulaire. Pourtant, à mes yeux, c'est raisonnable. En revanche, cibler ceux qui ont eu les carrières les plus perturbées -notamment les femmes qui ont arrêté de travailler pour élever leurs enfants- en reportant à 67 ans l'âge où on peut faire valoir les annuités acquises, c'est une grave injustice. Si nous parvenons à faire bouger le gouvernement sur ce point, je voterai la réforme. Sinon, je la combattrai. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Paris-Match : Approuvez-vous le &quot;coup de rabot &quot; du gouvernement sur les niches fiscales ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Parler de coup de rabot sans toucher au bouclier fiscal, c'est se moquer du monde ! La première niche fiscale c'est bien celle-là. La femme la plus riche de France finit par être proportionnellement moins imposée qu'un salarié moyen ! Pendant ce temps, à l'autre bout de l'échelle, tous les jours, le nombre augmente des gens à qui on enlève sans le dire les aides minimes qu'on leur apportait : veuves, minima sociaux amputés, handicapés en centre d'aide par le travail. Il est temps de dire qu'il n'y a pas de fatalité de l'injustice. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Paris-Match : Vous avez dit du bien de François Fillon ou de Dominique Strauss-Kahn. Est-ce compatible ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je revendique la liberté d'estimer même des gens avec qui j'ai des divergences. Et je l'assume. Estimer, cela ne veut pas dire qu'on est d'accord avec tout. Parfois, ce sont même de graves désaccords. Mais je n'accepte plus le jeu politique stupide qui oblige à dire forcément du mal de tous ceux qui ne sont pas de votre parti ou de votre clan. Et c'est encore plus vrai dans un pays en crise morale. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Paris-Match : Quelle est votre ligne aujourd'hui ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je me bats pour les millions de Français qui ne veulent pas continuer sept ans encore (jusqu'en 2017 !) avec cette pratique du pouvoir, mais qui, en même temps, ne veulent pas que la France soit soumise au Parti socialiste dans lequel ils ne se reconnaissent pas ! C'est une toute autre ligne politique : priorité non pas au CAC 40 mais aux PME, relocalisation de productions qui n'auraient jamais dû partir de notre pays, priorité donnée à l'essentiel, c'est-à-dire à l'éducation, lutte contre la dette, écologie constructive et non de retour en arrière, établissement d'une démocratie enfin indépendante de toutes les pressions, notamment des réseaux et des puissances d'argent. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Paris-Match : Dominique de Villepin, depuis longtemps, Hervé Morin aujourd'hui, peut-être demain Jean-Louis Borloo veulent représenter le même espace.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Parler d'alternative en siégeant depuis des années au gouvernement, c'est un drôle de torticolis... &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Paris-Match : Le sénateur Jean Arthuis veut des primaires allant du Nouveau Centre au MoDem. Qu'en pensez-vous ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour proposer un espoir sérieux et pour gagner, il faudra bien entendu un candidat et un seul. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Propos recueillis par Caroline Fontaine.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Sécurité publique : Il faut le &quot;retour de l'Etat dans les zones de non-droit&quot; et la mise en place &quot;d'internats éducatifs&quot;, pour François Bayrou</title>
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<updated>2010-08-25T18:48:51+02:00</updated>
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<summary>     François Bayrou a accordé ce mercredi un entretien au  quotidien &quot;Le...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-2613936&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.modemdugny.com/media/02/02/3301651747.jpg&quot; alt=&quot;FB 160907.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;François Bayrou a accordé ce mercredi un entretien au  quotidien &quot;Le Parisien&quot; concernant la polémique sur les Roms et la  politique sécuritaire du gouvernement : &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le Parisien : Comment sentez-vous le climat de cette rentrée ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;François Bayrou : &lt;/strong&gt;C'est le plus toxique que l'on ait connu depuis  longtemps ! Il y a un très grand trouble. En axant tout sa communication  sur l'expulsion à grand spectacle de quelques centaines de Roms, le  gouvernement a créé un malaise profond jusque dans sa majorité. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Que le pape lui-même l'évoque, n'est-ce pas démesuré ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pour que le pape s'exprime sur ce sujet, on voit à quel point cette politique est apparue choquante, y compris hors de nos frontières. Bien sûr, la France est un Etat laïc, dans lequel aucune autorité spirituelle n'a de prééminence sur l'autorité publique. Mais les grands courants spirituels et philosophiques ont le droit et le devoir de s'exprimer sur les sujets sensibles. Respect du droit, respect des gens, ce ne sont pas seulement des valeurs chrétiennes. Ce sont les valeurs humanistes, c'est le socle républicain.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;À regarder la hausse dans les sondages de Nicolas Sarkozy, l'opinion semble apprécier le discours sécuritaire ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Je ne vois pas où vous voyez cette hausse. Les gouvernants qui méritent le soutien et l'obtiennent, sont ceux qui tirent les peuples vers le haut et non vers le bas. Vers le dépassement et le rassemblement et non vers les mauvaises passions toujours prêtes à se réveiller. Pour gagner des voix, on n'a pas le droit de mettre en cause l'essentiel.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Est-ce &quot;une tache sur notre drapeau&quot; comme l'a dit Dominique de Villepin ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Rien n'est plus important dans une période troublée que d'utiliser des mots justes. On a tout entendu cet été : nazis, fascistes, indignité nationale... Ce que nous vivons n'est ni nazi, ni fasciste. Le mot le plus juste est : malsain ! Il est malsain d'user de n'importe quel ressort dans le but d'obtenir des voix. Qui sont les premières victimes de cette stigmatisation des Roms ? Les gens du voyage, les Gitans, les Tziganes, Français depuis dix ou quinze générations mais dont l'intégration n'est pas facile. Bien sûr, il y a des cas sociaux, beaucoup de malaises, mais il y a aussi beaucoup de gens bien.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Au-delà des Roms, dites-vous que la question sécuritaire est malsaine ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ne tournons pas autour du pot : la question de la sécurité publique est cruciale. Mais ce n'est pas la sécurité que le gouvernement améliore. Depuis les problèmes du mois de juillet (affaire Bettencourt, chèque du bouclier fiscal), il a cherché une diversion. Cela n'a pas marché , et comme ça arrive souvent, il a désormais deux problèmes sur les bras : ceux d'avant la diversion et ceux que pose la diversion elle-même. Avec cette mise en scène immigration-sécurité-Roms, l'ambiance est à la caricature dans tous les sens. Or quand on est dans la caricature, on ne peut plus traiter sereinement les grandes réformes (comme le dossier vital des retraites), qui exigent un minimum de &quot;paix des braves&quot;, de compréhension réciproque entre pouvoir et opposition.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Quelle politique défendez-vous en matière de sécurité ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Je suis partisan de refonder du tout au tout les politiques de sécurité sur deux points : le retour de l'Etat dans les zones de non-droit, et pas seulement de l'Etat police mais de l'Etat service public. Il y a beaucoup de leçons à prendre de ce qu'a été la présence de la gendarmerie dans le monde rural. Et puis il faut d'urgence des internats éducatifs pour les très jeunes qui dérapent, permettant de rebâtir leur personnalité. Je suis pour plus de fermeté et plus d'éducation, beaucoup plus tôt.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Regrettez-vous d'avoir été moins agressif ces derniers mois vis-à-vis de Nicolas Sarkozy ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La question, ce n'est pas le ton. La question, c'est le fond sur lequel, depuis le premier jour, j'ai été, je suis et je serai intransigeant.  &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Propos recueillis par Martine Chevalet.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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<title>&quot;Tête brulée des Pyrénées&quot;, le Portrait de Jean Lassalle par Libération</title>
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<updated>2010-08-19T18:07:48+02:00</updated>
<published>2010-08-19T18:07:48+02:00</published>
<summary>    Libération dresse, dans son supplément de ce jour, Jeudi 19 Août 2010, un...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-2605747&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.modemdugny.com/media/00/00/728114568.jpg&quot; alt=&quot;jean lassalle.jpg&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Libération dresse, dans son supplément de ce jour, Jeudi 19 Août 2010, un portrait de Jean Lassalle, Fondateur et Vice président du Mouvement Démocrate, député des Pyrénées-Atlantiques.&lt;br /&gt; Retrouvez le portrait intitulé &quot;Tête brulée des Pyrénées&quot; paru ce jour sur cet élu de terrain, Homme de coeur et de convictions et défenseur des populations de montagne à travers le Monde.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Source &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/&quot;&gt;libération.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;par Christophe Forcari&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean Lassalle tonne et détonne. La voix d’abord, qui roule les cailloux posés au fond du ruisseau, celui qui parcourt le lit de sa vallée et son village natal de Lourdios-Ichère&amp;nbsp;(Pyrénées-Atlantiques), dont il est maire depuis&amp;nbsp;1977. La silhouette ensuite, longue à n’en plus finir, le visage taillé au couteau, et une coupe en brosse, plus par facilité que recherche de style, de mode ou d’élégance, qui ne le préoccupe d’ailleurs que fort peu. Le béret basque posé sur la tête à la première occasion. Rien à voir avec l’allure «moderne» des jeunes premiers de la politique, ces louveteaux aux dents aiguisées et stars montantes de la scène publique. Rien à voir non plus avec le style vieille France - costume strict et cravate de bon ton - des notables établis, cultivé par la majorité des députés. Et puis un regard. Qui vous vrille, qui ne vous lâche pas, qui cherche autant la compréhension que la franchise dans celui de son interlocuteur. Sans tricherie. L’homme de la verte vallée pyrénéenne ne dissimule pas. &lt;em&gt;«Ce type est un ovni. Il est imprévisible»,&lt;/em&gt; dit de lui un député qui l’a bien connu au temps du groupe&amp;nbsp;UDF, alors sous la houlette de François Bayrou, le chef de bande.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot;&gt;&lt;strong&gt;«Héros de Kipling»&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean Lassalle, député de la 4 &lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; circonscription des Pyrénées-Atlantiques, natif d’un village coincé entre la vallée d’Aspe et celle de Barétous, au cœur du Béarn, se classe parmi les atypiques. &lt;em&gt;«Pas excentrique»,&lt;/em&gt;précise-t-il, mais &lt;em&gt;«centriste de l’extrême»,&lt;/em&gt;ultime député à être resté fidèle à François Bayrou. &lt;em&gt;«C’est le dernier homme des temps héroïques»,&lt;/em&gt; le salue un soir le patron du Modem, à l’issue d’une université d’été du parti.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le leader centriste aurait pu ajouter que Jean Lassalle ignore tout du sens de la mesure. &lt;em&gt;«Il tient de l’antique. Il est à la fois le preux chevalier, le Robin des&amp;nbsp;bois et un peu aussi Don&amp;nbsp;Quichotte, l’homme seul qui croit pouvoir changer le monde»,&lt;/em&gt; poursuit son ami de plus de trente ans, un vrai pour le coup. François Bayrou ouvre le Petit&amp;nbsp;Robert à portée de sa main et lit les quatre définitions du mot «héros»&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«Eh bien, vous voyez, Jean Lassalle correspond parfaitement. Il mène des combats qui, pour un esprit classique et rationnel, peuvent paraître déraisonnables. Le héros n’emprunte jamais les chemins ordinaires.»&lt;/em&gt; Il n’est pas rare que les deux Béarnais échangent au téléphone dans leur langue, parfois même devant des témoins quelque peu interloqués.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;«Quand il parle, la sève monte du sol jusqu’à sa bouche»,&lt;/em&gt; commente à son tour André Chassaigne, le député communiste du Puy-de-Dôme. Un ami avec qui Jean Lassalle avait pris l’habitude de saucissonner, autour d’une bouteille de vin de pays, le dimanche soir, au retour de leur circonscription respective. Ils se retrouvaient dans l’un ou l’autre de leurs bureaux, à l’Assemblée nationale, avant d’entamer la semaine parlementaire. L’Auvergnat a même fait le déplacement dans les Pyrénées au moment des fenaisons. &lt;em&gt;«Quoi qu’il arrive, je le défendrai toujours quand il est attaqué pour son côté décalé et excessif»,&lt;/em&gt; poursuit l’élu, venu comme son homologue d’une région de montagne en voie de désertification. &lt;em&gt;«C’est un homme de son terroir, de sa vallée, un être humain dans le sens plein du terme, comme les héros de Kipling ou de Conrad, avec ses doutes, ses faiblesses et aussi sa grandeur»,&lt;/em&gt; ajoute, dithyrambique, un autre de ses collègues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le parlementaire suscite les commentaires avec excès. Et excessif, Jean Lassalle sait l’être, naturellement et sans préméditation. Par instinct. &lt;em&gt;«Je prends des décisions parce qu’elles s’imposent à moi. Je ne les conçois pas.»&lt;/em&gt; Ce grand échalas confesse avec un brin de fierté &lt;em&gt;«être capable de tout».&lt;/em&gt; &lt;em&gt;«Il a des intuitions exceptionnelles qui ne tiennent pas à la rationalité mais à des facteurs émotionnels»,&lt;/em&gt; ajoute le patron du Modem.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un héros ne saurait exister sans une épopée. Celle de ce fils de berger, un temps berger lui-même, se fonde sur trois hauts faits d’armes. Le premier remonte au 3&amp;nbsp;juin&amp;nbsp;2003. Alors que le ministre de l’Intérieur de l’époque, un certain Nicolas Sarkozy, s’apprête à prendre la parole lors de la séance des questions au gouvernement, ce jeune parlementaire- il vient seulement d’être élu aux législatives de&amp;nbsp;2002 - déplie sa longue silhouette. Depuis sa place, il entonne de sa voix de stentor le &lt;em&gt;Se canto,&lt;/em&gt; l’hymne des Pyrénéens en quelque sorte. &lt;em&gt;«Je me suis rendu compte que l’Assemblée nationale possédait une acoustique exceptionnelle»&lt;/em&gt;, en rigole-t-il encore. L’auguste hémicycle, qui en a pourtant vu d’autres, ne s’attendait pas à cela. Le futur chef de l’Etat en reste coi et, du haut de son perchoir, Bernard Accoyer marque un moment d’atermoiement, se demandant ce qui se passe. Lassalle n’a prévenu aucun collègue de son coup d’éclat. Même pas son «pays» béarnais François Bayrou. &lt;em&gt;«Quand j’ai pris ma décision, je n’en ai parlé à personne. Surtout pas à François, car il aurait essayé de me dissuader. Je me suis levé, j’étais habité»,&lt;/em&gt; raconte le député, assis à la table de la ferme familiale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;«Avec lui, la politique devient parfois un sport violent.»&lt;/em&gt; François Bayrou hausse les yeux au ciel. &lt;em&gt;«Quand il a chanté, je lui ai demandé&amp;nbsp;: &quot;Mais pourquoi as-tu fait cela alors que je suis là&amp;nbsp;?&quot; Vous savez, avoir un Lassalle à ses côtés, c’est fabuleux, mais ce n’est pas toujours facile. Et il m’a répondu&amp;nbsp;: &quot;Parce que toi seul es capable d’expliquer une telle folie&quot;»,&lt;/em&gt; poursuit, admiratif, le leader centriste. Quelques jours avant, Jean Lassalle avait pris soin de mettre en garde Nicolas Sarkozy. Sans ménagement. &lt;em&gt;«Ecoute, Sarko, tu ne veux pas m’entendre, mais un jour tu seras obligé de m’écouter. Je ne frappe jamais sans prévenir»&lt;/em&gt;, l’avait-il averti, en lui broyant l’avant-bras à la sortie de l’hémicycle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Motif de son ire, la fermeture d’une brigade de gendarmerie sur la route qui mène au tunnel du Somport dont il a été l’un des plus ardents militants. &lt;em&gt;«Avec cette chanson, j’ai voulu interpeller l’Etat tout en rappelant notre identité.»&lt;/em&gt; Le député n’a pas supporté que les pouvoirs publics ne tiennent pas leur engagement sur l’amélioration des routes qui mènent à ce tunnel, emprunté par des milliers de poids lourds en direction de l’Espagne, et que la sécurité la plus élémentaire ne soit pas assurée. Jean Lassalle n’a pas assisté à l’inauguration de ce tunnel pour lequel il avait œuvré. Aujourd’hui encore, il se refuse à l’emprunter pour aller en Espagne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le deuxième haut fait d’armes de la geste de Jean Lassalle remonte à&amp;nbsp;2006. Le 7&amp;nbsp;mars, le député s’installe dans la fameuse salle des Quatre&amp;nbsp;Colonnes, lieu ou se croisent politiques et journalistes, l’endroit le plus exposé de l’Assemblée nationale. Il entend protester contre la décision de la société japonaise Toyal de délocaliser son usine du canton d’Accous vers Lacq. Dans la vallée, cela signifie la perte de 150&amp;nbsp;emplois. Il entame alors une grève de la faim qui dure trente-neuf jours, prenant fin le 14&amp;nbsp;avril, et qui lui fait perdre 21&amp;nbsp;kilos. Il en garde encore des séquelles. Mais il a gagné. Toyal a renoncé à délocaliser son activité. &lt;em&gt;«Un soir, il m’a téléphoné en pleine nuit, vers 2 ou 3&amp;nbsp;heures du matin, pour m’annoncer sa décision de faire une grève de la faim. Il pensait tomber sur mon répondeur,&lt;/em&gt; raconte François Bayrou, &lt;em&gt;je lui ai dit qu’il fallait que nous en parlions. Le lendemain, il est venu me voir. Je savais qu’il était inutile de chercher à le dissuader. Je lui ai conseillé d’aller chercher des bouteilles d’eau. Il s’est rendu au supermarché du coin et s’est installé dans la salle des Quatre Colonnes.»&lt;/em&gt; &lt;em&gt;«&quot;Quand tu as pris une décision, ne fais jamais marche arrière&quot;, me disait mon père. J’avais tout prévu. Même la déclaration devant notaire. Au cas où…»&lt;/em&gt; raconte Lassalle. Plus tard, soucieux de restaurer des liens amicaux avec les entreprises nipponnes, il s’invitera à un voyage au Japon conduit par Alain Rousset, le président de la région Aquitaine. Le Béarnais va alors rencontrer le PDG de Toyal, avec qui il aura une longue discussion d’une tension telle que la traductrice craquera et fondra en larmes avant de quitter le bureau. &lt;em&gt;«Il me regardait dans le blanc des yeux et je n’ai jamais détaché mon regard du sien»,&lt;/em&gt; se remémore Jean Lassalle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot;&gt;&lt;strong&gt;«Fils de père humilié»&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le troisième fait d’armes, et certainement pas le moins important pour ce personnage, est d’avoir été élu en&amp;nbsp;2002 quasiment à main levée et à l’unanimité président de l’Association des populations des montagnes du monde, où siégeait, entre autres, Evo Morales, le futur président bolivien. Et qui figure aux côtés de ce dernier, sur la photo prise au balcon du palais présidentiel le jour de son investiture&amp;nbsp;? Jean Lassalle… qui a aussi connu le colonel Chávez alors que celui-ci était en prison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu’est-ce qui fait marcher Lassalle&amp;nbsp;? Qui lui donne cette volonté inflexible&amp;nbsp;? Une certaine forme d’angoisse qu’il noie dans l’action. Pendant des années, il a fait preuve d’une terrible timidité, vaincue en devenant quinze années de suite l’animateur du festival de Siros, dédié à la culture béarnaise. Un point commun avec François Bayrou, qui est venu seul à bout de son bégaiement. &lt;em&gt;«Après, j’ai voulu connaître toutes les filles de la vallée.»&lt;/em&gt; Un autre point commun est qu’ils ont perdu tous deux leurs pères très tôt. &lt;em&gt;«Ils sont tous deux les fils de pères humiliés»,&lt;/em&gt; note un proche des deux hommes. La mère de Jean Lassalle raconte comment, après la mort du père, l’exploitation agricole a connu des heures noires et comment les regards des habitants de Lourdios-Ichère se sont faits un peu plus lourds, voire méprisants, vis-à-vis de Jean, de son frère et de ses deux sœurs. Pour l’heure, il nous quitte pour aller nourrir les cochons, des pies&amp;nbsp;noirs du pays basque, que sa femme engraisse, avant de confier à un spécialiste le soin de les transformer en salaisons qu’elle ira vendre sur le marché et que le député partagera, un soir au retour de sa vallée, avec son copain le coco, Chassaigne. Pour aller aux cochons, il a coiffé son béret basque.&lt;/p&gt; 
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<title>Libération de la région parisienne</title>
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<updated>2010-07-05T21:07:45+02:00</updated>
<published>2010-08-16T21:06:00+02:00</published>
<summary>  La cérémonie commémorant le 66ème anniversaire de la libération de la...</summary>
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&lt;p&gt;La cérémonie commémorant le 66ème anniversaire de la libération de la région parisienne et de Dugny se déroulera le&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;vendredi 27 août&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;à 17h&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;place du 16-août-1943&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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<name>MoDem Dugny</name>
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<title>&quot;La délinquance ne connaît pas les étiquettes politiques, elle prospère partout où l'Etat renonce à exercer son autorité &quot; selon Marc Fesneau</title>
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<updated>2010-08-16T18:05:43+02:00</updated>
<published>2010-08-16T13:45:00+02:00</published>
<summary>       Une nouvelle fois, Monsieur Estrosi a cru bon de se distinguer et...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-2601809&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.modemdugny.com/media/01/00/691268318.jpg&quot; alt=&quot;marc fesneau.jpg&quot; name=&quot;media-2601809&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une nouvelle fois, Monsieur Estrosi a cru bon de se distinguer et voulu faire diversion en accusant explicitement les maires de laxisme, de refus de coopération et d'incompétence en matière de lutte contre la délinquance.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'on serait tout d'abord enclin à lui rappeler que, Ministre de l'Industrie, il est d'abord et avant tout, comptable de ce secteur d'activité et que l'on aimerait qu'il explique pourquoi la France a perdu, en 2009, 322 000 emplois salariés, dont 173 000 dans l'industrie, secteur dont il a théoriquement la charge. Il serait utile qu'il déploie son énergie à être efficace dans le domaine qui relève de sa responsabilité plutôt qu'à de vaines déclarations.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En agissant ainsi, c'est tous les élus qu'il tente de montrer du doigt, tous ceux qui chaque jour, avec des moyens trop souvent dérisoires, luttent contre toutes les formes de délinquance, des plus quotidiennes aux plus graves. Doit-on rappeler à Monsieur Estrosi que la mission première d'un Etat, ce qui le définit même en partie, c'est sa capacité à défendre ses populations et à être garant de l'ordre&amp;nbsp;? Et qu'en conséquence, les collectivités locales viennent en appui et non en remplacement de l'Etat, ce d'autant que ce même Etat leur demande de faire, chaque jour, des économies. Et que c'est donc l'échec patent de toute une politique nationale menée depuis de très nombreuses années que l'on voit s'étaler sous nos yeux : développement de trafics à grande échelle qui entretiennent la violence, nouvelles formes de délinquances urbaines et rurales, zones de non-droit&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; .Les faits de violences urbaines dans les villes gouvernées par les propres amis de Monsieur Estrosi démontrent, comme si besoin en était, que la délinquance ne connaît pas les étiquettes politiques, elle prospère partout où l'Etat renonce à exercer son autorité ou lorsqu'il est inefficace. C'est aujourd'hui la situation de notre pays.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce ne sont pas les élus qui ont besoin d'être interpellés par le gouvernement, ce sont les délinquants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce ne sont pas les élus qu'il faut condamner, ce sont ceux qui, chaque jour, commettent des faits délictueux en toute impunité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce ne sont pas des mots qu'attendent les habitants de nos villes et de nos villages, ce sont des actes et des moyens concrets. La politique de sécurité n'a pas plus besoin de déclarations intempestives et de manœuvres de diversion que de naïveté ou de résignation.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ces deux postures sont nuisibles et inefficaces et le Mouvement démocrate les rejette avec la même force au nom de ceux qui pâtissent depuis des années de ces échecs successifs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr size=&quot;1&quot; noshade=&quot;noshade&quot; /&gt; 
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<title>Cérémonie du 16-août</title>
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<updated>2010-07-05T21:04:01+02:00</updated>
<published>2010-08-07T21:02:00+02:00</published>
<summary>  La cérémonie commémorant le 67ème anniversaire du bombardement du 16 août...</summary>
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&lt;p&gt;La cérémonie commémorant le 67ème anniversaire du bombardement du 16 août 1943 se déroulera le&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;lundi 16 août&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;à 17h&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;place du 16-août-1943&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Infos média</title>
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<updated>2010-07-07T20:04:48+02:00</updated>
<published>2010-07-07T20:04:48+02:00</published>
<summary>    François Bayrou sera l'invité du Grand Rendez-vous d'Europe 1/...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-2548922&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.modemdugny.com/media/01/00/993315549.2.jpg&quot; alt=&quot;FB 160907.jpg&quot; /&gt;&lt;strong&gt;François Bayrou sera l'invité du Grand Rendez-vous d'Europe 1/ Aujourd'hui en France, dimanche 11 juillet à 10h.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Affaire Woerth/Bettencourt : pour François Bayrou, &quot;on a une crise économique et sociale, elle est aussi morale et politique&quot;</title>
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<updated>2010-07-07T20:05:22+02:00</updated>
<published>2010-07-07T20:03:00+02:00</published>
<summary>       François Bayrou était l'invité ce mercredi RTL. Il a réagi suite à...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-2548921&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.modemdugny.com/media/00/02/993315549.3.jpg&quot; alt=&quot;FB 160907.jpg&quot; name=&quot;media-2548921&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;François Bayrou était l'invité ce mercredi RTL. Il a réagi suite à l'interview d'Eric Woerth sur TF1 dans le cadre de l'affaire Bettencourt.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vincent Parizot : Bonjour Monsieur Bayrou.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; François Bayrou : Bonjour. &lt;strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt; V.P : Eric Woerth s'est donc défendu, on va dire, avec véhémence hier soir sur TF1, est-ce qu'il vous a convaincu ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;F.B : J’ai trouvé qu’il y avait dans cette émission quelque chose d’impressionnant et aussi d’un peu tragique. C’était un homme blessé, c’est vrai, avec, je crois, un fond de sincérité, une tête d’honnête homme et qui ne voyait, ce qui crève pourtant les yeux de tout le monde, c’est-à-dire la situation absolument inextricable dans laquelle il s’est mis. Et il ne voyait pas tout ce que les Français sentent, c’est-à-dire qu’il est impossible d’avoir une responsabilité comme celle de ministre du budget, c’est-à-dire, des impôts, avec des liens familiaux, personnels avec le premier ou la première contribuable française. Il ne voyait pas ce qu’il y avait de très dur pour les Français, à imaginer que le bouclier fiscal fasse que l’on rembourse à Madame Bettencourt 30 millions d’euros. Il ne voyait pas ce que la crise politique était en train de faire naître en France. Il croyait que c’était le Parti Socialiste qui l’agressait et moi je crois que c’est beaucoup plus large que cela. Bref, il y avait quelque chose d’un peu tragique dans le fossé qui s’est creusé ainsi entre des responsables politiques, gouvernants de premier plan et la réalité du pays.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;V.P : « Je ne démissionnerai pas, je n’ai rien fait d’illégal, je vous dis droit dans les yeux », a-t-il dit hier soir, est-ce que cette position vous paraît tenable ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; F.B : Encore une fois, ça m’a paru sincère. Est-ce que, pour autant, c’est acceptable ? La question qui se pose, ça n’est pas tant ce qu’Eric Woerth a fait, dont on aura, j’imagine, des enquêtes un jour, des indications ou des preuves… La question, c’est : Quand on est dans une situation de responsabilité de l’Etat, comme celle où est Eric Woerth, est-ce qu’on peut être soupçonné d’avoir un lien d’intérêt avec ceux dont on a la responsabilité de poursuivre les actes et les agissements s’ils en viennent à être illégaux, ce que l’on constate tous les jours. C’est ça la question. Et c’est une question, et vous le voyez, qui touche à la manière dont on gouverne la France, et qui doit donc nous faire nous poser des questions sur la manière dont on gouverne la France. Et c’est inimaginable de penser que la France s’enfonce dans cette impasse, alors que toutes les démocraties du monde, depuis longtemps, ont résolu ces conflits d’intérêts en disant : « C’est acceptable, nous ne l’accepterons pas ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;V.P : Vous dites qu’il ne peut pas rester dans cette situation, ça veut dire que vous attendez sa démission ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; F.B : Non. Je n’ai pas dit ça et je n’ai pas l’intention de me ranger au nombre de ceux qui crient « démission, démission ». Parce que ça n’est pas seulement la question d’un homme. Et c’est pourquoi il est juste de dire que c’est au président de la République de prendre les décisions qu’il faut de faire les déclarations qu’il faut, c’est lui qui est en situation de responsabilité. Ce que je dis, c’est que nous avons un problème qui touche aux valeurs du projet politique qui est en train d’être mis en place, et ça n’est pas d’aujourd’hui que je le dis, comme vous le savez, j’ai écrit un livre sur ce sujet précisément qui s’appelait «&amp;nbsp;Abus de Pouvoir&amp;nbsp;» et qui était la dénonciation, ou en tout cas l’éclairage de ce qu’il y avait d’impossible pour la France d’avoir une trop grande intimité entre le monde de l’argent et le monde du pouvoir politique. Deuxièmement, on a un problème qui est un problème d’institutions et il faudra bien aussi que l’on en parle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;V.P : Il y a quelques jours vous disiez voir dans cette affaire Woerth la « marque du système Sarkozy ». Ségolène Royal, hier soir, a donné sa vision de ce système Sarkozy, je la cite : « Système corrompu qui mélange l’argent public et l’argent privé, qui a perdu tout sens de l’intérêt général ».&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; F.B : Alors, je ne reprends pas ces mots-là, je m’exprime avec les miens. Je ne crois pas que le principal problème soit un problème de corruption. Je crois que le principal problème est un mélange entre l’intérêt public et des intérêts privés. Autrement dit, quand une décision publique est prise, ce sont des intérêts privés qui, trop souvent, font pression, qui d’ailleurs le font quasi à visage découvert, se promenant dans les antichambres du pouvoir en revendiquant un rôle d’influence. Et deuxièmement, il y a depuis le début du projet politique que Nicolas Sarkozy et sa majorité mettent en place, il y a depuis le début une place à mes yeux excessive accordée à l’argent dans le système de valeurs de la France. C’est sans précédents et, selon moi, c’est contraire à ce que l’Histoire de la France a fait et voulu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;V.P : Alors, vous avez entendu aussi ce que dit la majorité qui dénonce le populisme dans cette affaire, « Halte au feu ! » ont même lancé en fin de semaine dernière Simone Veil et Michel Rocard, dans une tribune du Monde. Est-ce que là non plus, on n’est pas en train de jouer, on va peut-être employer les grands mots, la démocratie, mais on le disait tout à l’heure, dans cette affaire, il y a quand même pas beaucoup de preuves pour l’instant.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; F.B : Oui, mais la démocratie, c’est d’abord un certain nombre de principes. Et ces principes ne sont pas respectés. Et que les hommes et les femmes qui sont en responsabilité ne le voient pas, c’est là qu’est le crève-cœur. C’est là qu’est le problème et la question. C’est que visiblement, hier soir, Eric Woerth ne voyait pas de quoi il s’agissait. Et il était humainement émouvant, mais politiquement, c’était impressionnant de voir à quel point c’était loin de la réalité. Et deuxièmement, parmi ces principes qu’il convient de défendre, il y a celui de la liberté de la presse. Il y a celui de l’expression d’une presse libre, qui est le seul moyen pour que les citoyens voient se soulever le couvercle qui est étroitement vissé sur le monde clos du pouvoir. Et donc, de ce point de vue-là, j’étais à l’Assemblée hier après-midi, c’était une séance attristante. Avec les doigts pointés d’une moitié de l’hémicycle sur l’autre, les uns qui disaient : « Vous avez l’affaire Bettencourt », les autres qui disaient « Vous avez des affaires à Marseille et à Paris », et on avait l’impression que c’était un cloaque qui était ainsi en train de s’ouvrir. Tant que vous aurez ce genre de simplisme de la vie politique française, alors, en effet, vous servirez ceux qui n’ont pas pour la Démocratie des sentiments de respect.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;V.P : Il y a urgence pour le Président à s’exprimer ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; F.B : Il y a urgence pour le président à s’exprimer, on avait une crise économique, on avait une crise financière, on a une crise qui a des aspects sociaux, on a une crise morale et on a une crise politique maintenant. S’il n’y a jamais eu un moment où le Président de la République, qui est la clé de voûte de tout cela doit s’exprimer, c’est en effet maintenant. Mais ça ne suffira pas, parce qu’il faudra des décisions. Et ces décisions, pour moi, elles touchent à la manière dont la 5ème République a organisé le pouvoir absolu. C’est exactement ce qu’on a sous les yeux, quand vous êtes dans le pouvoir absolu vous avez un sentiment d’impunité qui vous empêche de saisir la réalité comme elle est, d’en tenir compte et au fond de réformer vos attitudes. Et donc, c’est là qu’il faudra porter la décision et la réflexion.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;V.P : En tout cas, vous attendez le président rapidement ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; F.B : Il le faut.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lien(s) : &lt;a title=&quot;RETROUVEZ ICI LE PODCAST DE L'ÉMISSION&quot; href=&quot;http://www.rtl.fr/fiche/5944442060/francois-bayrou-il-y-a-urgence-pour-le-president-sarkozy-a-s-exprimer.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;RETROUVEZ ICI LE PODCAST DE L'ÉMISSION&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Nomination à la tête de France Télévisions</title>
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<updated>2010-07-05T13:57:39+02:00</updated>
<published>2010-07-05T13:57:00+02:00</published>
<summary>       François Bayrou a estimé ce lundi que le choix &quot;directement et...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-2545851&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.modemdugny.com/media/01/01/1280026611.jpg&quot; alt=&quot;FB.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;François Bayrou a estimé ce lundi que le choix &quot;directement et personnellement&quot; par Nicolas Sarkozy de Rémy Pflimlin pour prendre la tête de France Télévisions était &quot;un processus profondément malsain&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;En dehors de tout jugement sur l'homme et son parcours professionnel, la nomination du président de France Télévisions directement et personnellement par le président de la République est un processus profondément malsain&quot;, a affirmé François Bayrou ajoutant que &quot;l'audiovisuel public n'aurait pas dû accepter d'être présenté ainsi comme une filiale du pouvoir car, contrairement à ce qu'on nous raconte, il n'appartient pas à l'Etat et encore moins au pouvoir&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est un &quot;retour en arrière pour la France&quot;, a-t-il encore rappelé, &quot;c'est un abus de langage que de prétendre que l'Etat +est l'actionnaire+. En vérité, l'audiovisuel public appartient à tous les Français qui en assurent le financement par la redevance. C'est pourquoi comme dans toutes les démocraties du monde, le premier responsable de l'audiovisuel public devrait être désigné en dehors du pouvoir&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour François Bayrou, &quot;la procédure mise en place par la majorité actuelle a, en réalité, affaibli le président de France Télévisions comme elle a affaibli les responsables de Radio France en exposant chacune de leur décision, fondée ou pas fondée, au soupçon de favoritisme et de complaisance&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Il est impossible, à l'issue d'une nomination de cet ordre, de ne pas être soupçonné d'être une courroie de transmission&quot;, a-t-il ajouté, concluant que &quot;lorsque viendra le jour d'une nouvelle époque politique en France, ce sera une des premières décisions à prendre que de rendre aux Français une télévision publique indépendante et pluraliste&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Université de rentrée 2010 : les inscriptions sont ouvertes !</title>
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<updated>2010-07-02T19:13:44+02:00</updated>
<published>2010-07-02T19:13:44+02:00</published>
<summary>   La prochaine université de rentrée du Mouvement Démocrate se déroulera les...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La prochaine université de rentrée du Mouvement Démocrate se déroulera les 24, 25 et 26 septembre 2010 sur la presqu'île de Giens (Var).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vous pouvez dès maintenant vous inscrire sur le site Internet de l'université de rentrée&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://ur2010.mouvementdemocrate.fr/&quot;&gt;en cliquant ici !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;gris&quot;&gt;Lien(s) :&lt;/span&gt; &lt;a title=&quot;CLIQUEZ ICI POUR VOUS INSCRIRE !&quot; href=&quot;http://ur2010.mouvementdemocrate.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;CLIQUEZ ICI POUR VOUS INSCRIRE !&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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